04 septembre 2009
Longicorne
Cerambyx scopoli ?
Il y a en France quatre espèces du genre Cerambyx.
La première, Cerambyx scopolii, très commune partout, se distingue très
facilement des trois autres par sa petite taille et la coloration uniformément
noire de ses élytres. Les autres espèces sont de taille comparable et
présentent une coloration rougeâtre caractéristique à l'apex des élytres, il
s'agit de C. cerdo, C. miles et C. velutinus, les trois
espèces cohabitent parfois dans certains sites favorables du sud de la France.
Cerambyx miles Bonelli, 1823, se
distingue par l'absence
d'épine à l'angle sutural de l'apex des élytres et par la brièveté
des premiers articles antennaires dont le cinquième article atteint à peine
l'écusson.
Cerambyx velutinus Brullé, 1832,
présente une
épine suturale très forte à l'apex des élytres. Les élytres sont bien moins
atténuées que chez les autres espèces, surtout chez les femelles, et la
coloration rouge apicale est moins marquée. Enfin, la pubescence
abdominale est dense et épaisse.
Cerambyx cerdo, Linné, possède une
épine suturale plus faible à l'apex des élytres, mais cette épine peut
s'user et être difficile à observer chez certains spécimens. La pubescence
abdominale plus fine et inégale. Enfin et surtout, c'est la seule espèce
qui présente une ligne
luisante, sans pubescence, sur le deuxième article des tarses postérieurs
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02 juillet 2009
La vie est éphémère …
Messimy (69) - 24 mai 2009 - 300mm F8 au 1/180ème - 200 iso - Flash - Légèrement recadrée
Les éphéméroptères (Ephemeroptera) sont un ordre d'insectes (sous-classe des ptérygotes, section des paléoptères).
Les éphéméroptères sont apparus au Carbonifère, il y a environ 280 à 350 millions d'années. Ce sont les plus anciens insectes ailés de la planète qui survivent encore aujourd'hui. On considère ces insectes aux téguments mous et au vol médiocre comme des insectes à caractères primitifs. Le fait de ne pas pouvoir rabattre leurs ailes sur leur corps en est un exemple (paléoptères).
Caractéristiques
- taille : 3 à 40 mm (sans les cerques)
- ailes finement nervurées et rigides, tendues à la verticale au repos (ne pouvant pas se replier en arrière au repos), avec absence d'ailes postérieures chez certaines espèces. Les ailes sont transparentes et parfois jaunâtres ou brunâtres, voire brillantes. Elles sont ornées d'une tache sur leur bord avant à l'extrémité de l'aile (Pterostigma). La première paire d'aile est plus longue chez les mâles.
- ailes antérieures ne recouvrant jamais les ailes postérieures.
- antennes petites, composés d'articles courts et épais, prolongés par une soie fine.
- pièces buccales broyeuses chez les larves (l'adulte ne se nourrit pas, ne se consacrant qu'à la reproduction, autour de l'eau douce où on les voit surtout en fin d'après midi. Il meurt rapidement d'où son nom "éphémère").
- deux ou trois longs cerques multiarticulés, avec parfois un long filament caudal entre les cerques.
- développement de type hémimétabole.
Les mâles ont les pattes antérieures plus longues que celles des femelles,
présentant des forceps à l'extrémité de l'abdomen.
Les imagos
(adultes) ont une vie brève, uniquement consacrée à la reproduction. Ils ne se
nourrissent pas et n’ont d’ailleurs pas de tube digestif.
Les larves, quelquefois appelées pataches, sont aquatiques. Elles vivent un,
deux ou trois ans, et passent par un stade final intermédiaire le subimago qui
ressemble beaucoup au stade adulte, mais ne dure que quelques jours ou quelques
heures.
Répartition
On les trouve partout où de l'eau douce et oxygénée est durablement présente. Au milieu des années 1980, on connaissait environ 2000 espèces dans le monde, dont 25% en Amérique du nord (200 en Europe, 125 en Australie)
Menaces]
Les éphémères font partie des insectes qui ont fortement régressé depuis une cinquantaine d'années, probablement suite à la dégradation de la qualité de l'eau et à la pollution générale de l'environnement par les pesticides. Jusqu'au milieu du XXe siècle, ils étaient partout présents en essaims de millions d'individus à proximité des eaux douces, obligeant parfois à couper quelques jours les routes longeant les cours d'eau, par exemple la haute Seine, l'accumulation des corps provoquant des accidents de la route.
Par contre, au Québec, dans la période du mois de Mai à Juillet, on en dénombre plusieurs milliards près des cours d'eau. Ils sont si nombreux, qu'ils nuisent à la visibilité routière et ensevelissent le sol lorsqu'ils meurent. Ils vont même jusqu'à obstruer les unités de condensation et de climatisation sur les toits des immeubles à proximité, réduisant leur rendement et en obligeant un nettoyage.
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ephemeroptera
29 juin 2009
Flying bombyle
Retour dans mon jardinet de St Genis Laval, où je me suis amuser à photographier ce Grand bombyle (Bombylius major) même en vol, et sans autofocus bien sûr ! Pour mémoire, il s’agit d’un diptère (=mouche) et non d’un hyménoptère (=abeille).
St Genis Laval (69) - 16 mai 2009 - 300mm F8 au 1/250ème - 200 iso - Recadrée
St Genis Laval (69) - 16 mai 2009 - 300mm F8 au 1/350ème - 200 iso - Recadrée
04 juin 2009
I comme Icare
Taille : 25-30mm. La vie larvaire du Hanneton ("Ver blanc") dure 3 ans en s'enfonçant dans le sol en hiver et remontant au printemps; les larves âgées empêchent les larves jeunes de se développer en les attaquant à coups de mandibules; il y donc dans une région donnée des larves de même âge et des "années à hannetons" tous les 3 ans !
Montagny (69) - 2 mai 2009 - 200mm F8 au 1/250ème -
800 iso – Non recadrée
Source : http://aramel.free.fr/INSECTES11bisbisbis.shtml
Le Hanneton commun est un gros insecte coléoptère, de la sous-famille des Melolonthinae. Il s'attaquant, surtout à l'état larvaire, le ver blanc, à de nombreuses plantes et figure parmi les insectes les plus nuisibles à l'agriculture.
- Adulte : gros insecte de 25 à 30 mm de long, à élytres brun rougeâtre,
- Larve : corps blanchâtre complètement arqué,de consistance molle, avec une tache noire à l'extrémité de l'abdomen.
Le cycle du hanneton se déroule sur trois années :
- première année : la femelle pond ses œufs dans le sol à quelques centimètres de profondeur. Les larves, écloses 4 à 5 semaines plus tard, rongent les racines, mais les dégâts sont peu importants. À la fin de l'été, elles s'enfoncent dans le sol à 50 cm de profondeur pour hiberner ;
- à la fin du printemps les larves remontent près de la surface et commettent des dégâts importants en dévorant les racines de toutes les plantes ; à l'automne, les larves s'enfoncent un peu plus, à 70 cm de profondeur, pour hiberner à nouveau ; les larves terminent leur croissance en remontant à nouveau ; vers le mois de juillet, elles redescendent à 1 m de profondeur environ, et là se produit la nymphose ; puis un à deux mois plus tard, l'imago se libère de la nymphe, mais reste en terre ; au printemps, l'imago remonte à la surface et un nouveau cycle commence. Ainsi l'apparition des insectes, les « grands vols », est périodique.
De nombreuses espèces d'animaux se nourrissent soit des hannetons adultes, soit de leurs larves : taupes, hérissons, couleuvres, grenouilles, pies, corbeaux, alouettes et chauve-souris...
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Hanneton_commun
Toutefois, ce coléoptère jadis si familier est en voie de disparition …
29 mai 2009
La terreur des cours d’eau (bis repetita)
Larve de Dinocras sp., peut-être Dinocras megachepala.

