28 mars 2009
OPÉRATION 1600 PANDAS À LYON
Lyon s’engage auprès du WWF-France en organisant l’opération 1600 pandas.
Après avoir déjà « envahi » les villes de Paris, Bordeaux ou encore Grenoble, le Samedi 28 mars, à l’occasion d’ Earth Hour , 1600 pandas en papier mâché occuperont la place des Terreaux de Lyon , de 13h à 21h30 .
« Cette exposition est l’occasion de sensibiliser chacun au devenir de notre planète et de construire, ensemble, un avenir ou l’homme vivra en harmonie avec la nature » souligne Serge ORRU, Directeur Général du WWF-France.
EARTH HOUR : Des pandas à la lutte contre le dérèglement climatique, il n’y a qu’un pas…
Comme Paris, Marseille, Bordeaux, Grenoble et plus d’une centaine de villes, Lyon va vivre un grand moment.
Le 28 mars 2009, de 20h30 à 21h30, les lyonnais, dans un grand mouvement planétaire à l’appel du WWF, seront invités à éteindre leurs lumières pour montrer leur engagement contre le dérèglement climatique et ses conséquences sur la biodiversité.
Pour marquer cet événement, l 'Hôtel de Ville, le musée des beaux Arts, la basilique de Fourvière , la tour TDF, ainsi que la place des terreaux où siègeront les 1600 pandas, seront éteints entre 20h30 et 21h30.
Source : http://www.wwf.fr/s-informer/actualites/operation-1600-pandas-a-lyon
26 janvier 2009
A propos de la petite Camargue ou Camargue gardoise
Moins connue et bien moins fréquentée que sa grande sœur, la " Petite Camargue " est la seule partie littorale du département du Gard.
Elle est séparée naturellement et administrativement de la Camargue par le Petit Rhône. Les 40 000 hectares de cette zone humide présentent une mosaïque de milieux au potentiel écologique fort, longtemps considérés comme inhospitaliers (moustiques, inondations…) et peu fréquentés sauf par quelques habitués ou chercheurs de solitude.
La Camargue gardoise doit rejoindre le réseau des Grands Sites de France (Aven d’Orgnac, Pointe du Raz, etc…). L'Opération Grand Site Camargue gardoise, à la différence de la grande majorité des autres Opérations Grands Sites, présente la particularité de porter non pas sur un seul mais sur quatre sites protégés au titre de la Loi de 1930 relative à la protection des monuments naturels et des sites : le site classé des marais de la Tour Carbonnière, sur la commune de Saint-Laurent-d'Aigouze au Nord, le site classé de l'étang de la Ville et de ses abords ainsi que le site classé du panorama découvert depuis la route littorale RD 62 sur les Remparts d'Aigues Mortes, le site classé de l'Espiguette sur la commune du Grau du Roi.
Comme sur l'ensemble du territoire de la Camargue gardoise, ces sites font l'objet de protections spéciales : ZPS, ZICO, ZNIEFF, Natura 2000, Site Ramsar pour la protection des zones humides. Sur une superficie d'environ 8000 ha, ces trois entités présentent la particularité d'être représentatives des différentes identités paysagères de la Camargue gardoise : marais, roselières et rizières sur le site de la Tour Carbonnière, étangs et marais salants autour d'Aigues-Mortes, dunes, sansouires et marais saumâtres sur le site de l'Espiguette, sont autant de facettes de ce territoire.
Parmi les sites à fort potentiel photographique, nous pouvons évoquer :
- La pointe de l’Espiguette
- L’étang de Scamandre
- L’Etang de Marette et l’étang de la Ville
- Le bois de Boucanet
- La Tour Carbonnière - Domaine de Mahistre
C’est à cet endroit que j’ai réalisé les photos des hérons cendrés et de la grande aigrette.
La Tour Carbonnière est un témoignage remarquable de l’histoire de la Camargue gardoise. Construite au XIIIème siècle, à la croisée du Vieux Vistre, ancien chenal du Rhône d’Albaron, et de la route menant à la ville royale d’Aigues-Mortes, la Tour Carbonnière tenait alors lieu de poste de péage. Remaniée au XVIème siècle pour devenir un ouvrage défensif, elle fut alors équipée d’un pont-levis et sa terrasse adaptée pour recevoir quatre pièces d’artillerie ; ces aménagements sont encore visibles aujourd’hui.
Au milieu des marais, la Tour Carbonnière constitue un observatoire privilégié permettant d’appréhender dans sa globalité un paysage qui, en raison de l’absence de relief, n’est que rarement accessible. De la terrasse, le regard s’étend au-delà des marais et des roselières, au Nord jusqu’au Pic Saint Loup et aux contreforts des Cévennes, à l’Est jusqu’à la Grande Camargue et au Sud vers la Cité d’Aigues-Mortes dont émerge la Tour de Constance. Le paysage perçu est un concentré des différents modes d’exploitation et de mise en valeur de l’espace camarguais : vignes dans la plaine de Saint-Laurent-d’Aigouze et sur le cordon de Montcalm, cultures maraîchères sur la hauteur de Psalmody, pâturage extensif et sagne sur les marais situés au pied de la Tour, rizières sur le Domaine de Musette à l’Est, exploitation du sel au Sud vers Aigues-Mortes.
