12 octobre 2009
Week-end en Drôme provençale [9] : Big one !
Cette grenouille verte m’a paru, de prime abord, assez impressionnante par sa taille. J’avais déjà évoqué, dans un précédent article (Au voleur ! ), la complexité de détermination des grenouilles vertes du fait de l’hybridation entre elles.
Pour rappel, il existe trois espèces de grenouille verte : la Grenouille rieuse, la Grenouille verte et la Grenouille de lesson.
Valaurie (26) - 7
juin 2009 - 180mm, F8 à 1/350ème, 200 iso - Recadrée
Pour ma part, je pense que cette grenouille pourrait être une Grenouille rieuse (Pelophylax ridibundus) - A confirmer...
La Grenouille rieuse ne fait à l’origine pas partie de la faune indigène. Présente dans l'est de l'Europe, c'est une espèce de grande taille, certains individus dépassant les 15 cm. Elle a été réputée la plus représentative du genre Rana en Europe, mais n'en fait finalement plus partie.
Elle est de plus grande taille, et sa coloration est plus foncée et moins contrastée que chez les deux espèces indigènes. D’apparence et de taille différentes chez les trois espèces, le tubercule métatarsien représente le critère de distinction le plus fiable.
La Grenouille rieuse préfère des pièces d’eau de grande dimension : le bord des fleuves et des rivières, les étangs et les lacs. Toutefois, elle est également présente sur des mares bocagères où l’espèce fait une apparition fortement remarquée ces dernières années (chant tonitruant). Elle tend par endroits à coloniser des tourbières et pénétrer des zones marécageuses. Ainsi son habitat est assez varié et cette espèce semble faiblement exigeante. Elle s’accommode de milieux pollués, comme les déversoirs d’orages recevant par exemple les hydrocarbures des parkings de grandes surfaces !.
Sa colonisation actuelle de la France s’accompagne d’une véritable pollution biologique, certes discrète et pourtant catastrophique pour les taxons autochtones.
27 mai 2009
Premier triton
Non, il ne s’agit pas d’un diplôme de natation mais de mes premières photos de Triton palmé adulte (Lissotriton helveticus). Elles ne sont pas terribles certes, mais elles ont le mérite d’être les premières.
Le triton palmé est le plus petit de nos tritons autochtones et, bien que n’étant pas rare, il est plutôt discret.
Deux caractéristiques propres aux mâles rendent cette espèce facilement identifiable : le bout de leur queue se termine en un filament de quelques millimètres de long et, en livrée nuptiale, leurs pattes postérieures arborent une palmure noire entre les doigts (nom de l’espèce !).

Villeneuve-de- Marc (38) - 25 avril 2009 - 180mm F5,6 au 1/180ème - 800 iso - Non recadrée
À première vue, notre petit triton ne semble pas très exigeant. On le rencontre dans des plans d’eau très divers : ornières, étangs et mares forestiers, fossés, tranchées de tourbières et plans d’eau marécageux similaires, bassins de carrières, et même petits lacs. Il s’accommode des cours d’eau ombragés et plutôt frais.
Dès le mois de mars, les tritons palmés arrivent à leur site de reproduction. Mais avant de s’accoupler, il est important, surtout pour les femelles, de se nourrir copieusement, car la production d’œufs demande beaucoup d’énergie. L’accouplement et la ponte ont lieu principalement de mi-avril à début juin.
Le développement des larves dure environ trois à quatre mois. Durant ce laps de temps, elles sont exposées à de nombreux dangers : larves de dytique bordé et de libellules, mais aussi tritons adultes (p.ex. le triton alpestre, très fréquent) et surtout poissons, qui sont d’importants prédateurs.
Au cours du mois de juillet, les premiers jeunes tritons arrivent sur la terre ferme. D’autres vont suivre jusqu’en automne. Après avoir quitté le plan d’eau, ils vont rechercher un habitat terrestre adéquat, et, plus tard, un site où hiverner.

Villeneuve-de- Marc (38) - 25 avril 2009 - 180mm F5,6 au 1/180ème - 800 iso - Non recadrée
Le triton palmé figure sur la liste rouge des espèces menacées d’extinction. Il est plutôt considéré comme risquant l’extinction à long terme. La destruction, parfois insidieuse, de ses sites de reproduction non protégés reste la cause la plus fréquente du recul de ses populations. Des cuvettes humides peu visibles situées dans les champs ou en lisière forestière, des ornières et autres creux, sont discrètement comblés, assainis, asphaltés.
