Photographie Nature

Photographies de la faune et de la flore sauvage

31 mars 2008

Natrix reloaded

2 Mars 2008 - Parc ornithologique de Villars les Dombes (Ain) : première observation et premières photographies de la ...

Couleuvre à collier (Natrix natrix)

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Cette Couleuvre a tiré son nom du collier blanc, crème ou orangé, souligné de noir, qu'elle porte généralement sur la nuque. Certains spécimens sont totalement dépourvus de ces taches nuccales. De teinte grise, gris-bleu, olivâtre ou brune, le dos porte des tâches paires alternantes ou des bandes étroites. Sur le flanc, de petites barres verticales plus ou moins nettes. Ventre clair, vers l'avant, presque noir à l'arrière, les plages claires et foncées alternent en damier irrégulier. Ecailles labiales crème à sutures noires. La coloration des jeunes est semblable à celle des adultes.

On la rencontre partout en France et en Corse. C'est le plus commun de tous les Serpents français. Des 9 sous-espèces, une seule est présente en France continentale (N. n. helvetica Lacepède) et une est endémique de la Corse (N. n. corsa Hecht). Dans le Sud, elle monte jusqu'à 2300 m d'altitude dans les Alpes et 1200 m dans le Massif Central.

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Les mâles mesurent jusqu'à 1,10 m, les femelles, plus grandes, 1,75 m et exceptionnellement 2 m. Les plus grands spécimens que nous avons capturés mesuraient 72 cm pour les mâles et 1,08 m pour les femelles.

Elle fréquente les endroits humides, les forêts, les bords de ruisseaux, rivières, mares, étangs et plus rarement les côteaux pierreux et broussailleux où elle hiverne souvent.

L'hivernage a lieu de fin octobre à début  novembre jusqu'à février-mars. Les mâles sortent les premiers d'hivernage et on peut en trouver plusieurs ensemble à des points d'insolation privilégiés (nous en avons observé trois à différentes reprises). La 1ère observation printanière a été faite dans le sud des Deux-Sèvres (Secondigné) : une de 69 cm se déplaçait sur une route le 1er février 1985.

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Elle est surtout active le jour, lorsque sa température corporelle est comprise entre 14 et 33° (en moyenne 25°) (Guillaume 1975), sa température préférentielle variant de 22 à 30° (Bruno et Maugeri 1977). Les températures cloacales que nous avons relevées varient de 16 à 31°, pour des Couleuvres observées hors de leur abri, dans la nature. Elle va fréquemment à l'eau pour se nourrir, nageant et plongeant avec agilité. Lorsqu'elle est perturbée, elle siffle et éjecte un liquide nauséabond par le cloaque ; elle peut aussi élargir sa tête qui paraît plus triangulaire, et s'enrouler comme une Vipère en position de défense, mais elle cherche très rarement à mordre. Si l'on continue à l'inquiéter, ou en présence d'un prédateur, la Couleuvre à collier peut facilement simuler la mort ; elle s'enroule, se met sur le dos, ouvre la bouche, langue pendante, restant immobile pendant plusieurs minutes ; dès que le calme revient, elle reprend son activité et disparaît.

Elle peut exceptionnellement quitter l'eau douce pour l'eau de mer où elle a été signalée à plusieurs reprises: à 7 kms de la côte en Bretagne (Billiard 1914) et jusqu'à environ 40 kms en mer (Bruno et Maugeri 1977).

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Source et informations complémentaires : http://www.herpfrance.com/01SHF/liste%20especes/reptiles/ophidiens/06_natrix_natrix.htm

 

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28 mars 2008

Tagué !

Il fallait bien que cela arrive un jour ...

Ban_20_tagu_

Sollicité par Patricia (alias Mlj78), puis par Sophie (alias Zygena), je me prête volontiers au jeu, mais pour la seule et unique fois !

Il me faut donc révéler 6 choses plus ou moins insignifiantes sur moi (dans la limite de la décence, des enfants pourraient lire ce blog :-) !). Je ne pense pas que cela va vous intéresser, mais allons y tout de même !

1. Je crois bien que j'ai commencé la photo animalière avec un Kodak Instamatic :

800px_Kodak_Instamatic_233

Du matos d'enfer ! Si je retrouve un jour cette première photo (une interprétation très libre de la pochette du disque "ATOM HEART MOTHER" du groupe PINK FLOYD), je vous la présenterai ...

Puis je suis passé rapidement au reflex ... made in USSR :

zenithTTL

Un prix imbattable (500 FF à l'époque) pour un poids imbattable lui aussi : 1 bon kilogramme d'acier (trempé : je l'ai fait tomber et rien n'a bronché !).

Mais compte tenu de la faible qualité de l'optique et du fait que la pellicule se cassait à l'intérieur, je suis passé à quelque chose de plus ... japonisant :

jp_35_slr_minolta_x300

Equipé avec le "fantastique" Tamron 500mm F8 acheté d'occasion, j'ai conservé l'ensemble pendant plus de 15 ans et réussi, malgré une visée très difficile et l'absence d'autofocus, quelques images potables !

