29 novembre 2008
Porte-coupe (de feu ?)
Drôle de nom pour ce zygoptère : Portecoupe holarctique, plus communément appelé Agrion porte-coupe (Enallagma cyathigerum).
J'ai rencontré ce zygoptère durant le mois d'août pendant une ballade dans les Monts du Lyonnais, non loin de Riverie (69).
Riverie (69) - 300mm F5,6 à 1/250ème - 200 iso - 21 août 2008 - Non recadrée
Riverie (69) - 300mm F8 à 1/750ème - 200 iso - 21 août 2008 - Recadrée
Identification :
Probablement l'espèce la plus largement répandue d'Europe. Les mâles se distinguent facilement par le dessin noir en forme de champignon ou de coupe sur S2 ; les femelles par les torpilles noires de S3 à S7. Par rapport aux autres coenagrionidés, le bleu est différent.
Critères à observer :
· grandes taches postoculaires,
· bandes antéhumérales normalement au moins aussi larges que la bande humérale noire qu'elles surplombent,
· mâle doté d'un dessin en forme de champignon (pointu ou arrondi, avec ou sans pied, avec ou sans extensions latérales en forme d'aile) ou de coupe sur S2,
· S8-S9 entièrement bleus, formant une tache caudale,
· femelle marquée dorsalement d'une série de dessins noirs en forme de torpilles.
28 novembre 2008
Drôle de bête !
Difficile d’identifier une larve d’amphibien quand on n’est pas un spécialiste en herpétologie. Avec cette seule photo correcte, prise dans un petit bassin du village de Riverie (Rhône), il m’a fallu faire quelque recherche sur internet.
A priori, j’avais à faire à une larve de triton ou bien une larve de salamandre.

Riverie (69) - 180mm F8 à 1/250ème - 400 iso - 21 août 2008 - Non recadrée
Vu sur Wikipédia, cette larve de salamandre :
Apparemment, cela à l’air de coller, mise à part les branchies, mais sachant que celle-ci disparaisse à un stade de l’évolution, je ne dois pas en tenir compte.
Quant à la larve de triton, cela ressemble à cela :
Image copyright : Reptiles et amphibiens de France (http://www.herpfrance.com/fr/)
Bon, du coup, c’est pas évident ! Mais en regardant plus précisément les infos contenu dans Wikipédia, on peut lire cela : « Larve de salamandre : les taches jaunes à la base des pattes sont caractéristiques, permettant de différentier la larve de celles des tritons » et cela « Les larves de salamandres présentes des marques jaunâtres et/ou brillantes à la base des pattes, dans leur partie proximale. Ces marques permettent de faire la différence avec les larves de tritons dans les biotopes où ils sont tous les deux présents. ».
Du coup, ces tâches étant absentes, j’en conclu que j’ai à faire à une larve de triton. Oui, bien certes, mais lequel ? Alpestre ? Crête ? Marbré ? Palmé ? Difficile à dire compte tenu de la photo ! Avis aux spécialistes qui passeraient sur ce blog …
27 novembre 2008
Et plus si affinité !
Encore une nouvelle Aeschne, repérée comme il se doit dans la végétation de la R.N. des landes de Montagny par Madame !
Posée dans un prunelier, dont les fruits sont appelés “plosses” (nom donné régionalement (Bourbonnais, Bugey, Charolais, Franche-Comté, Sologne …)) , nous l’avons surnommé affectueusement « Tête de plosse » ou « Tête de myrtille » à cause de la couleur de ses yeux !
Montagny (69) - 180 mm F8 à 1/250ème - 400 iso - 20 août 2008 - Légèrement recadrée
Avec un bon guide, l'identification de cette aeschne n'est pas un exercice trop compliqué ! Couleur bleu vif de l'abdomen et des yeux, bandes antéhumérales courtes, dessin en forme de masque noir sur S2 : pas de doute possible, il s'agit d'une Aeschne affine (Aeshna affinis).
Montagny (69) - 220 mm F6,7 à 1/250ème - 200 iso - 20 août 2008 - Non recadrée
Les mâles s'observent souvent patrouillant d'un vol bas au-dessus de zones humides On les repère alors facilement à leurs couleurs vives : yeux et abdomen bleus, thorax essentiellement vert. Les bandes antéhumérales sont vertes. Les mâles arborent un dessin en forme de masque noir caractéristique sur S2. Peu farouches (c'est vrai !), ils se perchent souvent (la preuve en photos !). C'est la seule espèce d'aeschne à pondre en tandem.