Source : http://www.karch.ch/karch/f/amp/th/thfs2.html
13 mai 2009
‘Tite grenouille brune : rousse ou agile ?
De toutes les espèces de batraciens d'Europe, la Grenouille rousse (Rana temporaria) présente la robe la plus colorée et la plus variée. La couleur varie du jaune jusqu'au noir en passant par le brun, l'olive, le rouge, le brun foncé et le gris. Les animaux sont plus ou moins tachetés ou encore de couleur uniforme. Seule la couleur verte est totalement absente chez la Grenouille rousse. Cette teinte est caractéristique des Grenouilles vertes et des Rainettes. En mars, le mâle se reconnaît de la femelle par sa gorge blanc pur et ses avant-bras très développés. En cette même période, la femelle possède souvent un ventre bien coloré, souvent rouge vif sous la gorge.
La Grenouille agile (Rana dalmatina) est l’une des quatre espèces, extérieurement très semblables, de grenouilles brunes indigènes d’Europe centrale. Ne mesurant pas plus de 75 mm de long, elle est nettement plus petite que la grenouille rousse, mais cependant un peu plus grande que la grenouille agile d’Italie et la grenouille des champs. Les mâles sont plus petits que les femelles. En été, la coloration de base de son dos est beige, grise, brun clair voire légèrement rougeâtre, uniforme ou parsemée de taches sombres ; durant la période de reproduction, les mâles sont souvent très foncés, les femelles rougeâtres. Chez la grenouille agile, on ne rencontre pas d’individus de plusieurs couleurs comme c’est souvent le cas chez la grenouille rousse. Vu de côté, son museau est pointu et non arqué, contrairement à celui de la grenouille rousse. La Grenouille agile (Rana dalmatina) diffère de la Grenouille rousse par une multitude de petits critères : son museau est plus allongé (et d'aspect plus pointu), son tympan est disposé proche de l'oil (1 mm environ contre 2 mm chez la Grenouille rousse), son ventre est souvent d'un blanc pur... et son chant est fort différent.
Alors, rousse ou agile ?
Source : http://www.karch.ch/karch/f/nav/nav.php
http://batrachos.free.fr/indexamphibiens.htm

Montagny (Rhône) - 12 avril 2009 - 300mm F8 à 1/250ème - 800 iso - Recadrée
Montagny (Rhône) - 12 avril 2009 - 180mm F8 à 1/250ème - 400 iso - Photo S. AMARO - Non recadrée
Montagny (Rhône) - 12 avril 2009 - 300mm F8 à 1/250ème - 800 iso - Non recadrée
Montagny (Rhône) - 12 avril 2009 - 300mm F8 à 1/250ème - 800 iso - Photo S. AMARO - Non recadrée
J’ai posé la question à Stéphane Vitzthum, webmaster du site « La passion des amphibiens » ( http://batrachos.free.fr), et pour lui il ne fait aucun doute qu’il s’agit bien d’une grenouille agile, pour les raisons suivantes : longes pattes, museau pointu, iris bicolore, allure...
Pour ce faire la main, il me conseille ce forum : http://reptentia.no-ip.com/forumherpeto
24 décembre 2008
Terreur dans la nuit !
Oui, mais uniquement pour les limaces, insectes et autres escargots, car moi, je les aime ces crapauds communs (Bufo bufo) !

Sanilhac (07) - 240 mm, F8 à 1/180ème, 200 iso, Flash - 28 août 2008 - Recadrée
Le Crapaud commun, Bufo bufo, a un corps trapu, des pattes postérieures courtes et un museau arrondi. Les yeux, très proéminents, ont une pupille horizontale; l’iris varie du doré au rouge-cuivre. La peau est verruqueuse et paraît sèche au toucher. Le dessus varie, chez un même individu, du jaune pâle au gris-brun, en fonction de la saison, de la mue, du milieu, etc. Le dessous est blanc-gris, parfois moucheté. Les femelles ont fréquemment les flancs tachetés; ceux des immatures sont rougeâtres. La peau porte de nombreuses glandes, dont une paire particulièrement développée derrière les yeux (glandes parotoïdes). Le Crapaud peut sécréter un liquide blanchâtre venimeux, irritant les muqueuses de ses ennemis, y compris l’homme.