Tamron500mmf8
Et maintenant, j'utilise, avec plus ou moins de bonheur, ce matériel :

Reflex Pentax K100D :


K100D_avec_parasoleil_V2

Zoom TAMRON 70-300 :

Tamron_70_300


2. Je suis un photographe paresseux adepte de la billebaude : pas d'affût, pas de lever (très) tôt, je compte parfois (souvent ?) sur la chance pour photographier des sujets ... Parfois j'ai de la chance, et parfois non ! Mais j'ai toujours une petite idée de ce que je peux trouver en fonction du lieu et de la saison ...

3. En tant que photographe amateur, je m'étonne et ne comprend pas le "pillage" qui sévit sur internet où des individus, sans scrupules et sans sens moral, s'attribuent une (ou des) photographie(s) réalisée(s) par d'autres : pour ma part, cela ne me viendrait même pas à l'esprit : la photographie n'est pas qu'une fin en soi, elle est aussi le témoignage d'une rencontre  et d'une passion qui lie le photographe à  son sujet. C'est pour ces raisons que je préfère montrer mes photos même imparfaites que d'usurper le travail de quelqu'un d'autre. De plus, je n'aurais plus rien à raconter :-) !

4. Malgré le combat de beaucoup de gens de bonne volonté (et de bon sens aussi), je suis assez pessimiste pour tout ce qui concerne la protection de la nature : gavés de prime-time aussi stupides que niais, endormis par une télé affligeante d'indigence et de médiocrité (avec un bémol concernant certaines chaînes comme France 5 ou Arte), mal informés  (ou pire, désinformés) par des journalistes dont certains sont plus soucieux d'images chocs que de vérité,  dans une société où l'argent (le fric quoi !) est devenue la référence numéro une de la valeur intrinsèque d'une personne (peu importe si ce qu'elle dit ou fait est amoral ou immoral si en contre-partie elle a de l'argent!), la plupart de nos concitoyens ne veulent surtout pas voir la vérité en face et préfère s'abreuver (comme des bovins?) d'images clinquantes d'une jet-set superficielle qu'ils ne côtoieront jamais.

5. J'ai plein de projets (rêves ?) photographiques dont la plupart n'aboutiront sûrement jamais : mais qui sait que réserve la vie ? Des plus modestes et faciles à réaliser aux plus difficiles et coûteux : dans le désordre, la baies de Somme, les parcs nationaux américains, les vautours de la Drôme (bon, celui-là, c'est réalisé !), le rollier d'Europe en Camargue, la jungle du Costa-Rica, les oiseaux de Scandinavie, l'Écosse, etc... (la liste est longue !)

6. J'ai eu la chance et le privilège de croiser un des plus célèbres naturalistes du XXème siècle (si ce n'est le plus célèbre), mais, benêt que je suis (et peut-être un peu associable et timide aussi), je n'ai pas oser l'aborder : ma mémoire me jouant des tours (c'est l'âge !), pouvez vous me dire de qui il s'agit ?


Sur cette devinette, je vous souhaite un bon week-end et à lundi !

Au fait, je passe le témoin à Loïc et à Wolf. Libres à eux d'en faire ce que bon leur semble !

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27 mars 2008

Voyage au pays des vautours : Epilogue

L'heure des bilans (et des informations utiles si vous souhaitez découvrir ce magnifique endroit) a sonné !

Tout d'abord, un conseil si vous vous rendez à Rémuzat : loger sur place pour gagner du temps. J'ai testé l'unique hôtel du village : accueil sympathique, repas excellents, mais rapport qualité-prix désastreux (les chambres sont trop chères pour ce qu'elles sont). Sinon il existe moult chambres d'hôtes et aussi une sorte de vvf.

Toutes infos utiles : http://www.remuzat.com/fr/accueil.htm

Le site est facilement accessible à tous par la route et ensuite à une demi-heure de marche : avec comme inconvénient risque de surpopulation humaine en été ! Tout cela n'est pas gênant tant que l'homme reste à sa place, les vautours ne semblant pas dérangés par notre présence et se montrant même curieux !

Autre conseil, si je puis me permettre : la forte luminosité est assez "piégeuse" pour les cellules calculant l'exposition, et, de plus, il faut un autofocus assez réactif : donc, mine de rien, il ne faut pas hésiter à mitrailler car j'ai eu beaucoup de déchets  (images floues ou  trop mal exposées). Evidemment, la qualité de l'objectif est primordiale si on veut réaliser de superbes images ... Pour ma part, mon Tamron manque cruellement de piqué à sa plus longue focale (300mm) : il va falloir penser à monter en gamme !

