Photographie Nature

Photographies de la faune et de la flore sauvage

01 décembre 2009

Mythes et légendes de Brocéliande : Le Hêtre de Ponthus …

Cet hêtre majestueux de plus de 300 ans est un arbre magnifique, dur à trouver car il n'y a aucune indication (près de la Fontaine de Barenton). Arbre de légende au plus profond de la forêt de Paimpont, il fut planté par le chevalier Ponthus pour célébrer sa victoire face à l'ennemi, sur les ruines d'un château.


Le lieu est pour le moins splendide, tout empli de magies et de mystères, que mes modestes photos ont vraiment du mal à retraduire. On s’attendrait presque à voir sorcières et korrigans menaient une ronde endiablée autour de l’arbre …

2009_08_11_H_tre_01

Brocéliande – Le Hêtre de Ponthus - 11 août 2009 - 26mm F5,6 au 1/60ème - 400 iso – Non recadrée

Le dernier cycle de la Table Ronde, le Roman de Ponthus, oeuvre du XIVe siècle, a aussi pour thêatre Brocéliande où se passe l’un de ses principaux épisodes.


Ponthus, fils du roi de Galice, en Espagne, fait naufrage avec quatorze de ses compagnons. sur la côte du Morbihan et est recueilli à Vannes par le roi de la Petite Bretagne. Il rencontre à sa cour plusieurs seigneurs, entre autres le sire de Gaël, seigneur de Brocéliande, avec lequel il se lie d’amitié. Le sire de Gaël a une fille, Sidonie, belle comme l’aurore, et Ponthus en devient éperdument amoureux.

2009_08_11_H_tre_02

Brocéliande – Le Hêtre de Ponthus - 11 août 2009 - 55mm F5,6 au 1/45ème - 400 iso – Non recadrée

La jouvencelle ne reste pas insensible aux sentiments qu’éprouve pour elle le chevalier espagnol ; elle y répond par un égal amour. Cependant, avant que la gente pucelle ne lui accorde sa main, Ponthus doit triompher d’un certain nombre d’épreuves ; adonc il s’éloigne en quête d’aventures chevaleresques qui le conduisent à Rennes, Saint-Malo, Monfort, au château de la Roche Perdue, jadis bâti sur un rocher par Merlin à la sortie du Val sans Retour.


Revenant vainqueur à Vannes, il est fait connétable par le roi de la Petite Bretagne.Hélas ! des perfides, jaloux de sa renommée, le desservent vilainement dans l’esprit de Sidonie qui lui signifie sa disgrâce. Il se retire en Brocéliande, au château de Ballanton ou Barenton, depuis le château de Ponthus, et fait assavoir qu’il combattra, chaque mardi, dans le champ clos des Tournois, près de la fontaine de Barenton, tout chevalier qui voudra jouter contre lui. Cinquante champions se présentent successivement, il triomphe de tous et les envoie prisonniers à sa chère Sidonie auprès de laquelle il rentre en grâce et qu’il épouse. Depuis ce jour Ponthus resta seigneur d’une partie de Brocéliande.

2009_08_11_H_tre_03

Brocéliande – Le Hêtre de Ponthus - 11 août 2009 - 55mm F5,6 au 1/30ème - 400 iso – Non recadrée

Au plus profond de la forêt de Brocéliande, le hêtre de Ponthus s'est élevé sur les vestiges d'un château détruit, jadis, par Dieu lui-même. En ces temps-là, le chevalier de Ponthus désespérait de ne point avoir de progéniture. "Il me faut un enfant, qu'il vienne du diable ou de Dieu !", s'écria-t-il du haut de la plus haute des tours de son château. Dieu fit la sourde oreille. Mais le diable était tout ouïe.

2009_08_11_H_tre_04

Brocéliande – Le Hêtre de Ponthus - 11 août 2009 - 18mm F5,6 au 1/45ème - 400 iso – Non recadrée

Malin prit le chevalier au mot : neuf mois plus tard, à la faveur d'une éclipse de lune, la châtelaine accouchait d'un petit monstre velu. A peine sorti du ventre de sa mère, le petit diable sauta sur le haut d'une énorme armoire puis se blottit sous un buffet. "Sinistre présage !" prophétisa la sage-femme avant de s'enfuir à toutes enjambées.


