03 juillet 2009
Entré en piste des pennipattes acrobates !
Toujours à Messimy (Rhône), sur les bords ombragés du Garon … Les Agrions à
larges pattes, ou Pennipattes bleuâtres (Platycnemis pennipes),
répètent à deux quelque numéro de cirque … ou bien font ils autre chose
?
Messimy (69) - 24 mai 2009 - 180mm F8 au 1/180ème - 200 iso - Légèrement recadrée
Messimy (69) - 24 mai 2009 - 200mm F8 au 1/350ème - 200 iso - Légèrement recadrée
02 juillet 2009
La vie est éphémère …
Messimy (69) - 24 mai 2009 - 300mm F8 au 1/180ème - 200 iso - Flash - Légèrement recadrée
Les éphéméroptères (Ephemeroptera) sont un ordre d'insectes (sous-classe des ptérygotes, section des paléoptères).
Les éphéméroptères sont apparus au Carbonifère, il y a environ 280 à 350 millions d'années. Ce sont les plus anciens insectes ailés de la planète qui survivent encore aujourd'hui. On considère ces insectes aux téguments mous et au vol médiocre comme des insectes à caractères primitifs. Le fait de ne pas pouvoir rabattre leurs ailes sur leur corps en est un exemple (paléoptères).
Caractéristiques
- taille : 3 à 40 mm (sans les cerques)
- ailes finement nervurées et rigides, tendues à la verticale au repos (ne pouvant pas se replier en arrière au repos), avec absence d'ailes postérieures chez certaines espèces. Les ailes sont transparentes et parfois jaunâtres ou brunâtres, voire brillantes. Elles sont ornées d'une tache sur leur bord avant à l'extrémité de l'aile (Pterostigma). La première paire d'aile est plus longue chez les mâles.
- ailes antérieures ne recouvrant jamais les ailes postérieures.
- antennes petites, composés d'articles courts et épais, prolongés par une soie fine.
- pièces buccales broyeuses chez les larves (l'adulte ne se nourrit pas, ne se consacrant qu'à la reproduction, autour de l'eau douce où on les voit surtout en fin d'après midi. Il meurt rapidement d'où son nom "éphémère").
- deux ou trois longs cerques multiarticulés, avec parfois un long filament caudal entre les cerques.
- développement de type hémimétabole.
Les mâles ont les pattes antérieures plus longues que celles des femelles,
présentant des forceps à l'extrémité de l'abdomen.
Les imagos
(adultes) ont une vie brève, uniquement consacrée à la reproduction. Ils ne se
nourrissent pas et n’ont d’ailleurs pas de tube digestif.
Les larves, quelquefois appelées pataches, sont aquatiques. Elles vivent un,
deux ou trois ans, et passent par un stade final intermédiaire le subimago qui
ressemble beaucoup au stade adulte, mais ne dure que quelques jours ou quelques
heures.
Répartition
On les trouve partout où de l'eau douce et oxygénée est durablement présente. Au milieu des années 1980, on connaissait environ 2000 espèces dans le monde, dont 25% en Amérique du nord (200 en Europe, 125 en Australie)
Menaces]
Les éphémères font partie des insectes qui ont fortement régressé depuis une cinquantaine d'années, probablement suite à la dégradation de la qualité de l'eau et à la pollution générale de l'environnement par les pesticides. Jusqu'au milieu du XXe siècle, ils étaient partout présents en essaims de millions d'individus à proximité des eaux douces, obligeant parfois à couper quelques jours les routes longeant les cours d'eau, par exemple la haute Seine, l'accumulation des corps provoquant des accidents de la route.
Par contre, au Québec, dans la période du mois de Mai à Juillet, on en dénombre plusieurs milliards près des cours d'eau. Ils sont si nombreux, qu'ils nuisent à la visibilité routière et ensevelissent le sol lorsqu'ils meurent. Ils vont même jusqu'à obstruer les unités de condensation et de climatisation sur les toits des immeubles à proximité, réduisant leur rendement et en obligeant un nettoyage.
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ephemeroptera
01 juillet 2009
Hello les Virgo !
Petite visite à mes belles demoiselles dans les coteaux du Lyonnais du côté de Messimy (Rhône), sur les rives du Garon, rivière à caractère torrentielle.
Fidèles au rendez-vous, les Caloptéryx vierges (Calopteryx virgo) enchantent les berges ombragées de leur vol papillonant. Un délice pour le regard, un casse-tête pour le photographe car l' alternance de zones ombragées et de haute lumière est un véritable piège pour la mesure de l'exposition. Pour le contre-jour du mâle, je n'ai pas hésité à recourir au flash pour éclairer l'odonate, sinon nous aurions eu droit à une belle silhouette sombre sur fond clair !