Pour le reste, même si février est une bonne période (pas de chaleur peu de touristes), les migrants ne sont pas encore revenus : vautours percnoptères et hiboux petit ducs sont encore bien au chaud en Afrique ! Libellules et orchidées sont aussi absentes, et les papillons sont rares ...

Je n'ai pas pu testé non plus le chemin de randonnée partant de Réumuzat et montant directement au rocher du Caire : il offre, paraît-il, un beau point de vue sur les promontoires où se tiennent les vautours.

Tout cela fait de bonnes raisons pour y retourner !

Notre voyage est maintenant terminé, je vous remercie de m'avoir suivi pendant presque deux semaines dans ce petit paradis, et j'espère vous avoir donné l'envie d'aller voir par vous même !

Allez, un petit dernier (vautour) pour la route ...

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26 mars 2008

Voyage au pays des vautours : Le "meilleur de ..."

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Vol caractéristique d'un couple en "tandem" :

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Demain : Epilogue !

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25 mars 2008

Voyage au pays des vautours : Chapitre 6 : "Opération sauvetage"

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Après notre promenade au Rocher du Caire pour observer les vautours et un pique-nique ensoleillé, nous décidons de repartir. Une route "très" étroite et un peu aérienne contraint mon épouse (accompagnée de notre fille) à redescendre à pied, surtout qu'en plus il fait beau ! Bien leur en a pris !

Pour ma part, je n'ai pas le choix, je ne vais pas laissé ma machine polluante sur le plateau ... Je redescend à St May et gare mon véhicule près de la rivière. Avec mon fils, nous reprenons la route à pied pour les rejoindre. La descente ne leur ayant pas pris beaucoup de temps, nous les retrouvons vite et nous voilà tous ensemble pour finir le chemin ... (j'espère avoir été clair ...).

C'est alors que mon épouse remarque un petit animal sur le bord de la route et m'appelle. Depuis le temps que je rêvais de voir la ...

... Salamandre de feu (Salamandra salamandra)  !

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Même si les conditions ne sont pas optimum pour cette salamandre ... En effet, il s'agit d'un animal plutôt nocturne. Ayant dû être dérangée, elle risque de se faire écraser par une voiture sur cette route ! Qui plus est, il fait (assez) chaud pour un mois de février et j'ai bien peur qu'elle ne se retrouve déshydratée. Iscia (ma fille) et moi décidons de lancer l' "Opération sauvetage" !

Le temps de la récupérer, nous demandons à un conducteur de ralentir en lui montrant l'"objet" de notre requête !

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Puis nous l'installons dans le pré de l'autre côté de la route :

2008_02_R_muzat_Salamandre_03

Finalement, je trouve que l'endroit ne convient pas (pas d'ombre) et nous décidons d'effectuer quelques centaines de mètres pour l'amener près d'un ruisseau bordé d'arbres, en ayant soin de l'hydrater avec l'eau de nos gourdes.

Arrivés sur les lieux, nous décidons de lui donner un bain forcé (sans la noyer :-) !).

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Puis nous la posons délicatement sur la berge : adieu petite salamandre, portes toi bien !

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Quelque informations sur la salamandre tachetée :

Répartition : Commune en France dans beaucoup de régions forestières et humides.

Morphologie : C’est le plus gros Urodèle de France. En moyenne les individus mesurent 20 cm, mais les jeunes métamorphosés sont beaucoup plus petits (6cm environ). Le corps est massif, d’aspect boudiné, la queue relativement courte.

Coloration : Les adultes sont d’un noir luisant avec des taches jaunes ou orangées. Selon les régions, les taches peuvent être disposées en deux bandes longitudinales dorso-latérales principales qui débutent en avant de la tête et se prolongent sur la queue (Salamandra salamandra terrestris Lacepède). Les taches sont parfois irrégulièrement réparties sur le dos (Salamandra salamandra salamandra L). D’autres sous-espèces ont été décrites, parmi lesquelles S.s. fastuosa dans les Pyrénées.

Biotope : La Salamandre tachetée est l’hôte habituel des forêts de feuillus en plaine et moyenne altitude ; on la rencontre aussi  dans les forêts de résineux.

Comportement : La Salamandre est un animal discret pendant la saison estivale, son territoire étant d’ailleurs assez restreint (10 à 150 m² d’après Joly 1968). Les sorties sont nocturnes, surtout après une pluie ; ensuite, l’animal regagne son gîte, constitué par une anfractuosité dans le sol ou situé sous une pierre. Les sorties estivales sont liées à la recherche de la nourriture qui se compose de Vers, Mollusques et Myriapodes comme nous avons pu le constater en examinant les contenus stomacaux d’animaux écrasés sur le bord d’un chemin forestier dans l’Est de la France.                                  

La voracité des Salamandres adultes est confirmée par le fait qu’elles capturent des Lombrics de 15 à 20 cm de longueur.

