Photographie Nature

Photographies de la faune et de la flore sauvage

29 août 2007

Une rencontre dangereuse ?

Au détour du sentier, on ne sait jamais ce qui attend le photographe-naturaliste-randonneur en quête de sensations fortes !

Certes, dans le massif du Mont-Blanc, les risques de croiser un hippopotame grognon, un tigre affamé ou bien un ours mal léché sont bien faibles, voire inexistants.

Et pourtant, au détour du fameux sentier, il existe des créatures innofensives qui donnent des sueurs froides même au plus courageux !

Cette petite couleuvre, la coronelle lisse, rencontrée près du chalet du Chapeau, au pied de la Mer de glace, est toutefois bien innofensive pour l'homme.

Malhereusement, les serpents, dans l'inconscient collectif, sont toujours des êtres nuisibles qu'il faut absolument détruire, éradiquer, exterminer, etc...

Et pourtant, quelle chance de pouvoir observer un tel animal !

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La coronelle lisse (Coronella austriaca, LAURENTI 1768) est le plus petit de nos serpents. Elle est complètement inoffensive et ne dépasse que rarement 70 cm de longueur. Cette espèce se distingue des couleuvres aquatiques et des vipères par ses écailles dorsales lisses, non carénées et elle se différencie de la couleuvre d'Esculape et la couleuvre verte et jaune par le dessin, la coloration et le nombre de rangées d'écailles dorsales.

La couleur de fond peut varier du gris-beige au gris-cendré. En maints endroits, les femelles présentent une robe plutôt grise, tandis que celle des mâles donne sur le brun. Le dessin, qui manque souvent, est constitué de deux rangées de petites taches foncées, parfois reliées en bandes transversales ou longitudinales. La tache sombre, souvent triangulaire, sur le dessus de la tête et la bande foncée barrant l'oeil sont également particulières à cette espèce. La partie ventrale est sans dessin et de couleur brune ou noire, rouge-brique chez les individus jeunes. Un ornement ventral en forme de damier, comme le présente p.ex. la couleuvre à collier, manque chez la coronelle.

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Rencontrée à plus de 1500 m d'altitude dans le massif du Mont-Blanc, la coronelle préfère les sols se desséchant et se réchauffant rapidement. Il s'agit en l'occurrence surtout des surfaces rocailleuses et rocheuses et des pentes à sol maigre. La coronelle lisse ne fréquente les zones plus humides que si elle y dispose d'éléments surélevés tels qu'empierrements, murgiers, rochers ou objets semblables lui permettant de bien s'exposer au soleil et d'atteindre le plus rapidement possible la température interne optimale.

Ce serpent habite les alluvions caillouteux le long des rivières, les rives des lacs, les éboulis et les bordures de marais. A partir de là, la coronelle a également colonisé des habitats formés par l'Homme : carrières, gravières, vignobles, jardins naturels, accotements de chemin de fer, prairies sèches, terrains en friche. Dans le Jura et les Alpes, la coronelle se rencontre avant tout sur les pâturages extensifs, les zones d'éboulement et les pierriers.

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La coronelle lisse mène une vie très discrète. Une fois sortie de son gîte, elle se déplace presque toujours à l'abri de la couverture herbacée. Ses mouvements sont lents et tellement souples qu'il est presque impossible de la percevoir, même lorsqu'elle s'active dans les feuilles mortes. S'il est dérangée, ce serpent se fige et ne se remarque que difficilement. Ce n'est que par grande humidité de l'air et par températures clémentes, ou tout au plus en début ou en fin de journée, qu'il va complètement s'exposer. Par températures chaudes, les animaux restent souvent cachés toute la journée dans la couche herbeuse ou sous des pierres. Par temps frais ou par chaleur sèche, ce sont surtout les individus sur le point de muer qui s'aventurent hors de leur abris. Il est alors plus facile de les apercevoir.

La coronelle lisse se nourrit principalement d'autres reptiles, avant tout d'orvets et de lézards, parfois même de vipères, voire de congénères. La part de rongeurs dans le régime alimentaire varie selon l'habitat. La coronelle enroule son corps en plusieurs tours autour de la proie et l'étouffe.

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Au printemps, les coronelles ne sortent généralement pas avant la mi-avril, même lorsque le temps est clément. L'accouplement a lieu fin avril ou début mai. L'espèce est ovovivipare. La femelle portante se déplace très peu et lorsqu'elle prend ses bains de soleil, il est possible de la rencontrer pendant des semaines toujours au même endroit. Les mâles sont moins sédentaires et ne peuvent pas être observés d'une façon aussi régulière. Fin août ou en septembre naissent 3 à 15 jeunes. Ils mesurent de 12 à 17 cm et pèsent environ 2,5 grammes. La coronelle est confrontée à beaucoup de prédateurs, avant tout des rapaces et des fouines et dans les zones d'habitations des chats domestiques. Ce serpent est assez vulnérable face aux attaques directes de prédateurs. Il n'existe pas de comportement défensif tel que glandes cloacales excrétant une matière malodorante ou encore simulation de la mort. Il arrive que certains individus vident leur contenu intestinal ou qu'ils soufflent bruyamment. La coronelle peut mordre lorsque qu'elle est inquiétée, mais la morsure est inoffensive. Pour échapper à ses ennemis, cette espèce fait surtout confiance à son camouflage et à son mode de déplacement discret.