La voix du mâle est faible (absence de sac vocal externe). La femelle est muette. La taille des femelles est nettement supérieure à celle des mâles d’une même population (par ex. 78 mm contre 65 mm pour les mâles).
Le Crapaud commun est vorace. Il mange des limaces, des vers de terre, des araignées et divers insectes (fourmis, coléoptères) qu'il chasse au sol et qu'il attrape avec sa langue collante. Le crapaud mastique sa proie en l'écrasant avec le palais; ainsi quand il mange ses yeux se ferment et rentrent dans sa tête.. Il est donc très utile dans les jardins. Il chasse à l'affût, au crépuscule et pendant la nuit, en bordure des layons et chemins.
En Europe, le Crapaud commun est bien répandu, à l’exception du Nord de la Scandinavie et de nombreuses îles. Cette espèce est caractérisée surtout par ses effectifs. Ils sont en effet très communs et vivent dans tous les zones climatiques et même les lieux urbains.
La fidélité aveugle du Crapaud à son lieu de ponte constitue un atout pour la protection de l’environnement. En effet, la plupart des étangs et des rives de lacs où il pond sont considérés comme sites à valeur paysagère élevée, bénéficiant ainsi d’une certaine protection.
Il régresse pourtant sensiblement : en effet, la fidélité au lieu de ponte peut aussi constituer un désavantage. Ainsi, la destruction d’un site peut entraîner l’extinction de toute une population si aucun site de remplacement n’est proche. L’aptitude à la colonisation de nouveaux plans d’eau est faible ; elle s’effectue de manière hésitante et la constitution d’une population stable peut nécessiter des dizaines d’années. L’irruption massive de Crapauds dans un plan d’eau apparemment nouveau, dans une gravière par exemple, s’explique souvent par l’existence d’un ancien lieu de ponte détruit quelques années auparavant. De nos jours, le rythme de la modification du paysage par l’homme dépasse les capacités d’adaptation du Crapaud commun.
La mortalité sur les routes est un deuxième facteur portant atteinte aux populations ; ce phénomène est encore aggravé par la fidélité au lieu de ponte et par l’importance des déplacements migratoires. Les hécatombes touchent tant les juvéniles quittant le plan d’eau que les adultes lors de leurs déplacements vers les lieux de ponte et les zones d’estivage. Les pertes sont particulièrement importantes lorsqu’une route à fort trafic coupe une voie de migration à proximité du plan d’eau où les animaux se concentrent. Dans ce cas, des populations peuvent être anéanties par une route si le lieu de ponte n’est abordé que par un côté. Ce peut être le cas de sites en bord de lac ou proches d’une rivière.
Sources : http://www.karch.ch/karch/f/amp/bb/bbfs2.html
http://www.herpfrance.com/fr/amphibien/crapaud_commun_bufo_bufo.php
http://alpesoiseaux.free.fr/batraciens/crapaud_commun_bufo_bufo.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Crapaud_commun
Je vous conseille de faire un tour sur les deux premiers et excellents sites, que je vous recommande chaudement !
Ce magnifique crapaud clôt ainsi notre voyage naturaliste en Ardèche, et de plus les observations du mois d’Août 2008 ! Ouf ! On va pouvoir enfin attaquer l’automne, période plus calme mais aussi plus colorée…
28 novembre 2008
Drôle de bête !
Difficile d’identifier une larve d’amphibien quand on n’est pas un spécialiste en herpétologie. Avec cette seule photo correcte, prise dans un petit bassin du village de Riverie (Rhône), il m’a fallu faire quelque recherche sur internet.
A priori, j’avais à faire à une larve de triton ou bien une larve de salamandre.

Riverie (69) - 180mm F8 à 1/250ème - 400 iso - 21 août 2008 - Non recadrée
Vu sur Wikipédia, cette larve de salamandre :
Apparemment, cela à l’air de coller, mise à part les branchies, mais sachant que celle-ci disparaisse à un stade de l’évolution, je ne dois pas en tenir compte.