2009_08_11_H_tre_05

Brocéliande – Le Hêtre de Ponthus - 11 août 2009 - 18mm F3,5 au 1/45ème - 400 iso – Non recadrée

En ces temps là, il fit grand vent. La tempête venait de l'océan. Elle épargna la forêt, mais détruisit le château qui, emporté par une bourrasque, s'écroula sur ses occupants. Le souffle de l'apocalypse avait renversé les remparts pour laisser place à un magnifique hêtre qui domine toujours les hauteurs de Brocéliande.


Sources :

http://lieuxsacres.canalblog.com/archives/broceliande__35_ille_et_vilaine_/index.html

http://www.larcenciel-forum.com/spip.php?article218

http://www.bretagne-web.net/legendes_de_bretagne.html

Posté par jma69 à 08:00 - Ambiances et paysages - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

30 novembre 2009

Mythes et légendes de Brocéliande : Le Val sans retour …

Tout d’abord, il m’appartient, avant d’aller plus en avant, d’indiquer que la forêt de Brocéliande dont je parle est en vérité la forêt domaniale de Paimpont, à cheval sur l’ Ille et Vilaine et le Morbihan.


Guillaume Kerfontaine, spécialiste de Brocéliande, conteste ce fait et situe, comme l’a fait Chateaubriand dans « Mémoires d’outre tombe », la forêt de Brocéliande du côté de Dol-de-Bretagne. Pour plus d’information sur cette théorie : http://www.paysdebroceliande.com/broualan/broceliande-paimpont.html


Toutefois, les défenseurs de Paimpont rétorque que dans le "Le Roman de Rou". (texte en vers), le poète Normand Robert Wace situe la fontaine de Barenton en Brocéliande. Puisque Barenton coule en forêt de Paimpont, la vraie Brocéliande s'étend donc sur Paimpont.

Pour plus d’information sur cette théorie : http://www.britia.com/articles/paimpont.php


Les 7 000 hectares de bois qui entourent Paimpont sont les restes d'une futaie plus dense et beaucoup plus étendue dans laquelle on a l'habitude de situer maints épisodes des romans de la Table Ronde et de la légende arthurienne. C'est une forêt de feuillus, chênes et hêtres principalement, avec des peuplements de résineux soit en inclusion après des coupes à blanc soit sur la périphérie comme transition avec la lande. Elle occupe principalement le territoire de la commune de Paimpont, mais s'étend sur des communes limitrophes, principalement Guer et Beignon au sud, Saint-Péran au nord-est et Concoret au nord.


Si certains sites légendaires de la forêt de Brocéliande sont assez (voir très) décevants, tels que le Tombeau de Merlin ou la Fontaine de Barenton, d’autres mérites amplement le détour, comme le Val sans Retour et le Miroir aux fées.

2009_08_11_Val_sans_retour_01

Tréhorenteuc (56) – Le Val sans retour - 11 août 2009 - 43mm F8 au 1/20ème - 800 iso – Non recadrée

Le Val sans Retour est situé près de Tréhorenteuc, à l'ouest de Paimpont. C'est le lieu le plus réputé de la forêt. Le Val sans Retour est une vallée encaissée très contrastée par ses paysages, creusée profondément dans le schiste rouge, (c’est le minerai de fer qui donne au schiste sa couleur rouge ; ce même minerai fausse les boussoles des randonneurs).

2009_08_11_Val_sans_retour_02

Tréhorenteuc (56) – Le Val sans retour - 11 août 2009 - 55mm F5,6 au 1/20ème - 800 iso – Non recadrée

Selon la légende, Morgane la fée, demi-sœur du roi Arthur, trahie par son amant, décida de retenir prisonniers dans ce val tous les chevaliers infidèles. Seul le chevalier Lancelot, fidèle à la reine Guenièvre, put rompre l’enchantement, échapper au sortilège et délivrer les chevaliers.

