31 octobre 2007
Le syrphe et la rose
Syrphe ceinturé - Marmalade hoverfly - Episyrphus balteatus
En gros plan ...
Le syrphe ceinturé (Episyrphus balteatus) ou syrphe à ceintures est un diptère de la famille des Syrphides . En général on s'en méfie à cause de sa couleur orange rayée de bandes noires étroites qui laisse à penser que cet insecte serait de la famille des guêpes. Il est de plus petite taille, environ 1 cm, son corps est fin et surtout il est remarquable par son vol souvent en stationnaire comme un oiseau du paradis.
Le syrphe est parfaitement inoffensif pour l'homme, il ne pique pas. Par contre il est d'une grande utilité pour nos jardins et nos intérieurs de véranda où les larves sont de grandes consommatrices de pucerons. Il fait parti des insectes dits auxiliaires de culture comme la coccinelle. Les adultes se nourrissent quand à eux du pollen et du nectar des fleurs et contribuent à leurs pollinisations. Leurs présences près d'une plante peut être un indice de la présence de pucerons puisque les adultes déposeront leurs oeufs près d'une colonie.
Le syrphe est commun en Europe où on le rencontre du printemps à l'automne.
Source : http://www.aujardin.info/fiches/episyrphus-balteatus.php
30 octobre 2007
Lézard des murailles - Common wall lizard
Photographié durant le mois de septembre, ce lézard des murailles (Podarcis muralis), à la belle robe "ethnique", a pris possession de mon figuier de Barbarie (Opuntia ficus-indica).
Il pose ici sur une raquette.
29 octobre 2007
Mario DI MAIO, sculpteur d'oiseaux
Demain 30 octobre débutera le 23ème festival international du film ornithologique de Menigoute.
A cette occasion, dans le cadre du salon d'art animalier, Mario DI MAIO exposera des oeuvres spécifiquement créées pour cet évènement.
En exclusivité et en avant-première sur ce blog (et uniquement ici !), je vous présente quelques unes des 46 pièces qui seront exposées !
Tout d'abord ma préférée, le héron bihoreau :
Faucon crécerelle :
Plongeon arctique :
Sterne pierregarin :
Photo de groupe :
Pour plus de renseignements :
http://www.oiseaux-sculpture-mariodimaio.com/Index.html
26 octobre 2007
Jeu de la libellule mystère - La réponse : Sympétrum strié - Common darter
Merci à vous tous pour votre participation, et bravo à Zygena et François qui ont trouvé la bonne réponse !
Il s'agit bien en effet du Sympétrum strié (Sympetrum striolatum)
Toutes mes félicitations !
C'est le plus répandu et le plus abondant des sympétrums de la région paléarctique. Il représente l'archétype même du sympétrum avec lequel les autres espèces peuvent être comparées.
Il vole toute l'année en région méditerranéenne. En Europe du Nord, il apparaît début juin et atteint le mois de novembre, rarement décembre. C'est l'une des dernières espèces à pouvoir être observées en automne.
Les critères suivants permettent une identification précise :
- pattes noires à ligne jaune sur toute la longueur du tibia et du fémur
- ailes avec tout au plus une petite tâche basale
- noir épais à la base du front qui ne descend pas le long des yeux
- bandes jaunâtres sur le thorax
Lors de la séance photo, ce modèle très compréhensif hochait plusieurs fois la tête de haut en bas. Je prenais cela au départ pour un signe de nervosité de sa part, pensant qu'il allait s'envoler si je m'approchais plus.
A un moment, le sympétrum a décollé pour se reposer sur le bord du pot quelques secondes plus tard. C'est à ce moment là que j'ai tout compris !
En effet, c'était midi, l'heure du repas, et il venait d'attraper un moucheron en vol ! Sur la photo ci-dessus, vous pouvez voir les ailes de sa proie.
Le bord du pot lui fournissait un perchoir avec une zone de surveillance dégagée, les hochements de tête permettant d'accroître cette zone de vision.
Pas de nervosité donc. Cette libellule était tellement calme que j'ai même pu la faire monter sur mon index ! Ce n'est pas tous les jours que l'on sert de perchoir à une libellule !
Sur cette anecdote, je vous souhaite un bon week-end (photographique), et de bonne vacances de la Toussaint.
Si l'identification des libellules vous intéresse, je vous recommande vivement le "Guide des libellules de France et d' Europe" de Dijkstra et Lewington, paru cette année dans la collection "Les guides du naturaliste" chez Delachaux et Niestlé.
Tout y est : photographies et illustrations de grande qualité, critères d'identification précis et compréhensibles, cartes de répartition géographiques, comportements des libellules, prise en main aisée, où voir les libellules en Europe, etc... Je lui donne 10/10 !