Messimy (69) - 24 mai 2009 - 300mm F8 au 1/350ème - 800 iso - Légèrement recadrée
Messimy (69) - 24 mai 2009 - 300mm F8 au 1/180ème - 200 iso - Flash - Légèrement recadrée
En France, deux sous-espèces sont visibles. Au nord de la Loire et des Alpes, on trouve virgo, caractérisé par la base et l'apex de l'aile plus clairs, comme délavé. Au sud d'une ligne Caen-Genève, on trouve meridionalis, qui se caractérise par la base des ailes hyaline (la délimitation de cette zone hyaline est nette) et un apex coloré. C'est notamment le cas ici.
30 juin 2009
Un gomphe vraiment très gentil !
Dans la zone naturelle protégée de Montagny, cette femelle de Gomphe gentil (Gomphus pulchellus) a bien voulu prendre aimablement la pose.
Ce gomphe préfère se poser au sol, ce qui oblige le photographe a se mettre
à genou, voir à se coucher dans l'herbe humide. Ah, ce n'est pas drôle tous les
jours la vie de photographe odonatologue
!
Montagny (69) - 19 mai 2009 - 180mm F8 au 1/250ème - 200 iso - Non recadrée
Montagny (69) - 19 mai 2009 - 180mm F8 au 1/250ème - 200 iso - Non recadrée
Montagny (69) - 19 mai 2009 - 180mm F8 au 1/250ème - 200 iso - Non recadrée
29 juin 2009
Flying bombyle
Retour dans mon jardinet de St Genis Laval, où je me suis amuser à photographier ce Grand bombyle (Bombylius major) même en vol, et sans autofocus bien sûr ! Pour mémoire, il s’agit d’un diptère (=mouche) et non d’un hyménoptère (=abeille).
St Genis Laval (69) - 16 mai 2009 - 300mm F8 au 1/250ème - 200 iso - Recadrée
St Genis Laval (69) - 16 mai 2009 - 300mm F8 au 1/350ème - 200 iso - Recadrée
26 juin 2009
Libellula depressa : Mme pond, M. veille !
A Montagny, dans les prairies humides de la zone naturelle protégée, toujours le 16 mai …
Libellule déprimée mâle (Libellula depressa) surveillant la zone de ponte …
Montagny (69) - 16 mai 2009 - 300mm F8 au 1/180ème - 200 iso - Non recadrée
Libellule déprimée femelle (Libellula depressa) pendant la ponte : elle vole sur place, l'abdomen touche l'eau de façon furtive plusieurs fois de suite.
Montagny (69) - 16 mai 2009 - 300mm F8 au 1/250ème - 800 iso - Non recadrée
Montagny (69) - 16 mai 2009 - 300mm F8 au 1/350ème - 800 iso - Non recadrée
Libellule déprimée mâle (Libellula depressa) sur son perchoir …
Montagny (69) - 16 mai 2009 - 300mm F8 au 1/250ème - 400 iso - Non recadrée
Montagny (69) - 16 mai 2009 - 220mm F8 au 1/250ème - 400 iso - Non recadrée
Montagny (69) - 16 mai 2009 - 300mm F8 au 1/250ème - 200 iso - Non recadrée
25 juin 2009
Nouvelle coche !
Nouvelle coche « lépidoptèriologique » : le Damier de la succise (Euphydryas aurinia).
Si cette espèce est assez variable, ses ailes plutôt étroites, par rapport à celles de ses congénères, sont caractérisées par une jolie mosaïque orange roussâtre, jaune chamoisé et brun. Le verso a des dessins semblables, aussi attrayants, mais atténués. Le damier de la succise est un papillon assez indolent qui reste sur les plantes basses pour se réchauffer au soleil, les ailes ouvertes - caractéristique qui facilite son observation. La femelle est généralement plus grande que le mâle. Affectionne les lieux herbus, souvent en terrain marécageux, mais également les pentes sèches et les tourbières jusqu'à 2000 m. Période de vol : Mai-Juin. (Nature en poche - Larousse).
Ce papillon est protégé au niveau national.
Montagny (69) - 16 mai 2009 - 300mm F8 au 1/350ème - 200 iso - Recadrée
24 juin 2009
Quadrimaculata : risque d’overdose ?
J'ose espérer ne pas lasser les lecteurs avec ces anisoptères qui sont
actuellement très présents sur mes lieux d'investigations
!