2009_08_11_Val_sans_retour_03

Tréhorenteuc (56) – Le Val sans retour - 11 août 2009 - 55mm F5,6 au 1/30ème - 200 iso – Non recadrée

2009_08_11_Val_sans_retour_04

Tréhorenteuc (56) – Le Val sans retour - 11 août 2009 - 55mm F5,6 au 1/20ème - 800 iso – Non recadrée

On y trouve aussi le Miroir aux Fées, un lac dans lequel cinq fées vécurent en se jurant les unes aux autres quelle ne regagneraient pas la surface, jusqu'au jour où l'une d'entre elles tomba amoureuse d'un mortel. Les autres fées, voyant cela, décidèrent de tuer l'homme. Devinant à son retour ce que les autres avaient fait, la fée les tua et retourna dans le lac. Désormais, lorsqu'une fée voulait lire l'avenir, elle devait payer un droit avec un grain de blé. Le nom de miroir a été donné au lac car la forêt qui l'entourait était tellement dense que le vent n'y passait pas, rendant la surface de l'eau tout à fait immobile. Même si on ne croit pas à la légende, on ne peut nier l'atmosphère étrange dans lequel baigne le Val sans Retour.

2009_08_11_Miroir_aux_f_es_01

Tréhorenteuc (56) – Le Miroir aux fées - 11 août 2009 - 21mm F8 au 1/180ème - 200 iso – Non recadrée

En septembre 1990, la forêt de Paimpont a brûlé pendant cinq jours. Après cette catastrophe, les dons ont afflué de toute la France pour financer le nettoyage et la replantation. Pour marquer cet évènement, l'artiste François Davin a créé l'Or de Brocéliande, souvent appelé Arbre d'Or. C'est un châtaignier doré à la feuille d'or (90 grammes d'or le recouvrent), et il est entouré de cinq arbres noirs qui symbolisent la forêt brûlée ainsi que toutes les forêts détruites par la négligence ou le profit. L'or symbolise l'immortalité, notamment celle de la forêt. Il fut installé au bout de la digue du Miroir aux Fées le 10 août 1991.

L'Arbre d'Or est devenu la nouvelle légende de Brocéliande. L'artiste a voulu évoquer les bois d'un cerf des anciennes religions et qui symbolise Merlin.


2009_08_11_Arbre_Or_01

Tréhorenteuc (56) – L’Arbre d’Or - 11 août 2009 - 50mm F8 au 1/125ème - 200 iso – Non recadrée

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/For%C3%AAt_de_Paimpont#Le_Val_sans_Retour

Posté par jma69 à 08:00 - Ambiances et paysages - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

12 novembre 2009

De l’utilité des alignements mégalithiques …

Vous connaissez tous, au moins de nom, les fameux alignements de Carnac. Il s'agit d'un site d'alignements mégalithiques exceptionnel constitué d'alignements de menhirs, de dolmens et d'allées couvertes et réparti sur plus de quatre kilomètres. Les alignements de Carnac sont les ensembles mégalithiques les plus célèbres et les plus impressionnants de cette période avec près de 4 000 pierres levées.

2009_08_07_Carnac_Alignements_01

Carnac (56) – 7 août 2009 - 75mm, F8 à 1/500ème, 200 iso – Non recadrée

Nombreuses sont les légendes qui tentent d'expliquer les alignements, car pendant longtemps l'origine de ces structures était inconnue. La plupart des légendes lie la fertilité et les menhirs car elle perpétue le souvenir de cultes sacrés.

La légende de saint-Cornély raconte la mésaventure des soldats romains pétrifiés et transformés en menhirs. Ce n'est qu'à partir de 1750 que l'on s'intéresse aux alignements de Carnac et que les premières hypothèses sont émises. Le comte de Caylus en 1764 pense que les mégalithes datent d'avant l'époque des gaulois et des romains. F. de Pommereul en 1790 émet l'hypothèse d'une origine celte qui va pendant de nombreuses années envaser les réflexions archéologiques sur les mégalithes.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Alignements_de_Carnac

Les menhirs sont des mégalithes, très simples dans leur exécution, mais, à la différence des dolmens, ce ne sont pas des monuments funéraires. À quoi servent-ils alors ? Représentent-ils quelque chose ? Symboles phalliques de la fécondité, « perchoirs » pour les âmes, lieux de culte pour la célébration des ancêtres ou encore repères pour l'observation des astres, les hypothèses ne manquent pas. Mais c'est cette dernière suggestion qui semble la plus probable, tout au moins en ce qui concerne Stonehenge.