25 octobre 2007
Soleil d'automne
Il faisait froid dimanche dernier dans les Monts du Lyonnais (-2° Celsius à 8h00), et pour tous ceux qui vivent dehors, les temps sont durs ...
Engourdi par le froid, ce Souci (Colias crocea) se rechauffe aux rayons du soleil levant.
...Dernier jour pour participer au jeu de la libellule mystère !....
24 octobre 2007
Belle empoisonneuse !
C'est vrai, je ne m'en lasse pas, mais que serait l'automne sans champignons ?
Et quel est l'archétype du champignon, la référence dans les dessins d'enfants, si ce n'est l'Amanite tue-mouches (Amanita muscaria), le plus beau, le plus photogénique de tous !
....Plus que deux jours pour participer au jeu de la libellule mystère !....
23 octobre 2007
Fin de saison, fin de cycle.
C'est bientôt la fin de la saison pour le photographe de joyaux ailés que je suis. Et, pour beaucoup de mes sujets, c'est aussi la fin de leur cycle de vie, même si quelques uns hivernent à l'état adulte (comme le paon-du-jour, par exemple).
Pour ce Cuivré commun (Lycaena phlaeas), ou Argus bronzé, photographiée ce dimanche 21 octobre, la vie n'a pas dû être de tout repos à la vue de l'état de ses ailes !
Cette espèce, commune dans tout le paléarctique, donne, selon les régions, deux ou trois générations. Le cuivré commun vole souvent tard en automne, parcourant les champs lorsque le soleil se montre. A cette époque de l'année, il se pose volontiers sur le sol pour s'y réchauffer.
....Plus que trois jours pour participer au jeu de la libellule mystère !....
22 octobre 2007
Que du bonheur ! La libellule mystère ...
Samedi matin (20 octobre), il fait beau (mais frais !), je décide de tondre la pelouse de mon (très) petit jardin, vu qu'il n'y a quasiment plus de fleurs de pissenlits ou de pâquerettes pour les butineurs.
Arrivé à la fin de mon dur labeur (:-), j'ai la belle surprise de voir une petite libellule s'envoler ! Damned, je n'ai pas mon appareil photo sous la main (en effet, ce n'est pas très pratique de tondre avec un reflex autour du cou !) !
Le temps de filer le chercher, la belle s'était envolée !
Ce n'est pas grave, me dis je, ce n'est déjà pas si mal de voir une libellule dans un petit jardin de résidence dans la banlieue (polluée) de Lyon.
Le petit jardin :
Une heure plus tard, re-surprise ! Elle est revenue, et, cette fois, elle décide de se poser sur le bord d'un pot en terre cuite. Ni une, ni deux, je saute sur l'appareil et je la mitraille (sans danger pour elle ...).
Mais, au fait, pourriez-vous m'indiquer quelle est cette libellule (genre plus espèce) ? C'est le jeu de la libellule mystère !
Une autre photo pour vous aider :
N' hésitez pas à donner votre réponse dans les commentaires. Solution du jeu vendredi après-midi. Bon courage et bonne semaine à tous !
19 octobre 2007
Opportuniste
Retour dans les Alpes, fin août 2007.
Chamonix, Massif des Aiguilles Rouges, Refuge du Lac Blanc, Midi.
Après 2h - 2h30 de montée sous un chaud soleil, les randonneurs s'octroient une pause déjeuner bien méritée.
C'est alors qu'ils entrent en scène.
Eux, ce sont les chocards à bec jaune (Pyrrhocorax graculus) !
L'ensemble du plumage est noir, avec un lustre vert-bleuâtre sur les ailes et sur la queue. Le bec est jaune ou jaune-orange avec une tache verdâtre à la base. Les pattes et les pieds sont rouges . L'iris est brun sombre. Les deux sexes sont semblables.
De près, le bec jaune constitue un critère de différenciation indiscutable. Cependant, lorsqu'il est à une distance plus éloignée, le chocard peut être facilement confondu avec un crave à bec rouge avec lequel il partage habitat, pattes rouges et moeurs grégaires.
Les chocards à bec jaune fréquentent les pâtures de haute montagne, avec des façades de falaises et des ravins rocheux. En été, on les trouve au-dessus de la ligne des arbres, mais en hiver, ils redescendent un peu plus bas, dans les hautes vallées. Localement, ils s'installent près des villages alpins et des stations de ski. En Europe, ils vivent entre 1260 et 2880 mètres.