D’une superficie de 136,51 ha, le domaine est classé en Réserve Naturelle Volontaire depuis 1999. Le domaine fait également partie de la ZICO (Zone d'Intérêt Communautaire pour les Oiseaux) n° L.R. 23 de la "Petite Camargue Fluvio-lacustre", du site inscrit RAMSAR (convention internationale de protection des zones humides) n° 17 de la "Petite Camargue" et enfin de la ZNIEFF (Zone Naturelle d'Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique) de type I n° 6186 du "Marais des Dix Portes".
Il constitue une relique des grands marais de la Souteyranne. L’exploitation agricole de ce site a été peu intensive, et le domaine présente aujourd’hui une riche mosaïque de milieux représentatifs de la Camargue gardoise (roselières, jonchaies, sansouïres, étangs, etc..) et une grande diversité faunistique : environ 150 espèces d’oiseaux utilisent cet espace, qui abrite aussi une forte population de la très menacée tortue Cistude d’Europe.
Plus d’infos sur ces pages :
http://www.camarguegardoise.com/patrimoine/patrimoine.html
http://www.conservatoire-du-littoral.fr/front/process/Content.asp?rub=8&rubec=98
http://natura2000.environnement.gouv.fr/sites/FR9101406.html
http://natura2000.environnement.gouv.fr/sites/FR9112013.html
http://natura2000.environnement.gouv.fr/sites/FR9112001.html
24 octobre 2008
Wild Wonders of Europe, un projet d’envergure …
Initié par les photographes Staffan Widstrand, Niall Benvie, Florian Möllers et Peter Cairns, le projet Wild Wonders of Europe est le révélateur des étonnants trésors naturels de notre continent. Destiné aux 700 millions d'Européens (et aussi pour le monde entier !), à travers et grâce à la puissance émotionnelle d'une grande photographie !
Wild Wonders of Europe présente la vie sauvage, de ce qui est toujours là et de ce que nous risquons de perdre, pourquoi cela est important pour nous, et pourquoi nous avons besoin de la protéger.
Wild Wonders of Europe est une initiative unique, invitant 50 des meilleurs photographes européens de la nature, soutenue par une équipe dédiée de partenaires, presque une quête épique, qui a débuté en Mai 2008.
Pour suivre au jour le jour les travaux des photographes sur ce projet :
www.wild-wonders.com/blog/index.php/?language=fr
Pour vous mettre l’eau à la bouche, quelques unes des splendides images du blog (cela fait rêver !) :
23 octobre 2008
La vie sauvage vue par le photographe suédois Staffan Widstrand
Un chevreuil court dans la rue juste devant vous.
Ou les enfants crient : Papa, il y a un écureuil dans l’arbre !
Ou vous voyez le bois rempli de fleurs d’anémone blanches quand vous le traversez, un jour de printemps.
Ou un merle chante du haut de votre toit, pendant que vous faites un barbecue.
Ce sont les « choses sauvages ». Elles ne nous appartiennent pas. On ne peut pas les contrôler.
Elle grandissent et vont où elles le souhaitent, et elles s’en vont si on ne les traitent pas bien.
On appelle ça la vie sauvage.
Et la vie sauvage est quelque chose de très important pour nous.
Plus important que la plupart ne le pense.
Que se passe t-il quand on rencontre la vie sauvage ?
D’abord, une vive joie.
Un sourire, un sentiment agréable.
Voir le faon du chevreuil peut vous faire la journée.
L’observation du passage d’un aigle est une chose à raconter, chez vous ou au travail.
Presque tout le monde devient heureux en rencontrant, observant ou écoutant un être sauvage.
Ne me dites pas qu’il n’y a pas une ébullition d’émotions dans ces moments là…
Pourquoi devenons nous pratiquement tous plus heureux en rencontrant des êtres sauvages ?
Je crois que cela est dans les gènes, et dans notre héritage.
Ces êtres sauvages donnent des explications sur qui vous êtes.
Sur votre place dans le monde confus de la vie moderne de tous les jours.
Sur vos connections avec les terres, les régions, les pays, les continents…
Et les êtres sauvages ajoutent aussi d’autres dimensions.
Ils amènent l’espoir.
Il y a encore des êtres ici, libres et sauvages, qu’on ne peut totalement contrôler.
Cela ne fait partie d’aucun plan de Ville, d’aucune décision politique ou d’entreprise.
Aucun n’est dans une clôture, n’a d’aile coupée, n’est planté ou enchaîné.
Ils ne font que ce qu’ils désirent faire.
Ils sont spontanés, libres, et décident de tout eux-mêmes.
Ils sont simplement sauvages, et nous aimons et admirons cela.
Et c’est exactement la même chose pour les endroits qui sont sauvages.
Ils représentent de l’espoir pour nous.
L’espoir qu’il y ait encore des endroits où des anciens processus sont toujours vivants et continuent leurs cycles.
Là où l’homme n’a pas encore une prise sur chaque détail de la Nature.
Là où notre héritage naturel est en réalité toujours bien vivant.