Quant à la larve de triton, cela ressemble à cela :
Image copyright : Reptiles et amphibiens de France (http://www.herpfrance.com/fr/)
Bon, du coup, c’est pas évident ! Mais en regardant plus précisément les infos contenu dans Wikipédia, on peut lire cela : « Larve de salamandre : les taches jaunes à la base des pattes sont caractéristiques, permettant de différentier la larve de celles des tritons » et cela « Les larves de salamandres présentes des marques jaunâtres et/ou brillantes à la base des pattes, dans leur partie proximale. Ces marques permettent de faire la différence avec les larves de tritons dans les biotopes où ils sont tous les deux présents. ».
Du coup, ces tâches étant absentes, j’en conclu que j’ai à faire à une larve de triton. Oui, bien certes, mais lequel ? Alpestre ? Crête ? Marbré ? Palmé ? Difficile à dire compte tenu de la photo ! Avis aux spécialistes qui passeraient sur ce blog …
15 novembre 2008
Une vie pleine de danger
Quelle ne fut pas ma surprise de trouver, dans une flaque d’eau au milieu d’un chemin, cette jeune grenouille brune, sachant que le dit chemin est fréquenté par des véhicules motorisés (moto-cross, 4x4) ! Quelles sont ses chances de survie ? Bien mince, il me semble …
Taluyers (69) - 300 mm f5,6 à 1/350ème - 200 iso - 16 août 2008 - Non recadrée
Cette autre, un peu plus loin, a eu la bonne idée de se mettre sur le bas-côté du chemin, lieu plus sûr que la flaque d’eau, sauf à ce faire écraser par un photographe balourd !
Taluyers (69) - 300 mm f5,6 à 1/180ème - 400 iso - 16 août 2008 - Non recadrée
Quant à l’identification, c’est une autre histoire ! Soit il s’agit d’une Grenouille rousse (Rana temporaria), soit d’une Grenouille agile (Rana dalmatina).
20 septembre 2008
Agile ?
Œil de Lynx (c’est le surnom que j’ai donné à mon épouse, vu que, pour ma part, je suis assez (enfin … très) myope, et que, en tant qu’homme, et donc ancien prédateur des cavernes, ma vision serait plutôt basé sur le mouvement …) n’a pas laissé échappé cette mignonne petit grenouille rousse immobile.
La grenouille agile Rana dalmatina
(BONAPARTE, 1840) est l’une des quatre espèces,
extérieurement très semblables, de grenouilles brunes
indigènes d’Europe centrale. Ne mesurant pas plus de 75 mm
de long, elle est nettement plus petite que la grenouille rousse,
mais cependant un peu plus grande que la grenouille agile d’Italie
et la grenouille des champs. Les mâles sont plus petits que les
femelles. En été, la coloration de base de son dos est
beige, grise, brun clair voire légèrement rougeâtre,
uniforme ou parsemée de taches sombres ; durant la période
de reproduction, les mâles sont souvent très foncés,
les femelles rougeâtres. Chez la grenouille agile, on ne
rencontre pas d’individus de plusieurs couleurs comme c’est
souvent le cas chez la grenouille rousse.
Son ventre et sa gorge
sont blanc jaunâtre, la gorge étant parfois parsemée
de fines taches grisâtres ou rougeâtres. Vu de côté,
son museau est pointu et non arqué, contrairement à
celui de la grenouille rousse.sLa tête est plate, avec une
tache brun foncé sur la tempe. Le tympan, qui se trouve dans
cette tache brune, a souvent un diamètre presque aussi grand
que l’œil et se trouve en général tout près
de celui-ci. La bande longitudinale claire située au-dessus de
la lèvre supérieure est nettement marquée entre
le coin de la bouche et l’œil, puis disparaît
progressivement vers le bout du museau. Comme chez les autres
grenouilles brunes, les pattes postérieures sont ornées
de bandes transversales sombres. Ce sont les très longues
pattes postérieures qui lui ont valu le nom de grenouille
agile et lui permettent de faire des sauts impressionnants. De
l’automne au printemps, les pelotes nuptiales sur les pouces du
mâle sont pigmentées de gris.
Plus d’informations sur ces excellents sites :
http://www.karch.ch/karch/f/amp/rd/rdco.html
http://batrachos.free.fr/Grenouilleagile.htm
27 mai 2008
Côaaa ma geule, qu'est ce qu'elle a ma ....
Grenouille verte (Rana kl esculenta)
En tenue "de camouflage" :
25 mars 2008
Voyage au pays des vautours : Chapitre 6 : "Opération sauvetage"
Votez pour mon site au festival de Romans !