Montagny (69) - 240 mm F6,7 à 1/350ème - 200 iso - 20 août 2008 - Non recadrée
On trouve cette espèce en zone centrale de l'Europe, mais rarement abondante, avec une préférence pour les eaux stagnantes à assèchement estival et riches en hélophytes, parfois saumâtres. Elle est absente en Scandinavie et en Grande-Bretagne, ainsi que dans le sud de la péninsule ibérique. Elle vole de mai à septembre, avec un pic en juillet et en août.
Montagny (69) - 300 mm F6,7 à 1/250ème - 200 iso - 20 août 2008 - Non recadrée
26 novembre 2008
Le symposium des sympétrums
Plusieurs sympétrums, tranquillement installés chacun sur son bout de barbelé, prennent un bain de soleil tout en guettant de leur perchoir artificiel le passage de quelques mets délicats.
Peu farouches, ils se laissent facilement photographier … J'en profite pour varier les points de vue et rechercher les plus beaux arrière-plans, le plus flou et le plus uni possible … comme il se doit !
Messimy (69) - 180 mm F8 à 1/250ème - 800 iso - 18 août 2008
Pas trop de difficulté pour son identification : noir ne descendant pas le long des yeux, thorax avec bandes jaunâtres, pattes noires rayées de jaune : ce sont des Sympétrums striés (Sympetrum striolatum).
Messimy (69) - 200 mm F8 à 1/250ème - 200 iso - 18 août 2008
La coloration générale montre qu'il s'agit probablement d' immatures. Sur la première photo, la lame vulvaire saillante est visible au bout de l'abdomen : il s'agit donc d'une demoiselle !
Messimy (69) - 200 mm F8 à 1/500ème - 200 iso - 18 août 2008
Messimy (69) - 200 mm F8 à 1/500ème - 200 iso - 18 août 2008
25 novembre 2008
Nouveau locataire !
A Messimy, dans le Rhône, au lieu dit “Les Moulins”, la rivière Garon coule et il existe même une petite cascade. De là part aussi un bief qui servait (et même sert encore) à alimenter en eau les moulins.
Outre les Calopteyx virgo, j'avais pu aussi observer, comme anisoptère, à la fin du mois de juin, des Libellules déprimées (Libellula depressa).
Oui mais voilà, en cette mi-août, point de libellules déprimées … Parties, disparues !!! Toutefois, en lieu et place, un odonate imposant, qui patrouille inlassablement au-dessus de l'eau … aucun doute possible, même si c'est la première fois que je l'observe : il s'agit d'un Cordulégastre.
Messimy (69) - 220 mm, F8 à 1/180ème, 200 iso- 18 août 2008 - Recadrée
Les cordulégastres se reconnaissent facilement à leur grande taille (70-100 mm), leurs yeux qui ne se touchent qu'en un seul point et leur couleur noir et jaune. Sur un lieu, ils sont souvent les seuls anisoptères présents.
Remarque : information à prendre avec modération, car à cet endroit j'ai pu observer des sympétrums.
En France, deux espèces sont observables : le Cordulégastre annelé (Cordulegaster boltonii) et le Cordulégastre bidenté (Cordulegaster bidentata).
Les critères permettant de les distinguer sont (entre autres) :
- le triangle anal (le plus souvent à 5 cellules chez l'annelé, à 3 cellules chez le bidenté),
- le triangle occipital sur le dessus de la tête (jaune chez l'annelé, noir chez le bidenté),
- une marque sur le côté du 1er segment de l'abdomen (en forme de C inversé chez l'annelé, oblique chez le bidenté).
Le triangle occipital étant jaune (bien visible sur la première photo), il s'agit probablement d'un Cordulégastre annelé (Cordulegaster boltonii).

Messimy (69) - 220 mm, F8 à 1/180ème, 200 iso- 18 août 2008 - Non recadrée
22 novembre 2008
L’accentuation, qu’est-ce que c’est ?
Il m’arrive parfois d’interpeller amicalement certains bloggeurs en leur disant : « Ta photo est super, bien composée avec une belle lumière, c’est dommage qu’elle soit un peu floue… » (cela doit rappeler des souvenirs à certaines !) et eux de me répondre « Mais non, en grand elle n’est pas floue, cela doit être la compression ! » (j’ai pas l’air bête dans ce cas …).