Nord Isère (38) - 25 avril 2009 - 220mm F8 au 1/250ème - 200 iso - Recadrée
Les Plécoptères ou perles sont un ordre d'insectes, sous-classe des Ptérygotes, super-ordre des Orthoptéroidés, ailés, au corps mou et allongé.
C'est un groupe ancien, dont on trouve des fossiles datant au moins du début du Carbonifère. Au niveau mondial, plus de 2000 espèces de Plécoptères sont actuellement répertoriées, mesurant de quelques millimètres à 5 cm pour les plus grands. L'Amérique du Nord en compte environ 4 fois plus d'espèces que l'Europe.
Ils sont généralement inféodés aux zones humides à fort courant (eaux vives). Ils ne volent que sur de brèves distances, à proximité des berges, torrents, fossés et ripisylves. Ils se reposent volontiers sur des pierres et branches émergeant de l'eau ou à proximité. On les trouve parfois en grand nombre à proximité de l'eau, posés sur les pierres fraiches d'arches et piles de ponts, aux entrées de grottes, sur des parois de gouffres..).
Cet ordre regroupe des espèces végétales, omnivores/détritivores et carnivores.
Les larves et nymphes vivent toutes dans les cours d'eau, alors que les adultes (ou imagos) sont aériens. Comme les larves d'Éphémères, le corps des larves de Plécoptères est équipé de branchies et adapté au courant (aplati dorso-ventralement, les pattes disposées le long du corps, et non sur le dessous). Cette forme offre moins de résistance au courant, leur permettant de vivre à proximité du fond du lit, sur ou sous les pierres, là où le courant est le moins important.
Les larves des Plécoptères sont également utilisées comme bioindicateur, car très sensible au taux en oxygène dissout dans l'eau. Par exemple, une pollution par rejet d'eaux usées dans les cours d'eau va provoquer une diminution brutale de certaines familles de Plécoptères comme les Perlidae. Ils sont considérés comme des groupes indicateurs dans des tests de la qualité de l'eau comme l'Indice biologique global normalisé (I.B.G.N.).
Toutes les larves commencent leur développement par un régime brouteur-racleur de biofilm et d'algues. Puis, en grandissant certaines acquièrent un régime détrivore et se nourrissent notamment des litières issues de la végétation des berges des cours d'eau. D'autres familles, notamment celles issues des espèces de grande taille, deviennent par la suite uniquement prédatrices.
Quelques espèces, notamment des genres Perlodes, Dinocras, sont de redoutables prédateurs de larves d’éphémères ou d’autres invertébrés aquatiques qu‘elles capturent grâce à leurs puissantes mandibules.
Les mues du cycle larvaire se succèdent généralement sur une durée d'un an, mais jusqu'à trois ans pour certaines espèces.
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Perle_(insecte)
http://www.invfmr.fr/~invfmr/_P_som1a.htm
http://www.inra.fr/opie-insectes/pdf/i141le-doare.pdf
07 mai 2009
Mouche à fourrure
Etrange cet insecte ! Il ressemble à une abeille et butine comme un papillon ! Ces capacités de vol impressionnantes avaient entraîné, à tort, sa classification dans les syrphes.
Même s’il s’agit bien d’un diptère (comme les syrphes, je vous le rappelle), ce Bombyle (Bombylius sp.) photographié dans une prairie fleurie du Rhône fait partie de la famille des Bombyliidae qui compte environ 5000 représentants dans le monde, dont la taille varie de 1 à 18 mm de long.