Après notre promenade au Rocher du Caire pour observer les vautours et un pique-nique ensoleillé, nous décidons de repartir. Une route "très" étroite et un peu aérienne contraint mon épouse (accompagnée de notre fille) à redescendre à pied, surtout qu'en plus il fait beau ! Bien leur en a pris !
Pour ma part, je n'ai pas le choix, je ne vais pas laissé ma machine polluante sur le plateau ... Je redescend à St May et gare mon véhicule près de la rivière. Avec mon fils, nous reprenons la route à pied pour les rejoindre. La descente ne leur ayant pas pris beaucoup de temps, nous les retrouvons vite et nous voilà tous ensemble pour finir le chemin ... (j'espère avoir été clair ...).
C'est alors que mon épouse remarque un petit animal sur le bord de la route et m'appelle. Depuis le temps que je rêvais de voir la ...
... Salamandre de feu (Salamandra salamandra) !
Même si les conditions ne sont pas optimum pour cette salamandre ... En effet, il s'agit d'un animal plutôt nocturne. Ayant dû être dérangée, elle risque de se faire écraser par une voiture sur cette route ! Qui plus est, il fait (assez) chaud pour un mois de février et j'ai bien peur qu'elle ne se retrouve déshydratée. Iscia (ma fille) et moi décidons de lancer l' "Opération sauvetage" !
Le temps de la récupérer, nous demandons à un conducteur de ralentir en lui montrant l'"objet" de notre requête !
Puis nous l'installons dans le pré de l'autre côté de la route :
Finalement, je trouve que l'endroit ne convient pas (pas d'ombre) et nous décidons d'effectuer quelques centaines de mètres pour l'amener près d'un ruisseau bordé d'arbres, en ayant soin de l'hydrater avec l'eau de nos gourdes.
Arrivés sur les lieux, nous décidons de lui donner un bain forcé (sans la noyer :-) !).
Puis nous la posons délicatement sur la berge : adieu petite salamandre, portes toi bien !
Quelque informations sur la salamandre tachetée :
Répartition : Commune en France dans beaucoup de régions forestières et humides.
Morphologie : C’est le plus gros Urodèle de France. En moyenne les individus mesurent 20 cm, mais les jeunes métamorphosés sont beaucoup plus petits (6cm environ). Le corps est massif, d’aspect boudiné, la queue relativement courte.
Coloration : Les adultes sont d’un noir luisant avec des taches jaunes ou orangées. Selon les régions, les taches peuvent être disposées en deux bandes longitudinales dorso-latérales principales qui débutent en avant de la tête et se prolongent sur la queue (Salamandra salamandra terrestris Lacepède). Les taches sont parfois irrégulièrement réparties sur le dos (Salamandra salamandra salamandra L). D’autres sous-espèces ont été décrites, parmi lesquelles S.s. fastuosa dans les Pyrénées.
Biotope : La Salamandre tachetée est l’hôte habituel des forêts de feuillus en plaine et moyenne altitude ; on la rencontre aussi dans les forêts de résineux.
Comportement : La Salamandre est un animal discret pendant la saison estivale, son territoire étant d’ailleurs assez restreint (10 à 150 m² d’après Joly 1968). Les sorties sont nocturnes, surtout après une pluie ; ensuite, l’animal regagne son gîte, constitué par une anfractuosité dans le sol ou situé sous une pierre. Les sorties estivales sont liées à la recherche de la nourriture qui se compose de Vers, Mollusques et Myriapodes comme nous avons pu le constater en examinant les contenus stomacaux d’animaux écrasés sur le bord d’un chemin forestier dans l’Est de la France.
La voracité des Salamandres adultes est confirmée par le fait qu’elles capturent des Lombrics de 15 à 20 cm de longueur.
Au cours de l’année, deux périodes d’activité plus importante sont notées ; l’une au printemps correspond à la période de ponte principale et on rencontre des Salamandres en bordure des ruisseaux ou des flaques d’eau ; la deuxième période, automnale, est souvent liée à la recherche des partenaires en vue de la reproduction. Les accouplements ont lieu entre septembre et mai selon les régions ; bien décrit par J. Joly, le comportement reproducteur de la Salamandre tachetée présente quelques particularités par rapport à d’autres espèces d’Amphibiens.
