A la découverte des orchidées de la Drôme : l'Ophrys de la Drôme
C'était mon second objectif de la saison, l'Ophrys de la Drôme (Ophrys drumana) !
Cette espèce, protégée sur le plan national, est endémique du sud-est de la France. En Rhône-Alpes, elle ne se trouve que dans la Drôme, l'Ardèche et l'Isère.
Biotope : De pleine lumière à mi-ombre ; pré-bois, pelouses, friches, sur calcaire et marnes, jusqu'à 1000 m.
Description : Plante élancée, 10 à 25 cm de hauteur, avec de nombreuses (4 à 12) petites fleurs à périanthe rose, rarement blanc. Labelle assez petit (long de 11 mm en moyenne), plutôt étroit, plan à légèrement cambré, brun rougeâtre. Appendice petit, mais large, inséré dans une petite échancrure.
Etymologie : De la Drôme.
Drôme (26) - 7 mai 2011
Source : SFO Rhône-Alpes
A la découverte des orchidées de la Drôme : l'Ophrys mouche
Ophrys mouche (Ophrys insectifira) -Fly orchid
Je vous propose une promenade orchidophile dans l'un des plus beaux "spots" de France, sur les contreforts occidentaux du Vercors.
Pour débuter, je vous présente une nouvelle coche pour moi : l'Ophrys mouche (Ophrys insectifera).
En Rhône-Alpes, cette espèce est commune à l'Est du couloir rhodanien, mais curieusement absente à l'ouest. Son nom provient du latin insecta et de fero (je porte). On la trouve de pleine lumière à mi-ombre, pelouses, prés-bois, sur calcaire, jusqu'à 1400 m.
Description : Plante élancée, 20 à 70 cm de haut. 4 à 10 fleurs moyennes en inflorescence lâche ; sépales verts ; pétales linéaires courts, bruns ; labelle trilobé, brun, le central échancré, avec une macule centrale bleue. Gynostème à bec court ; loges des pollinies rougeâtres.
Drôme (26), 7 mai 2012
Source : SFO Rhône-Alpes
Le défilé du 1er mai
Orchis mâle (Orchis mascula) - Salep orchid, Early purple orchid
St Julien sur Bibost (Rhône), Crêt d'Arfoux, 1er mai 2012
L'habit ne fait pas le moine !
Oh, un ascalaphe blanc à la Combe Chanson (Loire) ! Ne serait ce point l'Ascalaphe blanc (Libelloides lacteus) ?
Chic alors, une nouvelle coche !!!
Tss, tss ... je sais que vous n'allez pas vous laisser berner si facilement ... comme moi, vous savez que la couleur n'est pas un critère d'identification fiable !
L'ascalaphe blanc est bien, comme son nom l'indique, un ascalaphe de couleur blanc. Mais regardons d'un peu plus près les critères d'identification ...
- Tache sombre à la base des ailes postérieures : ok
- Tache tronquée au 2/3 de la longueur de l'aile : ko
- Couleur générale blanche : ok
2 critères sur 3, est ce suffisant ? Dans le doute, regardons la carte de répartition et aussi son habitat. Bizarre, Libelloides lacteus n'est pas connu dans la Loire : une découverte ?
Son aire de répartition est la suivante :
Est méridional. La limite Nord connue est le Queyras dans les Hautes-Alpes et le Haut-Diois dans la Drôme.
Découvert récemment dans le Vercors. L'essentiel de la population connue actuellement est localisée en moyenne altitude dans les Alpes méridionales.
En France, l'espèce est présente dans des formations ouvertes de moyennes altitudes sub-méditerranéennes,
jusqu'aux pelouses et landes plus montagnardes (jusqu'à 1500 m.) dans les Alpes-Maritimes.
Bon, pour le coup, cela ne colle. Regardons nos critères (et une photo) d'encore plus près !
Chavanay (Loire), Combe Chanson, 28 avril 2012
- Tache sombre à la base des ailes postérieures : ok
- Tache s'étendant jusqu'à l'angle inférieur de l'aile : ok
Identification : Ascalaphe souffré (Libelloides coccajus) ... Mais il n'est pas jaune ? Mais je vous ai déjà dit que la couleur n'est pas un critère d'identification fiable !
Examinons la littérature :
Si les individus plus précoces sont jaunes, certains individus de couleur blanc-laiteux apparaissent en cours de saison (forme blanche : leucelius A.Costa, 1855). En de rares localités, ils peuvent devenir majoritaires. Ce même phénomène a été observé en Italie, sans qu’il soit possible de déterminer un gradient géographique ou altitudinal.
Il s'agit donc bien de l'Ascalaphe souffré de couleur blanc (Libelloides coccajus var. leucelius) ...allez, je m'accorde une nouvelle coche quand même :-) !
Ce n'est pas une chanteuse !
L'Adèle australe (Adela australis)
Effectivement, ce n'est point une célèbre chanteuse, mais plutôt un micro-lépidoptère : micro, car son corps ne mesure tout au plus que 7 mm, mais ses antennes ont une longueur démesurée ... plus longue chez le mâle, elles sont par contre épaissies à la base pour la femelle.