Source : http://www.historia-nostra.com/index2.php?option=com_content&do_pdf=1&id=799

2009_08_07_Carnac_Alignements_02

Carnac (56) – 7 août 2009 - 300mm, F8 à 1/500ème, 200 iso – Non recadrée

Pour les radiesthésistes, les menhirs servent à équilibrer les forces telluriques. Chaque menhir est l'équivalent d'une aiguille d'acupuncture placé sur un point bien précis d'une maille tellurique. Un menhir isolé se situe généralement au-dessus de l'endroit où un courant tellurique se divise en deux ou trois branches. Dans un cromlech, le menhir central se trouve au point de bifurcation et il y a une pierre de l'enceinte au-dessus de chacun des divers courants. Les dolmens sont eux édifiés au-dessus des points de divergences de nappes souterraines. L'allée couverte des Pierres Plates à Locmariaquer suit très exactement le cours d'un ruisseau souterrain. Le soleil produit un nombre important de particules à haute énergie qui soumettent la terre à un bombardement permanent de radiations dangereuses pour la vie. Le champ magnétique terrestre nous protège de ces radiations. Cependant, une partie de ces radiations passent au travers notamment au niveau des pôles où le champ magnétique est moins dense. Ces radiations provoquent les aurores boréales. Les radiations, passant au travers du bouclier que forme le champ magnétique terrestre, sont véhiculées par les courants telluriques. Pour certains radiesthésistes, les sanctuaires mégalithiques ont été délibérément construits pour capter ces énergies. Ces sanctuaires seraient donc des capteurs d'énergie solaire ou cosmique dans lesquels les pèlerins venaient se recharger à certaines époques de l'année.

Selon certains chercheurs, les menhirs servaient à l'observation des astres et au calcul du temps. Ainsi, les alignements de Carnac seraient un système calendaire représentant les jours à Kerlescan, les mois à Kermario et les années au Ménec. Les mesures sont basées sur l'observation des mouvements du soleil à Kerlescan et à Kermario et de la lune au Ménec. D'après ces chercheurs, il serait également possible de retrouver les mouvements de plusieurs planètes et d'étoiles dans ces alignements. Les alignements d'Erdeven seraient un système de mesures du temps basé sur l'observation des mouvements de la Grande Ourse. Beaucoup de monuments mégalithiques, tel que le dolmen de Newgrange sont alignés sur le lever du soleil au solstice d'hiver.

Des recherches récentes ont démontré que Stonehenge était aligné sur des positions particulières du soleil et de la lune lors des solstices et des équinoxes. Des calendriers solaires ont également été mis en évidence parmi les gravures rupestres du Mont Bégo dans les Alpes (Vallée des Merveilles, Parc National du Mercantour, note de moi-même car je connais bien l’endroit !), contemporaines des mégalithes. Il serait de même des gravures et peintures rupestres des grottes paléolithiques qui pourraient figurer des cartes du ciel.

2009_08_07_Carnac_Alignements_03

Carnac (56) – 7 août 2009 - 300mm, F8 à 1/350ème, 200 iso – Non recadrée

Il en ressort que les menhirs ont été érigés dans différents buts. Certains alignements ont été conçus comme des calendriers permettant aux hommes du néolithique de rythmer la marche du temps. Fonction essentielle pour des agriculteurs/élévateurs afin de connaître la période des semailles ou l'heure de la transhumance des troupeaux. La plupart des menhirs peuvent cependant être considérés comme des stèles commémoratives et des marqueurs de territoires. La hauteur des menhirs pouvant être un symbole de la puissance de la communauté ou de la vénération vers le défunt comme l'était sans doute le volume des dolmens. En tant que marqueur du territoire, l'érection d'un mégalithe a une notion d'éternité.