Au cours de l’année, deux périodes d’activité plus importante sont notées ; l’une au printemps correspond à la période de ponte principale et on rencontre des Salamandres en bordure des ruisseaux ou des flaques d’eau ; la deuxième période, automnale, est souvent liée à la recherche des partenaires en vue de la reproduction. Les accouplements ont lieu entre septembre et mai selon les régions ; bien décrit par J. Joly, le comportement reproducteur de la Salamandre tachetée présente quelques particularités par rapport à d’autres espèces d’Amphibiens.                                  

Tout d’abord, l’accouplement a lieu sur le sol. Après différentes postures, le mâle se glisse sous la femelle, dépose son spermatophore puis, par un déplacement de la partie postérieure du corps, il laisse la femelle s’abaisser et appliquer son cloaque sur le spermatophore.                                 

La fécondation n’a pas lieu immédiatement et le sperme est conservé dans le réceptacle séminal des femelles.

Les salamandres sont ovovivipares et les larves ne se libèrent de leur enveloppe qu’au moment de la parturition (espèces de plaines) ou avant celle-ci (espèces d’altitude). C’est à partir de l’automne et jusqu’au printemps que les femelles recherchent les ruisselets forestiers pour y déposer leurs larves. Celles-ci, trente à quarante par femelle, nagent immédiatement et sont pourvues de branchies externes.                                  

On les distingue des larves de Tritons par la présence de petites taches jaunes à la base des pattes antérieures et à celle des pattes postérieures. Extrêmement voraces, elles consomment des Tubifex, Chironomes et autres animalcules. En fin de vie larvaire, on peut rencontrer plusieurs dizaines d’individus dans de petits trous d’eau. C’est à cette période qu’apparaît le cannibalisme ; les jeunes larves de Salamandres, en consommant des individus de leur propre espèce, accroissent non seulement leur taille, mais en plus accélèrent leur métamorphose. Selon les régions, elles quittent le milieu aquatique 4 à 6 mois après la parturition, puis deviennent terrestres. Leur croissance post-métamorphique semble assez lente.

Durant l’hiver, jeunes et adultes entrent en vie ralentie, mais l’hivernage n’est pas profond et dès que la température est favorable les animaux sortent de leur retraite.

Il est indiqué dans ces informations :

"Au cours de l’année, deux périodes d’activité plus importante sont notées ; l’une au printemps correspond à la période de ponte principale et on rencontre des Salamandres en bordure des ruisseaux ou des flaques d’eau ..."

Compte tenue de cela, pouvez-vous me dire, à la vue de cette photo, s'il s'agit d'une femelle partie à la recherche de son lieu de ponte ? Moi, j'aurais tendance à dire : fort probable .. mais je ne suis pas un spécialiste des urodèles !

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Source des informations : http://www.herpfrance.com/01SHF/liste%20especes/amphibiens/urodeles/06_salamandra_salamandra.htm

Pour voir les différentes "robes" des sous-espèces, cliquez sur ce lien (un site de référence !) :

http://www.herp.it/SpeciesPages/SalamSalam.htm

Sans oublier l'excellent site de Stéphane Vitzhum : "La passion des amphibiens" :

http://batrachos.free.fr/salamandres.htm

Demain, pas de blabla : un "Best of" des vautours !

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21 mars 2008

Voyage au pays des vautours : Chapitre 5 : Il n'y a pas que les vautours dans la vie ...

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... ou plutôt, en l'occurrence, à Rémuzat !

Le site, classé Natura 2000, est une zone ornithologique riche : outre nos trois vautours (fauve, moine et percnoptère), aigle royal, faucon pélerin, grand-duc et petit-duc se partagent aussi le site.

Ainsi que le Grand corbeau (Corvus corax), Common raven en anglais.

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Le grand corbeau a un plumage brillant avec des plumes irisées bleu- violet. Les ailes sont longues et pointues. La queue est de forme carrée et souvent légèrement déployée. C'est un corbeau de taille importante. Il a un bec long, robuste et noir, légèrement recourbé. Son bec est plus vigoureux que celui des corneilles, et couvert de crins noirs à la base de la mandibule supérieure.
Les yeux sont sombres, presque noirs. Les doigts et les courtes pattes sont noirs.
Les deux sexes sont semblables  en plumage, mais le mâle est un peu plus grand que la femelle. Le juvénile est semblable à l'adulte, mais il n'a pas les plumes brillantes.

Le grand corbeau est bruyant. Selon les différentes intentions et le contexte, il émet des séries de cris variés, et divers sons annexes. Il peut produire de 15 à 30 sortes de vocalises.
Les cris habituels sont des cris d'alarme, de poursuite et de défense  du territoire. Ce sont des cris haut-perchés et rauques « praak-praak » lancés en vol.

Le grand corbeau vit dans des habitats sauvages variés, depuis les falaises côtières jusqu'aux hautes montagnes. On le trouve aussi dans les zones boisées et les forêts ouvertes, même en terrain bas. Ils nichent dans les zones de falaises, mais on les trouve aussi dans la toundra et la forêt boréale, et même dans les zones urbaines.