L'aire de répartition de cette espèce s'étend de la péninsule ibérique jusqu'au milieu de la Suède. La limite orientale se situe vers l'Oural et la rive sud de la mer Caspienne. Le site le plus septentrional se trouve en Finlande, le plus méridional en Sicile. La coronelle est absente de l'Irlande et elle ne colonise que la partie la plus méridionale de l'Angleterre. Elle a disparu du Danemark au cours de ce siècle.

Source : http://www.karch.ch/karch/f/rep/ca/caco.html

Posté par jma69 à 10:50 - Reptiles - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 août 2007

Joyau ailé

L'histoire débute simplement, banalement même, par une journée ensoleillée et un pique-nique prévu. Jusque là, c'est classique, me diriez vous !

Un bouchon (lyonnais, bien sûr ;-) !) au tunnel de Fourvière, et nous voilà à remonter les bord de Saône pour finalement nous arrêter à Rochetaillée.

Une promenade le long de la rivière me laisse "photographiquement" sur ma faim : pas grand chose à se mettre sous l'objectif ! Après le pique-nique, direction les guinguettes pour un petit café !

Et là, c'est la rencontre !
More... Jeune, j'en rêvais en feuilletant mon guide d'identification. Et le voilà, au milieu de tout ce monde, posé sur cette (très) laide jardinière cylindrique en béton : un joyau de couleurs et de lumière !

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La couleur brune des ailes, traversée de quelques tâches claires, confère à ce papillon un aspect classique. Toutefois, les mâles se transforment en joyau lorsque leur orientation par rapport au Soleil laisse apparaître un reflet bleu irisé. Ce papillon est rarement commun et fréquente les milieux boisés, les bords de rivière. Il s'arrête parfois sur les sols humides pour s'abreuver, et il est également attiré par les odeurs fortes provenant d'excréments ou par la sueur. La forme clytie offre des couleurs brun orangé, jaune ocre à la place du blanc.

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Famille : Nymphalidae

Vol : Mai-Juin et Août-Septembre en deux générations dans les régions méridionales, une seule en Juin-Juillet dans le Nord. Les femelles éclosent longtemps après les premiers mâles et se cachent dans les feuillages.

Habitat : Bois, sentiers et routes en forêt, prairies, bords des étangs et rivières à faible et moyenne altitude (1000 m)

Plantes-hôtes : Saules, peupliers surtout

Chenilles sur saules et peupliers avec uniquement épines bifides sur la tête.

Envergure : 65-80 mm.

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Apparence : Dimorphisme (dichroïsme) sexuel marqué:

Recto/verso semblable chez les deux sexe à l'exception de l'irisation bleu du male. Le dessus est brun noir traversé d'une bande blanche discoïdal. Les deux ailes sont pourvu d'un ocelle noir cerclé d'orange. Le revers de l'aile postérieur est brun verdâtre avec une large bande blanche discale qui se prolonge sur l'antérieur. Sur cette dernière, il y a un ocelle noire et blanc cerclé d'orange. Chez certain individu la couleur brun noir du bord des ailes est remplacée par une couleur fauve orangée, c'est la forme clytie.

Détermination : assez facile, le bord interne de la bande blanche des ailes postérieures est sinueux contrairement à Apatura iris ou il est rectiligne .

Source : http://lepscremolans.free.fr/Nymphalidae/fiches%20especes/apatura_ilia.htm

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Les réactions à ces photos sur le forum BeneluxNaturePhoto : http://www.beneluxnaturephoto.net/forumf/index.php/topic,39630.0.html

Posté par jma69 à 11:13 - Papillons - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 août 2007

Epeire des ponts (Larinioides sclopetarius)

Photographiée au barrage de Grangent (Loire).

Gorges_loire_epeire_ponts

L'Epeire des ponts, Larinioides sclopetarius, est une araignée presque grégaire. Les individus se supportent et on peut rencontrer de véritables colonies de ces bêtes. Cette araignée se plait au bord de l'eau sur toutes les constructions humaines, d'où son nom vernaculaire : c'est donc normal de la voir sur ce barrage !

Les femelles sont de belles bêtes aux formes équilibrées. Leurs toiles sont moins soignées que celles de la cousine diadematus, parce que souvent non réparées. Le mâle adulte voit ses pattes avant se développer de façon presque invraisemblable. Cette espèce se rencontre en nombre surtout en automne, jusqu'à tard dans l'année.

Source  : http://dipode-vie.net/Arachnides/Aran%C3%A9id%C3%A9s/Larinioides/sclopetarius.html

D'après le journal La Hulotte, on la trouve uniquement près des rivière, canaux, fleuves ou étangs, et uniquement sur des objets fabriqués par l'homme (ponts, barrages, etc..)

"Ce n'est pas tout à fait vrai de dire que l'on ne trouve cette espèce qu'uniquement sur des objets fabriqués par l'Homme... Quand elles sont très abondantes, on les trouvent parfois aussi sur les plantes (mais attention!!!!... elles sont très facilement confondues avec Larinioides cornutus (Epeire des roseaux) qui vit aussi aux environs de l'eau et presque toujours sur des plantes).

Ceci dit, l'explication pour leur préférence pour des ponts etc., est probablement dû au fait que leur habitation naturelle sont des roches. Ceci est souvent le cas chez des araignées qui vivent contre les batiments. Ces araignées se sont adaptées aux batiments et autres constructions (qui "ressemblent" plus ou moins à des roches) et sont devenues souvent très communes parce que ces contructions le sont aussi ."

Source : http://richardunord6.skynetblogs.be/post/3913975/araignee--epeire-des-ponts--larinioides-sclop

Posté par jma69 à 11:22 - Arachnides - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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