2009_08_07_Carnac_G_ant_Manio_01

Carnac (56) : Le géant du Manio (6 mètres de hauteur) – 7 août 2009 - 70mm, F8 à 1/180ème, 200 iso – Non recadrée

Le rôle des menhirs comme stèles commémoratives se confirme dans l'évolution qu'ils vont subir. Dans le Sud de la France et en Corse vers 1000 avant JC vont être érigées des statues-menhirs dont la forme anthropomorphe ne fait aucun doute. Et en Égypte, les hommes ne vont plus ériger des menhirs bruts, mais des obélisques remarquablement taillés et gravés. Ces obélisques ont été dressés afin de commémorer un événement ou un homme. Dans tous les pays, les pierres brutes ont laissé la place aux statues. Mais les menhirs, pierres sommairement taillées, ont souvent mieux résisté aux outrages du temps.

Source : http://www.lieux-insolites.fr/annexe/mega.htm

Pour moi, la réponse est simple …

2009_08_07_Pie_Carnac_01

Carnac (56) – 7 août 2009 - 300mm, F8 à 1/750ème, 200 iso – Recadrée

03 novembre 2009

Enez ar Gerveur [1] : Splendeur sauvage des aiguilles de Port Coton

C'est dans les écrits du géographe Ptolémée qu'apparaît pour la première le nom de Vindilis pour la désigner : Belle Île. A la fin du Moyen Âge, le nom français de Belle-Isle est désormais utilisé. En breton, il va devenir Enez Ar Gerveur (ar Kêr veur : « la grande belle ») ou (ar Ker veur : le grand fort, le « haut lieu »).


Belle-Île est la plus grande des îles bretonnes. Elle se présente sous la forme d'un plateau de 17 km de long sur 9 km de large, soit 85 km² avec une altitude moyenne de 40 mètres entaillé par de nombreux petits vallons. La côte de l'île, constituée d'une roche friable faite de schistes et micaschistes mêlée de quartz, subit une érosion intense de la mer surtout sur la façade Sud Ouest tournée vers le large (Côte Sauvage). Il en résulte une côte très découpée, constituée en majorité de falaises.


Cette île est un vrai joyau, et mes clichés ne sont que le pâle reflet de sa splendeur. De tous les lieux, Port Coton est celui qui m’aura le plus marqué par sa beauté sauvage …


2009_08_04_Belle__le_Port_Coton_01

Belle-Île-en-mer (56) – 4 août 2009 - 55mm F8 au 1/500ème - 200 iso - Recadrée

Rendu célèbre par plusieurs peintures de Monet, le site des Aiguilles de Port Coton abrite des richesses écologiques caractéristiques de la côte sauvage belliloise : landes à bruyère vagabonde, pelouses à plantain holosté, salicornes en haut de falaises, colonies de goélands, craves à bec rouge…

2009_08_04_Belle__le_Port_Coton_02

Belle-Île-en-mer (56) – 4 août 2009 - 28mm F8 au 1/500ème - 200 iso – Non recadrée

2009_08_04_Belle__le_Port_Coton_03

Belle-Île-en-mer (56) – 4 août 2009 - 18mm F8 au 1/250ème - 200 iso - Non recadrée

2009_08_04_Belle__le_Port_Coton_04

Belle-Île-en-mer (56) – 4 août 2009 - 55mm F8 au 1/500ème - 200 iso - Non recadrée

2009_08_04_Belle__le_Port_Coton_05

Belle-Île-en-mer (56) – 4 août 2009 - 35mm F8 au 1/350ème - 200 iso - Non recadrée

08 septembre 2009

Sur les bords du vieux Rhône, la lône …

Contrastant fortement avec la vallée de la chimie, les îles et lônes du Rhône aval forment, à l'entrée sud de l'agglomération lyonnaise, un site naturel remarquable de 400 hectares, avec des milieux originaux accueillant des espèces rares dans un contexte péri-urbain.

Ces dernières décennies, depuis la construction du barrage de Pierre-Bénite, ce site a subi de nombreux bouleversements : réduction du débit du cours d'eau, enfoncement de la nappe d'eau souterraine, diminution de la qualité des eaux, décharges sauvages… Sous l’impulsion de la commune de Vernaison, un programme de réhabilitation des lônes et de mise en valeur du milieu fluvial a été lancé en 1995.