Sur cette photo, il est perché sur la croix au sommet du rocher du Caire !

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DISTRIBUTION : le grand corbeau est résident dans son habitat. Il vit en Amérique du Nord, excepté la partie sud-est, en Asie, au Nord de  l'Afrique et en Europe. C'est l'une des espèces les plus répandues dans le monde.

Le grand corbeau est attiré par les charognes, et les insectes qui vivent sur ces charognes. Il est friand du placenta des brebis et des grands mammifères en général. Il se nourrit sur le sol et stocke toute sorte de nourriture. Ils sont rarement vus en train de chasser, même pour voler des oeufs ou dévorer des poussins au nid.

Ils forment des groupes lâches pendant la journée, mais se rassemblent nombreux pour dormir le soir. On les voit le plus souvent en couples ou en petits groupes.
Le grand corbeau communique par des vocalises, mais aussi par des parades. Le couple qui défend son territoire et son nid poursuit les intrus sur de longues distances, et peut engager des combats aériens.
Le grand corbeau est capable d'étudier des solutions devant de nouveaux problèmes. Il ne migre pas, mais on peut observer des mouvements saisonniers pour éviter des températures extrêmes. Cette espèce très intelligente peut survivre dans l'Arctique, aussi bien que dans le désert ou les régions tempérées.

Le grand corbeau a un vol agile et puissant. Il plane comme un rapace dans les courants thermiques à haute altitude. Il effectue des vols de parade acrobatiques et des combats aériens, faisant des loopings et des mouvements élaborés en vol. Il peut voler la tête en bas sur un kilomètre.

Source : http://www.oiseaux.net/oiseaux/grand.corbeau.html

Mardi, avant-dernier chapitre : "Opération sauvetage" - Bon week-end pascal !

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20 mars 2008

Voyage au pays des vautours : Chapitre 4 : « UBI PECORA, IBI VULTURES »

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« Là où il y a des bergers, il y a des vautours ». Cet adage romain, vieux de 2000 ans, nous rappelle qu’en Europe du sud la présence des vautours a toujours été étroitement liée au pastoralisme.

Les vautours présents sur tous les massifs de moyenne montagne du sud de la France ont, il y a plus d’un siècle, disparu des Baronnies en grande partie à cause du poison utilisé lors des campagnes de destruction du loup et de l’ours, ainsi qu’à cause de la loi sur l’équarrissage interdisant aux éleveurs de déposer leurs cadavres dans la nature.

En 1987, l’association « Vautours en Baronnies » a lancé le programme de réintroduction des vautours fauves (Gyps fulvus) et moines (Aegypius monachus) . Cette colonie a permis le retour spontané du « cousin » d’Afrique, le vautour percnoptère (Neophron percnopterus). Ce dernier, passant l’hiver en Afrique, n’est présent à Rémuzat que de mars à septembre. Je n’ai donc pas pu l’observer !

Source : Association « Vautours en Baronnies »

2008_02_R_muzat_Vautours_06

A votre droite : Le vautour moine (Aegypius monachus)

Taille 1,10 m
Envergure de 2,60 m à 2,95 m
Poids de 7 à 10 kg
Longévité jusqu'à 50 ans
Reproduction à l'âge de 3-4 ans

Le vautour moine est le plus grand rapace d'Europe. L'apparente tonsure qu'il arbore lui confère son nom.

Chez les adultes, la tête dégarnie, chauve est de couleur gris-clair avec des replis de peau bleuâtres et des marques sombres autour des iris. Chez les juvéniles, la tête est recouverte d'un duvet brun. Le bec est brun-noir. La transition avec le corps s'effectue par un collier de plumes brun sombre qu'il arbore autour du cou. Le plumage corporel est entièrement brun sombre, les pattes sont gris clair. Les juvéniles sont encore plus sombres, ils n'éclaircissent et n'atteignent leur plumage adulte qu'à l'âge de 6 ans.

Le vautour moine peut vivre en plaine, sur les plateaux ou dans les montagnes boisées, partout où il a des chances de trouver des bonnes ressources alimentaires, troupeaux d'ongulés sauvages ou domestiques. Il faut cependant reconnaître qu'il affectionne plus particulièrement les flancs de colline ou les falaises escarpées, les anfractuosités rocailleuses qui sont plus propices à de bonnes conditions de nidification.

Le vautour moine est sédentaire et ne s'éloigne guère de son aire de reproduction. Les jeunes sont vagabonds mais leurs déplacements se sont considérablement réduits par rapport à l'époque où les populations de vautours moines étaient plus conséquentes. Contrairement au vautour fauve, il n'est guère sociable, vivant en solitaire ou en petits groupes lâches.
Répartition : on peut le rencontrer en Espagne, à Majorque, en Sicile, sur la péninsule balkanique jusqu'en Asie Centrale, en Inde et en Chine. En France où il avait totalement disparu il a eté réintroduit artificiellement dans les falaises des Grands Causses ainsi que dans les Baronnies (Drôme).

