30 novembre 2007
Predator
Grande sauterelle verte - European great green grasshopper (Tettigonia viridissima ou Locusta viridissima)
Photographiée dans mon jardin, le 8 septembre 2007.
180mm, F16 au 1/250, 800 iso, mode macro.
Tout ce qui habite prairies, et jaillit en tous sens sous nos pas, est généralement qualifié de "sauterelles". Pour l'entomologiste il s'agit le plus souvent de criquets, et la nuance est d'importance. De fait les vraies sauterelles portent toujours de très longues antennes, et les femelles des tarières, alors que les criquets sont dépourvus de cet organe de ponte, et dotés d'antennes extrêmement courtes en regard de celles arborées par leurs "cousines".
Ce sont là les critères les plus apparents, mais il en est bien d'autres, et pas seulement morphologiques. A titre d'exemple les criquets sont essentiellement végétariens et terrestres, alors que les sauterelles sont globalement considérées comme plus ou moins carnassières et arboricoles.
Cela dit, sauterelles et criquets relèvent de l'Ordre des Orthoptères, et les premières (apparentées aux grillons), sont classées dans le sous-Ordre des Ensifères, par opposition aux seconds qui le sont dans celui des Caelifères. Dans ce contexte, la grande sauterelle verte, Tettigonia viridissima, appartient à la famille des Tettigonidae, largement représentée en France.
La morphologie des 2 sexes est très comparable, mais la femelle est dotée d'une tarière, organe de ponte également dénommé "oviscapte" ou "ovipositeur". L'insecte est entièrement vert, à l'exclusion d'une bande couleur rouille sur le dessus du corps, et liseré à l'identique le long de la frange supérieure des élytres. Ailes comprises la taille de l' espèce atteint 6 cm, pour une envergure de dix. A noter au passage que les grandes espèces de sauterelles exotiques approchent les 25 cm d'envergure.
- Ces insectes étaient autrefois très communs, mais ils tendent à se raréfier, voire à disparaître, partout où l'homme cultive, aménage, et entretient. De nos jours ces activités sont en effet trop souvent synonymes de traitements chimiques, et mécaniques, incompatibles avec la survie de l'entomofaune et de bien d' autres espèces animales et végétales. A cela s'ajoute évidemment l'impact démographique, et l'urbanisation qui s'ensuit.
- En principe la grande sauterelle est considérée comme ubiquiste, en ce sens qu'elle peut s'accommoder de biotopes très divers, mais pour les raisons précitées elle a le plus souvent déserté nos jardins (où elle s'y goinfrait de larves de doryphores!), tout comme les terres cultivées qu'elle ne dédaignait pas autrefois. Il en va de même des bords de routes et chemins systématiquement passés à la "moulinette" (gyrobroyeur), alors que ces banquettes herbues et florifères sont toujours très appréciées des insectes, d'autant qu'elles constituent bien souvent des zones refuges entre bitume et cultures. Au final la bestiole se voit plus ou moins confinée dans les friches buissonnantes ou arbustives, les abords de haies naturelles, ou encore les lisières boisées.
- La grande sauterelle est apte au vol, mais ses essors sont d'ampleur limitée. Le plus souvent elle se déplace "à pattes", ou saute en voletant, ce qui lui permet d' aisément prospecter les buissons, arbres, et arbustes, sites qu'elle affectionne et fréquente assidûment.
- Bon nombre de sauterelles ont des tendances carnassières, et concernant Tettigonia viridissima, on peut même dire que l'apport végétal est pour elle secondaire, du moins à l'état adulte. Tout insecte qui lui tombe sous la patte (elle saute littéralement dessus) est par principe consommable, et il en va de même des larves, et entre autres des chenilles. Avant la généralisation des insecticides, la Grande sauterelle était d'ailleurs bien connue pour littéralement se gaver de larves de doryphores, d'où son indéniable utilité. Contrairement à de nombreux insectes la Locuste est quasiment active jour et nuit, et ses interminables chants crépusculaires et nocturnes en témoignent.
Source et informations supplémentaires sur l'excellent site "les pages entomologistes d'André LEQUET" :
http://pagesperso-orange.fr/insectes.net/locuste/locuste2.htm
29 novembre 2007
Cache-cache
Mésange charbonnière - Great tit (Parus major)
C'est terrible ! Elle me nargue continuellement .... Je n'en peux plus ! Elle va à la mangeoire, pique une graine de tournesol à toute vitesse, puis disparaît tout aussi vite dans le cognassier ou bien dans le sureau, camouflée par toutes les branches. Ou bien elle me tourne le dos !
Mais je l'aurais, je l'aurais !
Très commune dans les jardins, la mésange charbonnière est plus grande et moins agile que les autres mésanges. C'est un oiseau agressif, qui dominera souvent ses cousins plus petits près des mangeoires
À la mangeoire, il est possible d'observer les différents comportements de la mésange charbonnière : généralement un premier individu s'approche, se repère rapidement, picore furtivement une graine puis disparaît aussitôt. À peine une mésange charbonnière a-t-elle abordé la mangeoire qu'une autre se pose aussitôt pour s'emparer d'une graine. Dès que deux charbonnières se retrouvent ensemble sur la mangeoire, l'individu dominé disparaît au profit du dominant; en général, les mâles dominants apparaissent et se servent avant les femelles.