Toujours dans mes prairies du plateau mornantais, au sud-ouest de Lyon, en cette mi-mai 2009 …
Montagny (69) - 16 mai 2009 - 240mm F8 au 1/500ème - 200 iso - Non recadrée
Montagny (69) - 16 mai 2009 - 240mm F8 au 1/350ème - 200 iso - Non recadrée
Montagny (69) - 16 mai 2009 - 240mm F8 au
1/500ème - 200 iso - Non recadrée
Mais profitons du moment pour une petite leçon d'identification sexuelle …
oh, rien de scabreux, je vous rassure
!
Tout d'abord un grand merci à Cecile, Marc et Florence du site “Odonates costarmoricains” pour les précieux renseignements sur l'identification sexuelle des libellules à quatre taches, que je reprend ici dans un plagiat volontaire et assumé.
Répandue et abondante dans la majeure partie de son aire, qui s'étend de l'Eurasie tempérée à l'Amérique du Nord, Libellula quadrimaculata a un corps uniformément brun translucide et les quatre taches aux nodus des ailes permettent de reconnaître facilement cette espèce. L'abdomen est effilé avec le tiers apical noir sur S6 à S10, bordé finement de jaune sur S4 à S8. Contrairement aux libellules déprimées et fauve, l'abdomen est non pruineux chez le mâle. Seuls les cercoïdes, relativement longs chez les deux sexes, permettent de distinguer le mâle de la femelle : chez le mâle, ils sont écartés. Oui, mais il faut vraiment avoir l'oeil !
Pour les femelles, les cercoïdes sont écartés à leur base et se rapprochent à leur extrimité et le neuvième segment abdominal dispose d'un trait jaune. Je peux donc moi aussi confirmer ce critère mis en exergue par les auteurs du site “Odonates costarmoricains”.
Pour les mâles, les cercoïdes sont rapprochés à leur base et divergent à leur extrimité et le neuvième segment abdominal ne dispose pas d'un trait jaune. Là aussi, confirmation du critère mis en exergue par les auteurs du site “Odonates costarmoricains”.
23 juin 2009
Lycène de mai, lycène en beauté !
Je commence à « ramer » pour trouver des titres à mes articles, et vous m’en voyez désolé … avec plus de 400 posts, l’inspiration vient à manquer !
Heureusement, côté photo, mes sujets continuent à m’inspirer, surtout quand ils posent sur un beau bouton d’or avec un beau fond uni …
Il n’est pas évident d’identifier un papillon avec le seul verso. Il s’agit toutefois ici d’un Azuré commun ou Azuré de la bugrane (Polyommatus icarus), un grand classique !
C'est l'un des papillons les plus communs dans nos régions et il fréquente la plupart des prairies naturelles et semi-naturelles. Localement, les bonnes années, il peut même être très abondant. Malgré une certaine variabilité, la plupart des mâles ont un recto bleu nuancé de violet. Celui de la femelle est brun, avec des macules orange et une sulfurisation bleu-violet à la base des ailes d'étendue variable. Le revers des deux sexes est gris-brun avec des macules oranges et des points noirs cernés de blanc. Se rencontre dans une grande variété de lieux, de la plaine jusqu'à plus de 2000 m, partout où ses plantes-hôtes abondent. Plantes hôtes : Lotier, Fabacées. Vol : Avril à octobre, en générations successives. (Nature en poche - Larousse)
Montagny (69) - 16 mai 2009 - 300mm F8 au 1/500ème - 200 iso - Non recadrée
Montagny (69) - 16 mai 2009 - 200mm F8 au 1/500ème - 200 iso - Non recadrée
22 juin 2009
Coenagrion puella, l’agrion jouvencelle
Comme l'agrion élégant, l'Agrion jouvencelle (Coenagrion puella) est l'un des odonates les plus abondants et les plus répandus en Europe. Donc il n'est pas étonnant de le retrouver ici, dans ces prairies de Montagny. On reconnaît les mâles au U noir sur S2 , aux lignes latérales de l'abdomen, aux bandes antéhumérales complètes et aux segments 3 à 5 annelés de noir sur le cinquième de leur surface. Les femelles typiques sont vertes ou vert-bleuâtres parfois et se distinguent par la bordure postérieure du pronotum (trilobé en forme d'accolade).
Montagny (69) - 16 mai
2009 - 180mm F8 au 1/350ème - 200 iso – Recadrée
![[Dans mon jardin] - In my garden](http://storage.canalblog.com/34/04/349287/18597223_q.jpg)




