Les chocards sont très sociables. ils se déplacent en groupes pouvant compter plus d'une centaine d'individus. Ces regroupements fournis planent et fondent sur les crêtes, rasant les flancs des montagnes et se dispersant en petits groupes pour se nourrir sur les versants. Pendant leur quête sur les pentes, les sous-groupes ainsi constitués se déplacent en voltigeant, en marchant rapidement et même parfois en courant ou en sautillant avec excitation.
Très curieux et étonnament confiants s'ils ne sont pas dérangés, ils suivent les promeneurs de la montagne et les bucherons, viennent jusque sous les fenêtres pour quémander de la nourriture. Ces merveilleux voleurs, experts dans l'art d'utiliser les courants, glissent et dégringolent avec aisance au-dessus des falaises et des crêtes. Ils se reposent dans des cavités et dans des crevasses, les non-nicheurs formant d'importants dortoirs communs.
Source : http://www.oiseaux.net/oiseaux/passeriformes/chocard.a.bec.jaune.html
Exifs :
Photo 1 : 300mm, F9,5 au 1/350ème, 400 iso
Photo 2 : 300mm, F9,5 au 1/180ème, 200 iso
Photo 3 : 300mm, F9,5 au 1/180ème, 200 iso
18 octobre 2007
Le Procris, ou comment trouver un lien entre la photographie d'un papillon et la mythologie grecque
Le procris, ou fadet commun (Coenonympha pamphilus), est un papillon de la famille des satyres, d'une envergure de 14 à 16 mm, et dont les prairies et friches jusqu'à 1 800 m sont l'habitat. Cette espèce est présente sur pratiquement tout le territoire européen.
En dehors du demi-deuil, du moiré (Erebia)
et quelques autres, la plupart des satyres sont des papillons bruns
avec des ocelles sur la partie terminale de l'aile antérieure.
Mais quel est l'origine de son bien étrange nom ? Un peu de culture sur ce blog ne peut pas faire de mal :
Céphale est le fils d'Hermès et de Herséiva; il épousa Procris, la fille d'Erechthée et de Praxithéa, et fut convoité par la déesse Eôs (Aurore). Puisqu'il se refusait à commettre l'adultère, sûr de la fidélité de son épouse, Eôs glissa en lui le venin de la jalousie en affirmant que Procris se laisserait séduire pour de l'or et, afin qu'il en ait la preuve lui-même, elle métamorphosa Céphale en un séduisant jeune homme qu'elle nomma Ptéléon avec l'ordre d'essayer de tenter Procris : si elle lui cédait, Céphale accepterait alors de devenir l'amant d'Eôs.
Au grand désespoir de Céphale, Procris ne résista pas bien longtemps aux bijoux que lui offrait Ptéléon et devint sa maîtresse. Ptéléon redevint alors Céphale sous les yeux effarés de Procris qui fut chassée. Céphale devint l'amant d'Eôs et ils eurent un enfant : Adymnos.
Procris, elle se réfugia en Crète, à la cour de Minos et devint sa maîtresse. Or, Pasiphaé, lasse des adultères de son époux, lui avait jeté un sort : il éjaculait serpents, scorpions, mille-pattes et autres adorables petites bêtes ; Procris montra alors à Minos comment faire pour éviter que les femmes auxquelles il s'unirait ne meurent.
Il y a deux versions : selon la première, Procris pour se protéger inventa le premier préservatif de l'histoire constitué une vessie de chèvre; ou alors, elle donna une potion préparée par Circé qui supprima les indésirables bestioles.
C'est pour cette raison que Minos, ravi de pouvoir recommencer toutes ses débauches, offrit à Procris les cadeaux qu'Artémis lui avait faits, à savoir Laelaps, le chien qui rattrapait toujours la proie qu'il poursuivait et un javelot qui ne manquait jamais sa cible.
Après une nuit passée en toute sécurité avec Minos, Procris, de peur d'encourir la vengeance de Pasiphaé, se déguisa en garçon et s'enfuit.
Céphale et Procris finirent par se réconcilier mais Procris, minée par la jalousie, crut que Céphale rencontrait toujours secrètement Eôs, alors qu'il ne faisait que chasser avec ses présents.
Elle se cacha dans un fourré mais, Céphale, la prenant pour du gibier, la tua accidentellement car il détenait un javelot magique qui atteignait toujours son but. Banni pour ce meurtre, Céphale se réfugia chez Amphitryon pour y être purifié.
Source : http://grenier2clio.free.fr/grec/cephale.htm
Exifs :
Photo 1 : 300 mm, F13 au 1/180 ème, 200 iso
Photo 2 : 300 mm, F13 au 1/250 ème, 400 iso
![[Dans mon jardin] - In my garden](http://storage.canalblog.com/34/04/349287/18597223_q.jpg)




