J’ai donc jeté mon dévolu sur la lône de la Table Ronde pour voir si je ne trouvais pas quelques libellules à photographier …

Mais qu’est ce qu’une lône ?

Une lône (de l'arpitan lona, issu du est un germanique lûnho) désigne un bras mort d'un fleuve qui reste en retrait du lit de ce fleuve et se trouve alimenté en eau par infiltration ou en période de crue, au cours desquelles son tracé peut alors être modifié. Le terme lône était utilisé à l'origine pour le Rhône, mais il est aussi étendu à d'autres cours d'eau notamment l'Isère.

On parle de broteau (écrit avec deux t à Lyon pour le quartier des Brotteaux , de l'arpitan broteu, prononcé [bro'tjo] à Lyon) pour désigner les ilôts (inondables, en constante évolution) formés par les lônes. Et de vorgine (de l'arpitan vorzina, issu du gaulois worrike) pour désigner le lieu où pousse la 'vorge' (saule), végétation caractéristiques des lônes et brotteaux.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%B4ne

Et maintenant, plantons le décor !

La ZNIEFF des lônes du Rhône couvre l’ensemble du lit naturel du Rhône entre le barrage de Pierre-Bénite, au nord, et la pointe sud de l’île de la Table Ronde, en face de Grigny situé en rive droite du fleuve. Il s’agit d’un ensemble fluvial complexe. Il est constitué du lit mineur du fleuve et de l’ensemble des îles créées, au cours des siècles, par la dynamique naturelle du fleuve. Son intérêt écologique repose largement sur l’existence d’une mosaïque d’habitats naturels, des grèves à la forêt alluviale. Cette succession est l’œuvre d'un processus naturel de rajeunissement des écosystèmes, qui entrave leur évolution inéluctable vers la forêt.

La lône dans la partie la plus éloignée du Rhône :

2009_05_29_L_ne_02

L'augmentation du débit réservé transitant dans cette section du fleuve a permis une amélioration sensible de la qualité du lit mineur. La richesse des milieux naturels issus de cet dynamique fluviale se traduit par la présence d'espèces végétales et animales remarquables. Plusieurs espèces d'orchidées dont l'Orchis bouc, l'Orchis pyramidal et l'Ophrys abeille peuvent être observées dans la partie sud, à l'aval de Grigny. Elles sont accompagnées par l’Epipactis du Rhône, une endémique (c'est à dire une espèce dont la répartition est limitée à une aire géographique restreinte) rhodanienne. L'Ophioglosse (ou “Langue de serpent”) et le Rubanier émergé, plantes protégées en région Rhône-Alpes, sont présents dans différentes mares, tout comme le Pigamon jaune. Le Nénuphar jaune, la Naïade marine et la Petite Naïade ont été également observés. La Patience géante et l'orchidée Spiranthe d’automne se développent en bonne densité.

La lône dans la partie la plus proche du fleuve. A cette période de l'année, quelques mètres linéaires de galets la séparent du Rhône : 

2009_05_29_L_ne_01

On remarque également une grande diversité en matière de poissons. Outre la Bouvière (espèce considérée comme vulnérable à l'échelle nationale), mentionnons la présence du Chabot et celle du Brochet. Le peuplement ornithologique est particulièrement diversifié puisque, entre -985 et 2000, cent dix-huit espèces d'oiseaux ont été observées : soixante et onze d'entre elles y seraient nicheuses (ceci restant cependant à confirmer pour seize d'entres-elles). Le Milan noir et le Martin-pêcheur d'Europe sont les deux espèces remarquables nichant ici, alors que la reproduction de la Bondrée apivore n'a pu être prouvée, et que l'Hirondelle de rivage n’y est que de passage. Le Bihoreau gris, le Faucon hobereau et le Pigeon colombin, présents régulièrement, nichent probablement. Parmi les mammifères, le Castor d'Europe occupe l'ensemble du secteur. Il s'accommode aussi bien du lit mineur que des lônes en rives droite et gauche du fleuve. Plusieurs familles sont présentes. Soulignons enfin la présence de la Crossope aquatique, musaraigne inféodée aux milieux naturels humides, et dont la présence est ponctuelle dans le département. Ce site, localisé en zone urbaine, présente un intérêt particulier. D'une richesse et d'une diversité remarquables, il fait partie de la mémoire des riverains qui y sont particulièrement attachés. Il traduit encore la force du fleuve rappelant aux hommes ce qu'était le Rhône sauvage cher à Clavel.