Tout d’abord, l’accouplement a lieu sur le sol. Après différentes postures, le mâle se glisse sous la femelle, dépose son spermatophore puis, par un déplacement de la partie postérieure du corps, il laisse la femelle s’abaisser et appliquer son cloaque sur le spermatophore.
La fécondation n’a pas lieu immédiatement et le sperme est conservé dans le réceptacle séminal des femelles.
Les salamandres sont ovovivipares et les larves ne se libèrent de leur enveloppe qu’au moment de la parturition (espèces de plaines) ou avant celle-ci (espèces d’altitude). C’est à partir de l’automne et jusqu’au printemps que les femelles recherchent les ruisselets forestiers pour y déposer leurs larves. Celles-ci, trente à quarante par femelle, nagent immédiatement et sont pourvues de branchies externes.
On les distingue des larves de Tritons par la présence de petites taches jaunes à la base des pattes antérieures et à celle des pattes postérieures. Extrêmement voraces, elles consomment des Tubifex, Chironomes et autres animalcules. En fin de vie larvaire, on peut rencontrer plusieurs dizaines d’individus dans de petits trous d’eau. C’est à cette période qu’apparaît le cannibalisme ; les jeunes larves de Salamandres, en consommant des individus de leur propre espèce, accroissent non seulement leur taille, mais en plus accélèrent leur métamorphose. Selon les régions, elles quittent le milieu aquatique 4 à 6 mois après la parturition, puis deviennent terrestres. Leur croissance post-métamorphique semble assez lente.
Durant l’hiver, jeunes et adultes entrent en vie ralentie, mais l’hivernage n’est pas profond et dès que la température est favorable les animaux sortent de leur retraite.
Il est indiqué dans ces informations :
"Au cours de l’année, deux périodes d’activité plus importante sont notées ; l’une au printemps correspond à la période de ponte principale et on rencontre des Salamandres en bordure des ruisseaux ou des flaques d’eau ..."
Compte tenue de cela, pouvez-vous me dire, à la vue de cette photo, s'il s'agit d'une femelle partie à la recherche de son lieu de ponte ? Moi, j'aurais tendance à dire : fort probable .. mais je ne suis pas un spécialiste des urodèles !
Source des informations : http://www.herpfrance.com/01SHF/liste%20especes/amphibiens/urodeles/06_salamandra_salamandra.htm
Pour voir les différentes "robes" des sous-espèces, cliquez sur ce lien (un site de référence !) :
http://www.herp.it/SpeciesPages/SalamSalam.htm
Sans oublier l'excellent site de Stéphane Vitzhum : "La passion des amphibiens" :
http://batrachos.free.fr/salamandres.htm
Demain, pas de blabla : un "Best of" des vautours !
02 novembre 2007
Au voleur !
Grenouille verte - Green frog, Common water frog - Rana kl esculenta
Les grenouilles vertes sont les batraciens les plus aquatiques. Ils ne quittent presque jamais la proximité de l'eau. Il en existe 3 espèces (Grenouille rieuse, Grenouille verte et Grenouille de lesson) qui s'hybrident facilement entre elles, ce qui rend leur reconnaissance souvent difficile.Toutefois, le chant et quelques critères morphologiques permettent de les reconnaître.
Malgré ce que laisse croire leur nom, les grenouilles vertes ne sont pas toujours vertes ! La couleur des batraciens n'est quasiment jamais un bon critère de détermination...
Source : http://batrachos.free.fr/Grenouillesvertes.htm
La Grenouille verte est un hybride entre la Grenouille verte rieuse et la Grenouille verte de Lessona. Cet hybride est capable de se croiser avec l'une ou l'autre des espèces parentes en lui " volant " des gamètes. C'est la raison pour laquelle ce type d'hybride a reçu le nom de " klepton ", du grec klepton signifant voleur (kl en abrégé : Rana kl esculenta). Le croisement de deux hybrides n'est pas impossible, mais son résultat est très aléatoire. Le maintien de la Grenouille verte dépend donc des croisements qu'elle réalise avec ses espèces parentales. L'hybride a des caractères intermédiaires, mais suite aux hybridations permanentes, il existe une multitude de formes qui rendent la détermination difficile.
Source : http://www.eau-artois-picardie.fr
![[Dans mon jardin] - In my garden](http://storage.canalblog.com/34/04/349287/18597223_q.jpg)


