On peut observer facilement le comportement adopté par une mésange charbonnière avec la graine dont elle s'est emparée : tout d'abord elle s'envole vers une branche. Elle cale ensuite la graine entre ses doigts et commence à marteler de puissants coups de bec jusqu'à ce qu'elle perce un petit trou dans la coque.
Si une mangeoire se trouve dans le territoire d'un mâle, celui-ci houspillera les autres charbonnières, qui pourront manger à condition de ne pas avoir d'autres prétentions.
Moins agile que les autres mésanges, elle passe beaucoup de temps par terre.
La mésange charbonnière est à l'origine une espèce des régions boisées, mais elle s'est rapidement adaptée à la vie des jardins, se reproduisant facilement dans les nichoirs artificiels.
La mésange charbonnière se rencontre toute l'année dans le jardin; on la rencontre même au centre des grandes villes pour autant qu'elle y trouve quelques arbres ou arbustes. C'est dans les parcs et les bosquets mixtes qu'elle atteint les plus grandes densités. Elle est en revanche plus rare dans les bois de conifères plus touffus. L'hiver certaines de celles qui vivent en zones rurales partent à la recherche de nourriture vers les jardins.
Chasse les insectes, les vers, les petits escargots et les araignées dans les arbres et les haies. Mange des fruits, des pois, des noix et des graines. Elle cause des dégâts aux bourgeons, mais on estime qu'un couple de mésanges charbonnières peut détruire 7 000 à 8 000 insectes pour nourrir ses petits, surtout des chenilles, en quelque trois semaines. Batailleuse, elle n'hésite pas à s'attaquer aux abeilles dont elle se nourrit volontiers.
Elles ont un bec fin mais ne dédaignent pas les noisettes en hiver, malgré leur dure écorce. On reconnaît le trou rond caractéristique qu'elles font aux noisettes afin de pouvoir en manger l'intérieur.
Visiteur régulier des mangeoires, pour les déchets de cuisine, la viande, le suif, les cacahuètes et les graines de tournesol et de chanvre (chènevis), les noix, les noisettes et les boules de graisse. Elle apprécie la noix de coco et le fromage.
Source : http://www.oiseau-libre.net/Oiseaux/Especes/Mesange-charbonniere.html
28 novembre 2007
Deux frères
Lézard des murailles - Common wall lizard (Podarcis muralis)
Mon jardin étant une mini-jungle, j'en profite donc dans mon titre pour parodier l'excellent film de Jean-Jacques ANNAUD, au titre éponyme !
Notez au passage, pour la même espèce, la différence de "robe" ...
Photographiés le 20 octobre 2007 à la focale de 300 mm en mode "macro".
Pour tout savoir sur le lézard des murailles, rendez vous sur le site SIBW (Système d'Information sur la Biodiversité en Wallonie) à l'adresse suivante :
http://biodiversite.wallonie.be/especes/ecologie/amprep/podarcis_muralis.html
J'en profite au passage pour remercier les nombreux visiteurs belges de leur passage sur mon blog, et plus particulièrement Gem et Ben, ainsi que Vincent !
P.S. : pour les autres, faîtes vous connaître en laissant un commentaire !
27 novembre 2007
Made in Alsace
Cigogne blanche - White stork (Ciconia ciconia)
C'est l'une des espèces européennes qui a subi un des déclins plus rapides dans ce siècle, même si au Sud de son aire de répartition (France et Péninsule Ibérique) cette tendance semble être inversée. La régression de l'espèce est liée principalement à la disparition des lieux d'alimentation et de reproduction, les collisions et l'électrocutions avec les lignes électriques et les conditions catastrophiques dans les quartiers d'hiver en Afrique. L'emploi des pesticides leur est défavorable car elle l'ingèrent en consommant des insectes et des rongeurs.
La cigogne blanche vit dans l'Europe tempérée et méditerranéenne, en Afrique du Nord et du Sud, et à l'est de l'Asie.
Elle
hiverne en Afrique, aux Indes et dans le sud de l'Asie. Certaines
populations sont résidentes à l'année si la nourriture est suffisante.
Source: http://www.oiseaux.net/oiseaux/ciconiiformes/cigogne.blanche.html
Sauf erreur de ma part, la cigogne hiverne dans la Dombes, suite à l'implantation du Parc Ornithologique de Villars-les-Dombes, qui a permis la sédentairisation d'une petite population.
Ces photos ont été prises le 2 novembre, au même lieu et même moment que la Grande aigrette
Même si elles ne sont que d'une qualité moyenne, elles restent un témoignage de cette observation.
En agrandissement numérique ... avec perte de qualité ...
26 novembre 2007
Jeu de lumière [3]
Oeuvre éphémère de nos tisseuses mal aimées ...
Bonne semaine ...
P.S. : Jeu du paysage mystère de vendredi : la photo a été prise au mois d'août 2007 dans le département de la Loire : bonnes recherches et à mercredi pour un nouvel indice si besoin est !