Quelques habitants non ailés de la lône :  les ragondins

2009_05_29_L_ne_04

Posté par jma69 à 08:00 - Ambiances et paysages - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

16 juin 2009

Contre-jour

2009_05_03_Contre_jour_01

St Andéol le Château (69) -3 mai 2009 - 180mm F8 au 1/250ème - 400 iso - Non recadrée

2009_05_03_Contre_jour_02

St Andéol le Château (69) -3 mai 2009 - 180mm F8 au 1/350ème - 200 iso - Non recadrée

2009_05_03_Contre_jour_03

St Andéol le Château (69) -3 mai 2009 - 180mm F8 au 1/250ème - 800 iso - Non recadrée

Posté par jma69 à 08:00 - Ambiances et paysages - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

05 mars 2009

Haute-montagne


2007_08_Chamonix_01
Aiguille du Midi - Chamonix-Mont-Blanc (74) - 25 août 2007 - 180mm, F11  à 1/500ème, 200 iso

Posté par jma69 à 08:00 - Ambiances et paysages - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 mars 2009

Eau & Glace [3]

2009_01_Yzeron_10
Yzeron (69)  - 11 janvier 2009 - 160 mm, F32 au 1/4 - 200 iso - Non recadrée


2009_01_Yzeron_11

Yzeron (69)  - 11 janvier 2009 - 120 mm, F32 au 1/3,33ème  - 200 iso - Non recadrée


2009_01_Yzeron_12
Yzeron (69)  - 11 janvier 2009 - 83 mm, F32 au 1/3,33ème  - 200 iso - Non recadrée

2009_01_Yzeron_13
Yzeron (69)  - 11 janvier 2009 - 90 mm, F32 au 1/3,33ème  - 200 iso - Non recadrée

Posté par jma69 à 08:00 - Ambiances et paysages - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 février 2009

Eau & Glace [2]

2009_01_Yzeron_05
Yzeron (69)  - 11 janvier 2009 - 110 mm, F32 au 1/20ème - 200 iso - Non recadrée

2009_01_Yzeron_06
Yzeron (69)  - 11 janvier 2009 - 180 mm, F32 au 1/6ème - 200 iso - Non recadrée

2009_01_Yzeron_07
Yzeron (69)  - 11 janvier 2009 - 180 mm, F32 au 1/3,33ème  - 200 iso - Non recadrée

2009_01_Yzeron_08
Yzeron (69)  - 11 janvier 2009 - 148 mm, F32 au 1/3,33ème  - 200 iso - Non recadrée

2009_01_Yzeron_09
Yzeron (69)  - 11 janvier 2009 - 70 mm, F32 au 1/2  - 200 iso - Non recadrée

Posté par jma69 à 08:00 - Ambiances et paysages - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 février 2009

Eau & Glace [1]

2009_01_Yzeron_01
Yzeron (69)  - 11 janvier 2009 - 110 mm, F32 au 1/4 - 200 iso - Non recadrée

2009_01_Yzeron_02
Yzeron (69)  - 11 janvier 2009 - 70 mm, F32 au 1/2 - 200 iso - Non recadrée

2009_01_Yzeron_03
Yzeron (69)  - 11 janvier 2009 - 70 mm, F32 au 1/10ème  - 200 iso - Non recadrée

2009_01_Yzeron_04
Yzeron (69)  - 11 janvier 2009 - 70 mm, F32 au 1/6ème  - 200 iso - Non recadrée

Posté par jma69 à 08:00 - Ambiances et paysages - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2  3  4  5   Page suivante »