De belles photos et un article très instructif chez Lucie !
Chavanay (Loire), Combe Chanson, 29 avril 2012
En attendant la nuit ...
A l'ombre d'une haie, alors que l'après-midi touche à sa fin, cet Aurore (Antocharis cardamines) se prépare à passer la nuit ... sur son garde-manger !
Peu farouche, il se laisse facilement approcher ...
Quelques mètres plus loin, un invité surprise prend un bain de soleil sur une fleur d'Orchis bouffon (Anacamptis morio) :
Montagny (Rhône), 18 avril 2012
Les p'tits singes et leur ami
Orchis singe (Orchis simia) - Monkey orchid
Chavanay (Loire), Combe Chanson, 28 avril 2012
Sauvons les abeilles !
Sans un bruit, partout dans le monde, des milliards d'abeilles sont en train de mourir, ce qui menace nos cultures et notre alimentation. Mais si Bayer stoppe la vente d'une catégorie de pesticides, nous pourrons éviter l'extinction des abeilles.
Suite à l’interdiction de ces poisons par quatre pays européens, plusieurs populations d'abeilles sont déjà en recrudescence. Mais Bayer, le plus grand producteur de néonicotinoïdes, a exercé de fortes pressions pour maintenir ces pesticides sur le marché. L'immense mobilisation mondiale menée par Avaaz et d'autres organisations a obligé le groupe à se pencher sur ce problème -- et les actionnaires de Bayer voteront une motion qui pourrait mettre fin à ces produits chimiques toxiques. Agissons tous maintenant pour demander aux actionnaires d'arrêter de tuer les abeilles.
St Genis Laval (Rhône), 21 avril 2012
La pression marche, et c'est notre meilleur moyen de sauver les abeilles. Signez la pétition urgente -- allons jusqu'à 1 million de signatures pour remettre notre appel aux actionnaires de Bayer en Allemagne!
Pour signer la pétition : https://secure.avaaz.org/fr/bayer_save_the_bees_fr/
Des ascalaphes ligériens à foison
Retour à la Combe CHANSON, dans la Loire, à la recherche des petits diablotins, car j'avais une idée de photo en tête ! Autant casser l'ambiance tout de suite, de diablotin, je n'ai point revu ... et ce n'est pas faute d'avoir cherché ...
Mais je n'ai pas perdu au change, car des Ascalaphes souffrés (Libelloides coccajus) - Owly Sulphurs, il y en avait à foison ! C'était une bonne surprise ... mais à y réflechir un peu plus, ce n'est pas étonnant : un biotope à Empuse pennée (Empusa pennata) ne peut être que favorable à l'ascalaphe !
Les Ascalaphes sont apparentés à l’ordre des Neuroptères, comme les fourmilions et les chrysopes en raison des caractéristiques de l'appareil buccal des larves et de leurs ailes membraneuses armées de fortes nervures.
Il existe 300 espèces d’Ascalaphidés dans le monde, neuf seulement résident dans la France méridionale. Leur aspect peut être considéré comme intermédiaire entre des Libellules et des Papillons, ce qui leur donne un charme tout particulier. Au repos, ils tiennent leurs ailes en toit, comme les Cigales.
Les grandes taches jaunes et les larges ailes de cette espèce sont bien caractéristiques. Elles lui donnent sa beauté qui ne manque pas d’attirer l’attention des naturalistes et du public en général.
En Europe, l'espèce se trouve au nord de l'Espagne, remonte jusqu'en Allemagne méridionale, ainsi que localisé au
nord de la péninsule italienne et en Sicile. En France, cet Ascalaphe est présent des Pyrénées aux Alpes et le Jura en passant par le sud du Massif Central et la Vallée du Rhône. Ce grand Ascalaphe remonte moins que Libelloides longicornis dans le Nord-Ouest de la France, mais semble plus fréquent dans l’Est. Il faudrait préciser et actualiser la connaissance de la répartition, notamment dans l’Ouest où il devrait être présent jusqu'aux rivages de l’Atlantique.
Il fréquente les milieux herbacés en pays calcaire ou sur sols acides, de très secs à franchement humides entre 300 et 1500 m d'altitude (Mazel 2001). Il peut être très abondant localement, dans des secteurs riches en orchidées et papillons. Les versants bien exposés et rocheux sont abondamment fréquentés sur calcaire, basalte ou granite.
Vole à partir d'avril-mai, mais surtout en juin et jusqu'en juillet à plus haut en altitude.
Chavanay (Loire), Combe Chanson, 28 avril 2012
Source : Cyrille Deliry & Jean-Michel Faton, Histoires Naturelles n° 10
Un papillon et son hôte ...
Aurore (Anthocharis cardamines) - Orange Tip
St Germain sur l'Arbresle (Rhône), Carrières de Glay, 9 avril 2012
La plante hôte de sa chenille : la Cardamine des prés (Cardamine pratensis) - Cuckoo Flower
Montagny (Rhône), 8 avril 2012






