Pour éviter cet écueil, il y a quelques règles simples à respecter quant on publie ses photos sur le web en réduisant leur taille (généralement en 800 x environ 600 pixels).
Pour ce faire, je me suis basé sur les excellents articles de Cedric GIRARD, sur le blog AUBE-NATURE.com
Par nature, les reflex numériques produisent des images dites douces (pas ou peu accentuées au niveau de la netteté) de manière à laisser à l'utilisateur une grande latitude en matière de post-traitement, De plus, cette netteté, déjà faible, diminue lorsque l’on réduit la taille de l’image.
Mais pas de panique, des logiciels comme Photoshop permettent de pallier ce problème !
Celle que j’utilise est dite « Technique du masque flou en mode Lab ». Classique et bien connue, cette technique s'appuie sur l'utilisation du simple "Masque flou" ("Unsharp mask" dans la version anglophone de Photoshop, "Accentuation" dans la version française) que l'on applique sur la couche luminance de l'image, préalablement passée en mode Lab.
N'appliquer l'accentuation que sur la couche luminance permet de limiter l'amplification du bruit chromatique dans l'image.
Cette technique est très simple et ne nécessite que quelques clics de souris. Je vous laisse découvrir les manipulations sur ces deux sites, aux adresses suivantes :
http://www.aube-nature.com/technique_photoshop_accentuation.php
http://www.vincentlucphoto.com/accentuation-nettete-PS-7.html
Encore merci à Cedric GIRARD et Vincent LUC pour leurs explications … lumineuses !
Cedric GIRARD (encore lui !) nous permet d’approfondir nos connaissances sur cette technique de masque flou à cette adresse :
http://www.aube-nature.com/technique-photoshop-accentuation-masque-flou.php
Prenez le temps de lire ce second article sur les techniques d'accentuation avec Photoshop, qui aborde l'aspect théorique du filtre d'accentuation, de manière à bien comprendre son fonctionnement, pour mieux l'utiliser ensuite.
Et comme une photo vaut mieux qu’un long discours …
Photo sans la technique d’accentuation du masque flou :
Photo avec la technique d’accentuation du masque flou :
21 novembre 2008
Comme un diadème …
L'épeire diadème (Araneus diadematus) est une araignée que l'on rencontre communément en Europe.
Elle est facilement reconnaissable au dessin en forme de croix, de couleur claire, que l'on trouve sur son abdomen, qui lui est de couleur brune.
Les deux sexes de l'espèce ont un aspect assez différent, principalement au niveau de la taille (dimorphisme sexuel). Ainsi, les individus mâles font moins d'un centimètre alors que les femelles peuvent atteindre deux centimètres et ont un abdomen plus volumineux, de forme arrondie.
Mornant (69) - 180 mm F8 à 1/60ème, 800 iso - 17 août 2008 - Non recadrée
Une autre de ses particularités est la création de toiles de dimensions très importantes par rapport à sa propre taille, puisqu'elles peuvent atteindre exceptionnellement 100 cm. La toile est refaite tous les jours : l'épeire ne répare pas sa toile et la recommence tous les matins
Du fait de sa taille réduite, le mâle doit faire extrêmement attention lorsqu'il souhaite approcher la femelle car elle risque de l'attaquer et de le dévorer comme n'importe quelle autre proie. Pour éviter cela, il se munit généralement d'une offrande, sous la forme d'un insecte.
Une fois fécondée, la femelle dépose ses œufs dans un cocon protecteur avant de se laisser tomber pour mourir d'épuisement. À l'éclosion de l'œuf, la jeune épeire a déjà toutes les caractéristiques d'un adulte, en dehors de la taille et des organes génitaux. Cette espèce a une durée de vie d'un an.
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Araneus_diadematus
20 novembre 2008
Pas content (de moi)
Si ce mois d’août a été fourni en rencontres avec l’Argiope fasciée (Argiope bruennichi) (je me souviens d’une journée où j’ai bien dû en « croiser » au moins une vingtaine dans les coteaux du lyonnais, et ce à jeun je précise !), je n’ai toutefois pas réussi à réaliser une seule photo qui me satisfasse vraiment.