Il pratique souvent le vol plané circulaire. En vol battu, sa cadence de battements est lente et les mouvement sont amples. D'autre part, c'est un adepte de la parade nuptiale : les deux adultes s'envolent ensemble et celui qui est au-dessus touche le dos de son partenaire avec ses serres pendantes avant qu'ils ne se séparent.

Le vautour niche généralement sur un arbre isolé à flanc de colline, à une hauteur respectable, entre 5 et 20 mètres. Le couple confectionne son aire avec de grosses branches au début du mois d'octobre. La femelle pond un oeuf unique et les deux partenaires se relaient pour mener à terme la couvaison qui dure environ de 50 à 55 jours. Le séjour au nid pour les oisillions dure entre 100 et 120 jours mais même après l'envol, les jeunes vautours restent dépendant des adultes pour ce qui concerne le nourrissage.

Il se nourrit presque exclusivement de charognes mais il ne s'interdit pas de s'attaquer à un animal lent ou handicapé par la maladie. En cas de dispute pour l'attribution d'un cadavre, son gabarit et sa forte envergure lui permettent de prendre le dessus sur les autres concurrents lors de la curée. 

Source : http://www.oiseaux.net/oiseaux/vautour.moine.html

Sur la colonie de plus d'une centaine de vautours, il n'y à qu'une dizaine de vautours moines, d'où la difficulté à vous proposer une "belle" photographie de ce dernier !

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A votre gauche : Le vautour fauve (Gyps fulvus)

Taille 1m
Envergure de 2,50 m à 2,80 m
Poids entre 8 et 11 kg
Longévité jusqu'à 50 ans
Reproduction à l'âge de 3-4 ans

Son crâne recouvert d'un duvet blanc est prolongé par un cou étroit et long d'où émerge une collerette de plumes hérissées blanches et duveteuses. Le bec puissant de couleur corne est pâle, les yeux jaunes. L'ensemble de la poitrine et du ventre fauve contraste harmonieusement avec le dos et le croupion chamois-brun. Les rémiges et les plumes de la queue courte et carrée adoptent une coloration brun-foncé noir. Le dessous est recouvert de stries brunes.

Le vautour fauve fréquente les paysages ouverts avec falaises et dénivelés importants. Ceci correspond à ce que l'on pourrait appeler région de moyenne montagne. Il apprécie les climats chauds et ensoleillés, aussi peut-on fréquemment l'observer sur les corniches, les rebords des failles et dans les cavernes des massifs méditerranéens.

Les vautours fauves vivent en colonies et prospectent en grandes orbes. Quittant la colonie dès l'aurore, ils ne la réintègrent qu'en fin d'après-midi. Les couples se forment à vie. Les adultes sont sédentaires tandis que les juvéniles et les immatures entament une migration à partir de l'automne vers l'Afrique et jusqu'au sud du Sahara.

 Incapable de pratiquer le vol battu pendant une longue période, il profite des courants ascendants pour s'élever dans les airs.

Le nid est constitué de quelques branches, en général peu nombreuses à cet altitude, sur des falaises, des parois rocheuses, dans des cavités, à l'abri d'assaillants éventuels.  L'accouplement s'effectue fin décembre et la femelle pond un œuf unique dans le courant du mois de janvier. L'incubation est d'autant plus difficile qu'elle se déroule en plein cœur de l'hiver et dure de 48 à 55 jours. L'éclosion a donc lieu entre fin mars et début avril. L'élevage du poussin dure entre 110 et 115 jours et ses chances de survie augmentent dans la proportion où la fonte des neiges fait apparaître plus ou moins de cadavres jusque là dissimulés.

Le vautour fauve est nécrophage strict, c'est à dire qu'il se nourrit exclusivement de cadavres. Son bec puissant est capable de déchirer les tissus les plus résistants mais sa morphologie et ses grosses pattes de poule inaptes à la préhension le rendent incapable de s'attaquer à la moindre proie vivante. Son odorat est faible mais sa vue est exceptionnelle si bien que, lorsqu'un vautour aperçoit une charogne, mouton, chèvre ou izard, il alerte l'ensemble de la colonie et c'est la curée. Quoiqu'ils ne dédaignent pas la chair putréfiée, les vautours fauves préfèrent la consommer fraîche. Les carcasses sont intégralement nettoyées et ils ne restent que les os qui sont dévolus aux gypaètes barbus.