23 novembre 2007
Jeu du paysage mystère
Lors du dernier jeu, vous aviez trouvé très rapidement que la photo representait les Drus, dans la vallée de Chamonix.
Je corse un peu le jeu en présentant un paysage moins connu, mais qui n'en reste pas moins très beau ! Réponse vendredi prochain !
P.S. : Bon Week-End, et soyez nombreux à participer ! Si vous "séchez", rendez-vous lundi pour un premier indice !
22 novembre 2007
Les données Exif, kesako ? [Part 2]
Maintenant que vous savez ce que sont les exifs, ce qu'ils contiennent, voyons comment les récupérer !
L'explorateur de Windows XP, ainsi que des logiciels spécialisés dans la lecture des données EXIF permettent de lire ses données, voire de les modifier.
L'explorateur Windows XP :
Avantage : déjà présent sur votre PC !
Inconvénient : ne récupère pas toutes les données, ne permet pas de les modifier !

Exifer 2.1.5 pour Windows :
Exifer permet d’éditer en quelques clics les informations EXIF et IPTC contenues dans les fichiers issus d’appareils photos numériques. L’application permet également de sauver les informations d’un document. Le logiciel est ensuite en mesure de restaurer ces données si un outil de retouche les supprime à l’enregistrement.
Avantage : Gratuit !
Inconvénient : En anglais !

Vous pouvez le télécharger à l'adresse suivante :
http://www.01net.com/telecharger/windows/Multimedia/photo_numerique/fiches/32071.html
21 novembre 2007
Les données Exif, kesako ? [Part 1]
Les Exif sont ce que l'on appelle des métadonnées.
Ces métadonnées correspondent à des informations structurées qui décrivent le contenu des documents en vue de faciliter la gestion des ressources. Les formats RAW, JPEG et TIFF supportent tous l’intégration des métadonnées.
Les standards informatiques sont nombreux mais seuls deux systèmes peuvent être recommandés actuellement : les métadonnées EXIF, informations techniques enregistrées automatiquement lors de la création du fichier image par l’appareil photo numérique et les métadonnées IPTC, informations de catalogage enregistrées volontairement et relatives à l'auteur, au statut administratif et au contenu informatif de l'image.
Les métadonnées EXIF sont un système de codage des données relatives à la prise de vue. Elle sont inscrites dans une zone de fichier particulière appelée en anglais Exchangeable Image File Format (Exif) associée au fichier image de base. Les formats JPEG, RAW et TIFF supportent les données Exif.
Les métadonnées définies dans le format EXIF standard constituent en quelque
sorte la "mémoire" de la photo ; elles couvrent un large éventail de données,
comme la date et l'heure de la prise de vue, le nom du fabricant de l'appareil
et le modèle, les réglages de l'appareil (temps de pose, ouverture du
diaphragme, distance focale, sensibilité ISO, usage éventuel du flash, etc.).
Les données EXIF sont lisibles par la quasi totalité des systèmes de gestion et
de traitement d'images et avec l'explorateur de Windows XP. Il existe également
des logiciels spécialisés dans la lecture des données EXIF et certains d'entre
eux permettent également de les modifier.
Source : http://cerig.efpg.inpg.fr/memoire/2006/Format-Raw-Jpeg.htm
Prenons un exemple :
Voici quelques informations contenues dans les exifs de cette photo :
Make: PENTAX Corporation
Model: PENTAX K100D
Date modified: samedi 18 août 2007 17:57:41
Orientation: Top / left side
X-Resolution: 72/1
Y-Resolution: 72/1
Resolution unit: Inch
Firmware version: K100D Ver 1.00
YCbCr-Positioning: 2
Date taken: samedi 18 août 2007 17:57:41
Date digitized: samedi 18 août 2007 17:57:41
Exposure time [s]: 1/250
Exposure program: Aperture priority
Exposure mode: Auto
Exposure bias [EV]:
0,0
F-Number: F8,0
Focal length [mm]: 180
35mm focal length [mm]: 270
ISO value: 800
Subj. distance range: Close view
Flash: Not fired, compulsory flash mode,
return light not detected
Metering mode: Multi-segment
White balance: Auto
Contrast: Normal
Saturation: Normal
Sharpness: Normal
Colour space: sRGB
Sensing method: One-chip color area sensor
File source: DSC
Custom rendered: Normal
Scene type:
Subject program: Standard
Image width: 3008
Image height: 2000
Demain : comment lire et récupérer ces exifs !
20 novembre 2007
Transparence
Sympétrum vulgaire - Moustached darter (Sympetrum vulgatum)
Sans la sublime couleur rouge de son corps, ce sympétrum vulgaire serait complétement invisible à nos yeux ...
Ses ailes sont d'un telle transparence ...
Photographié le 2 novembre 2007, cimetière de Lapeyrouse, Ain (01).
19 novembre 2007
Jeu de lumière [2]
Bonne semaine à tous ...
![[Dans mon jardin] - In my garden](http://storage.canalblog.com/34/04/349287/18597223_q.jpg)
