Mais je vous laisse juge …
Sur celle-ci l’abdomen est à peu près net, mais la tête est floue :
Mornant (69) - 180 mm F6,7 à 1/180ème, 800 iso - 17 août 2008 - Non recadrée
Sur celle-ci la tête est nette, mais l’abdomen est flou :
Mornant (69) - 180 mm F6,7 à 1/180ème, 800 iso - 17 août 2008 - Non recadrée
Si l’on regarde les exifs (je vous ai déjà expliqué ce que c’était, se reporter à la catégorie technique photo si besoin …), c’est normal car f6,7 est une trop grande ouverture. Compte tenu de la taille de la bête, il aurait fallu monter à f8 ou f11, mais il n’y avait pas assez de lumière (sauf à monter en iso).
Bon, j’ entends les possesseurs de compact et de bridge pouffer (car ils n’ont pas ce problème, disposant d’une grande profondeur de champ en mode macro), mais à contrario ils ne peuvent pas réaliser des images avec de beaux fonds flous …(bien fait pour eux, na ! )
Quoi qu’il en soit, je trouve cette araignée bien jolie.
L'argiope frelon (Argiope bruennichi), encore appelée argiope rayée, argiope fasciée ou épeire fasciée, est une araignée de la famille des Araneidae. Elle a initialement été décrite comme une espèce du genre Araneus (celui de l’épeire diadème)
L'argiope frelon est une araignée orbitèle (araignée dont les toiles sont tissées de manière circulaire). Pour chasser, elle bâtit une toile géométrique (orbiculaire, forme proche du cercle) dans la végétation, à moins d'un mètre de hauteur. Elle comporte de 19 à 41 rayons (généralement 30) Cela lui prend environ une heure à l'aube ou au crépuscule. Son camouflage jaune et noir repousse les oiseaux qui la prennent pour une guêpe.
De nombreuses théories ont été avancées pour expliquer la présence du stabilimentum : c'est un motif blanc en zig-zag qui se trouve sur la toile. L'une d'elles affirme qu'il contribue à attirer les proies du fait de sa grande brillance dans le spectre des ultra-violets que les insectes perçoivent. Une autre zone de soie plus dense se trouve au centre de la toile.
L'araignée immobilise sa proie grâce à un venin paralysant. Il est inoculé par l'intermédiaire des crochets portés par les chélicères au sommet desquels s'ouvre un minuscule orifice. Comme chez les autres araignées, l'Argiope dilue les chairs de sa proie, grâce à son venin et surtout les sucs digestifs que l'araignée régurgite.
Elle se nourrit principalement de sauterelles, de mouches et d'abeilles, et peut dévorer jusqu'à 4 sauterelles par jour.
Originaire du Bassin méditerranéen, l'argiope frelon se rencontre désormais dans toute l'Europe centrale et septentrionale.
Elle fait sa toile dans les hautes herbes et les champs en friche ou dans les vallées chaudes et humides. On la rencontre également à la limite des bois.
L'argiope présente un dimorphisme sexuel. Le mâle est plus petit et plus terne que la femelle.
Le mâle, au terme de l'accouplement, abandonne son appareil copulateur ce qui diminue les chances d'un rival de féconder la même femelle. Après l'accouplement, la femelle pond rapidement 200 à 300 œufs dans un cocon de couleur brune suspendu dans les graminées peu au dessus du sol. Les œufs hivernent à l'abri du gel.
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Argiope_frelon
19 novembre 2008
Casse-tête (pour rester poli !)
L’identification de ce piéride me pose vraiment un problème, et la consultation des guides ne m’éclairent guère : entre le Fluoré (Colias alfacariensis), le Souci (Colias crocea) et le Soufré (Colias hyale), nous avons à faire à une véritable famille de clones ! Sachant de plus que la couleur n’est jamais un critère fiable pour l’identification, je n’arrive pas à identifier par le verso ce coliadinae !
Mornant (69) - 180 mm F8 à 1/350ème, 200 iso - 17 août 2008 - Non recadrée
Si quelqu’un a une piste, je suis preneur …
Mornant (69) - 180 mm F8 à 1/350ème, 200 iso - 17 août 2008 - Non recadrée
18 novembre 2008
Monsieur Leste vert
Ce mâle de Leste vert (Lestes viridis) nous montre ses superbes appendices anaux dont la pâleur contraste avec le vert métallique du corps.
Taluyers (69) - 300 mm F5,6 à 1/250ème, 200 iso - 16 août 2008 - Non recadrée
![[Dans mon jardin] - In my garden](http://storage.canalblog.com/34/04/349287/18597223_q.jpg)
