Source : http://www.oiseaux.net/oiseaux/vautour.fauve.html


Des oiseaux complémentaires :

La présence des différentes espèces de vautours sur un cadavre lors d'une curée est très complémentaire. En effet, chacun a un rôle bien précis. Le vautour fauve intervient en premier : il entame le cadavre par les orifices naturels et se nourrit principalement de tissus mous (viandes et viscères). Le vautour moine, avec son bec plus tranchant, s'alimente de parties plus coriaces tels que les cartilages, les tendons, la peau. Le vautour percnoptère, peu exigeant, profite des restes. Une vingtaine de vautours est capable de consommer le cadavre d'une brebis en quinze minutes. La mission d'équarrissage est donc rapide, efficace et complète. En consommant rapidement un cadavre, les vautours luttent ainsi, de manière naturelle, contre la propagation des maladies. En effet, le tube digestif du vautour est un "cul de sac" pour les virus, bactéries et autres germes. On peut don parler de complémentarité entre les troupeaux et les vautours qui partagent les mêmes espaces naturels.

Source : Association « Vautours en Baronnies »

Demain, chapitre 5 : il n'y a pas que les vautours dans la vie !


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19 mars 2008

Voyage au pays des vautours : Chapitre 3 : Plein la vue

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Jeudi 28/02 - 8h00 environ ...

Un coup d'œil sur le rocher du Caire : grand beau temps ! Pas de vautour en vue, il ne fait pas encore assez chaud ...

2008_02_R_muzat_Rocher_01

Le temps de petit-déjeuner et en route (et en voiture ) pour le plateau de St Laurent. Après une montée sur une route très étroite, nous nous garons sur le parking réservé à cet usage et nous empruntons le chemin devant nous mener au rocher du Caire.

Une température agréable et un faible dénivelé rendent cette ballade facile. Quelques passereaux nous accompagnent mais nous les dédaignons, car nous sommes venus pour les "géants" du Caire !

Plus nous approchons, plus les conditions de vol des vautours sont favorables, et ils commencent à se faire voir en nombre :

2008_02_R_muzat_Rocher_02

Nous continuons notre approche. Nous ne sommes plus qu'à quelques centaines de mètres du rocher du Caire, donc de la falaise ...

2008_02_R_muzat_Rocher_03

AU fur et à mesure de notre avancée, les vautours deviennent (bien) visibles :

2008_02_R_muzat_Vautours_01

Et, enfin, arrivés à destination, c'est vrai, nous en prenons plein la vue !

2008_02_R_muzat_Vautours_02

Et là, vous n'avez que l'image... !

De plus, ils volaient si près de nous que nous pouvions entendre le bruit du vent passant dans leurs rémiges ... Fabuleux !

2008_02_R_muzat_Vautours_03

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Demain, chapitre 4, et je fais les présentations !

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18 mars 2008

Voyage au pays des vautours : Chapitre 2 : Premiers contacts

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Lorsque, par la route, vous arrivez à l'entrée des gorges de St May, et, alors que vous êtes à une dizaine de kilomètres de votre destination finale, vous apercevez votre premier vautour, c'est l'excitation !

Puis, quand vous atteignez Rémuzat même et que vous voyez une dizaine de vautours dans le ciel, c'est l'émerveillement !

Comme c'est midi, et que le temps est assez clément, nous décidons de pique-niquer au pied des falaises pour observer (un peu de loin, quand même) les fameux oiseaux. Premières observations, premières photos, pas trop réussies :-( ! Le 70-300 montre ici ses limites !

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Fin du pique-nique. Petit café à la terrasse du bar du village (vue exceptionnelle sur les vautours encore ...) en attendant l'ouverture de la maison des vautours où j'espère glaner de précieux renseignements.

Mais manque de chance, fermeture exceptionnelle ce mercredi après-midi . Et demain, fermeture habituelle tout le jeudi ! Tant pis pour mes renseignements !

Nous décidons de visiter le petit village perché et pittoresque de St May, dans les gorges du même nom. Pour être pittoresque, il l'est, au-dessus de la rivière et des gorges ! Et puis, pas foule de touristes (en fait, mise à part nous, pas de touristes du tout !).

La particularité de ce village : outre sa beauté, son cimetière, perché au sommet d'un piton rocher, accessible seulement par un chemin : autant vous dire que mausolées et pierres tombales en marbre sont inexistantes !

Quelques mésanges à longue queue nous accompagnent. L'une d'elle veut bien se laisser tirer le portrait !

2008_02_R_muzat_M_sange_01

En redescendant du village, deux petits panneaux signalétiques attirent mon regard : sur l'un est marqué "Vautours", sur l'autre "St-Laurent". Ainsi, c'est d'ici que part la fameuse route permettant d'atteindre le plateau de St Laurent et le rocher du Caire : je me suis souvenu d'avoir lu cette info dans un guide !

Du coup, j'entraîne (à pied) ma famille sur cette route. Mais une luminosité déclinante, le manque de motivation (et le mal de tête) de ma fille ainsi que l'inconnue sur la distance à parcourir nous font rebrousser chemin.