C’est ce que Wild Wonders of Europe représente pour moi.
Une célébration des endroits et des êtres sauvages.
Des petits comme des gros, des proches comme des lointains.
La vie sauvage et les terres sauvages.
Une célébration de notre héritage naturel d’Europe.
Quelque chose qui a existé bien avant nous
Quelque chose qui existe encore, tout autour de nous.
Quelque chose qui, on l’espère, continuera à exister, longtemps après notre disparition et celle de nos arrières arrières arrières petits-enfants.
À condition que nous essayions d’en prendre mieux soin, de l’aimer, de nous y reconnecter, de nous amuser avec, d’être calmés et renforcés grâce à elle et de se battre pour elle.
Le Bonheur des êtres Sauvages.
C’est puissant, c’est guérissant, c’est nécessaire et c’est merveilleux.
C’est le Wild Wonders of Europe.
Nous invitons chacun de vous à nous suivre dans ce voyage.
Staffan Widstrand
Naturapics.com : traduction en français
17 décembre 2007
La Camargue et la Crau en danger ?
Bonjour à tous,
Deux nouvelles passées inaperçues :
1- Le projet (heureusement avorté) de création d'une nouvelle commune en Camargue, celle de Salin de Giraud :
En résumé : dévelopement touristique (et spéculation immobilière) avec création d'une marina sur 900 ha, création d'un pont (en lieu du bac) et d'un axe routier au coeur de la Camargue permettant ainsi une liaison rapide entre Montpellier et Marseille.
Source : http://www.wwf.fr/actualites/touchez_pas_a_la_camargue
http://www.wwf.fr/actualites/on_ne_touchera_pas_a_la_camargue_une_grande_victoire_pour_l_ecologie
Pour vous remettre de vos émotions, une photo de la Camargue emplie de sérennité, prise aux Saintes Marie de la Mer en mai 2006 :
2- Le projet de construction d'un contournement autoroutier au coeur de la CRAU. Je reprend ci-dessous la page d'accueil du site de "Arles Camargue Environnement Nature"
"Chers amis du pays d’Arles, de la Camargue et de la Crau,
Chers amis de la nature,
Un projet de construction d’un contournement autoroutier entre Saint Martin de Crau et Arles est en cours. Il apparaît aujourd’hui qu’un contournement par le sud d’Arles soit privilégié (le trace sud-Vigueirat) et fasse l’objet d’une procedure d’avant projet sommaire. Ce tracé, contre toute logique et au mépris des engagements pris par la France au titre de la protection de l’environnement, traverse des terres de nature essentiellement agricole et en majeure partie protégées au niveau national, européen et international.
L’association Arles Camargue Nature Environnement ("A.C.E.N.") rassemble des personnes soucieuses de préserver la faune et la flore du pays d’Arles, de la Camargue et de la plaine de la Crau dont les terres sont si précieuses. A ce titre, l’association s’oppose vigoureusement à la construction du tracé autoroutier sud-Vigueirat.
L'association propose d'aménager la route nationale existante, ce qui ne nuirait ni à l'environnement, ni aux monuments historiques mais tiendrait compte du développement économique d'Arles et de ses environs et s'incrirait dans un programme de développement durable.
Convaincue de la justesse et du bien-fondé de son action, l’association a décidé notamment de participer activement au débat public sur le nouveau projet de tracé et d’effectuer des démarches entre autres auprès de toutes les instances locales, nationales et européennes compétentes dans le domaine de la protection de l’environnement, afin d’obtenir la modification du tracé actuellement étudié. Compte tenu des enjeux du projet, l’Association a également décidé de se faire conseiller et assister pour certaines de ces démarches par un avocat spécialisé. Notre Association est déterminée à défendre jusqu’au bout l’environnement de notre région que nous nous devons de conserver pour les générations futures."
Description des zones concernées par le VSV
Le VSV est entièrement situé sur des zones protégées ou qui méritent d’être protégées. En effet, le VSV traverse la Crau, la Camargue Orientale et la Grande Camargue. Le VSV traverse ainsi des zones protégées au titre des Directives Européennes Natura 2000, le Parc Naturel Régional de Camargue, des zones protégées par la Loi Littorale, des zones d’agricultures biologiques, des zones de production de foins qui font l’objet d’une AOC et des zones d’élevage de taureaux qui font également l’objet d’une AOC. Par ailleurs, le VSV serait un obstacle au développement nécessaire du réseau de protection de la Camargue. En effet, il est envisagé d’agrandir le périmètre de protection du Parc Naturel Régional de Camargue ainsi que le périmètre de protection au titre du Programme MAB de l’Unesco afin d’y inclure la Plan du Bourg (la Camargue Orientale). Or, un tel périmètre d’extension serait entièrement traversé par le VSV ce qui serait un obstacle á ces projets de développement du réseau de protection de la Camargue.

Merci de soutenir leur action en signant la pétition électronique : http://www.camarguesansautoroute.com/petition.php
![[Dans mon jardin] - In my garden](http://storage.canalblog.com/34/04/349287/18597223_q.jpg)




