Mais ce n'est que partie remise au lendemain ! Car la spirale de vautours présents dans le ciel me semble de bonne augure ...

2008_02_R_muzat_Spirale_01

Demain, chapitre 3 : Plein la vue !


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17 mars 2008

Voyage au pays des vautours : Chapitre 1 : Les Baronnies

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Cela faisait bien quelques années que l'idée trottait dans ma tête : aller à la rencontre et photographier les vautours de Rémuzat, dans la Drôme, au confins des Hautes-Alpes.

Décision fût prise pour ces vacances de février. Le beau temps allait-il durer ? Aurons nous de bonnes conditions météo ? Après avoir étudié les prévisions, nous décidons de partir en cette dernière semaine de février, plus précisément le mercredi 27.

Mais avant tout, plantons le décor !

Rémuzat, chef lieu de canton dans la Drôme provençale, dans la région des Baronnies, aux maisons de pierre et aux toits en tuile d'argile ... Un décor de carte postale, où l'on sent déjà la lavande et le bleu intense du ciel ... Sauf que pour la lavande, en février ... 400 habitants environ, 447 mètres d'altitudes, et, en cette période, (très) peu de touristes : l'endroit rêvé !

Bref historique
Les Baronnies tirent leur nom des Barons de Mévouillon et de Montauban qui, du XI au XIIIe siècle avaient acquis une grande indépendance sous la suzeraineté lointaine des Empereurs d’Allemagne.Leur territoire peuplé depuis la préhistoire et profondément marqué par l’influence romaine a connu toutes les vicissitudes de l’histoire de France. Certaines ont été durement ressenties, telles les guerres de religion au XVIe siècle et plus près de nous, les guerres mondiales ; la première par la saignée qu’elle a provoquée dans la population, la seconde par la Résistance, très active dans la région.De cette longue histoire résulte un sentiment de solidarité, d’appartenance à un même pays, en dépit des divisions administratives actuelles, qui explique la large adhésion des Baronniards et de leurs élus au récent projet de création d’un part naturel régional des Baronnies.

2008_02_Baronnies_01

Géographie
Ce territoire fait partie des Pré-Alpes du sud : limité à l’est par le Buech de Serres à Sisteron, au sud par le Ventoux et la Montagne de Lure, à l’ouest par les plaines de la vallée du Rhône, au nord, de manière plus floue, par le pays de Dieulefit et le Diois.Ce (petit) pays est maintenant à cheval sur 4 départements : en majorité en Drôme et dans les Hautes-Alpes, en partie dans les Alpes de Haute-Provence et en partie dans le Vaucluse. Ce territoire est composé de moyennes montagnes calcaires. La plupart des sommets ont une altitude comprise entre 1000 et 1600 m. Les petites vallées parfois creusées en gorges par les cours d’eau sont orientées en tous sens. L’ensemble crée un relief très compartimenté.« Partout des corniches abruptes couronnent des versants raides ; Jamais de surfaces planes étendues, … morcellement extrême en toutes petites cellules, combes ou cuvettes synclinales isolées par des gorges sauvages ou des cluses étroites. » Jean Masseport 1960.En conséquence, circuler dans les Baronnies implique « … qu’il faut bien souvent gravir ou dévaler les lacets d’un col, franchir un étroit goulet ou négocier une suite de virages. » Jean-Claude Daumas 1996 « Montagnes drômoises ».En revanche, on y circule la plupart du temps sous le soleil de Provence. Ce pays possède un climat à la fois méditerranéen – nous sommes en Provence - et une petite fraîcheur alpine pas désagréable – nous sommes en moyenne montagne. En hiver, la neige vient parfois recouvrir les sommets. En été, on cherche l’ombre de la sieste au chant des cigales.Cette double influence, de la Méditerranée et des Alpes, crée une richesse étonnante de la flore et la faune.

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La Flore
L’endroit sent la lavande et le sapin. On trouve au pied des chênes verts et des chênes pubescents de très nombreuses espèces d’orchidées. La rarissime pivoine s’épanouie dans les éboulis calcaires ou sur les crêtes tandis que le Sabot-de-Vénus se cache sous les hêtres. L’Euphorbe et la Catamanche poussant au soleil du midi. La gentiane de Koch et les Hélianthèmes colorent les pelouses d’altitude que les chamois ne manquent pas de fréquenter.

La Faune
Les vautours fauves planent dans l’azur. Les chevreuils et les sangliers se cachent dans la garrigue. Le Hibou Grand Duc surveille son territoire de sa falaise. Le lézard vert tente d’échapper au circaète Jean-le-Blanc, aigle mangeur de reptiles. L’aigle royal cherche le lièvre imprudent ou malade.Mais cette faune n’est pas seule dans la nature. L’homme s’est installé ici il y a bien longtemps.

Source : http://www.gpenb.com/baronnies.html

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Voilà, le décor est planté ! Demain, ne manquez pas le chapitre 2 : Premiers contacts !

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