Montagny (Rhône) - 11 avril 2009 - 300mm F8 à 1/180ème - 200 iso - Non recadrée
Les bombyles ont un corps brun, rouge ou jaune souvent recouvert d'une fourrure épaisse, des pattes longues minces et grêles et des ailes souvent ornées de motifs ou bandes sombres en avant.
Leurs larves parasitent des nids d'hyménoptères solitaires ou sociaux, de lépidoptères ou de ponte d'acridiens (oothèque).
Le Grand bombyle (Bombylius major) est un des bombyles les plus courants de nos régions, ressemblant à une abeille. La femelle Grand bombyle pond ses oeufs à l'entrée des galeries souterraines des nids de certaines abeilles et guêpes. Après éclosion, les larves se dirigent dans le nid de son hôte pour se nourrir de ses larves.

Montagny (Rhône) - 11 avril 2009 - 300mm F8 à 1/180ème - 200 iso - Non recadrée
Source : http://aramel.free.fr/INSECTES15ter-11.shtml
04 mai 2009
Hommage …
… à ces travailleuses infatigables, ces butineuses, ces compagnes bourdonnantes du printemps et de l’été, ces pollinisateurs sans qui la vie ne serait guère possible sur Terre, ne l’oublions pas !

St Genis Laval (Rhône) - 5 avril 2009 - 300mm F8 à 1/500ème - 200 iso - Recadrée
23 mars 2009
Orthoptère cherche identification désespérément [4]
Cette couleur fluo est assez étonnante : un juvénile de criquet ?

Chamonix-Mont-Blanc (74) - 25 août 2007 - 180mm, F11 à 1/250ème, 800 iso - Recadrée
Chamonix-Mont-Blanc (74) - 25 août 2007 - 240mm, F11 à 1/60ème, 800 iso - Recadrée
19 mars 2009
Orthoptère cherche identification désespérément [3] : le monstre du Lavancher
Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’ai découvert dans la prairie de ce petit hameau au-dessus de Chamonix (je vous le recommande, vue imprenable sur l’Aiguille du Midi !) cet orthoptère « monstrueusement » imposant (une dizaine de centimètre …dans ma mémoire !). Je n’ai malheureusement pas pu mieux faire, car cet insecte était de l’autre côté d’une clôture électrifiée !
Je pense qu’il s’agit du Dectique verrucivore (Decticus verrucivorus), à confirmer par vos soins !

Chamonix-Mont-Blanc (74) - 25 août 2007 - 180mm, F11 à 1/180ème, 400 iso - Recadrée
Description / identification : Sauterelle trapue de 25-35 mm de long, à dominante verte mais bariolée de gris, de blanc et de noir (en particulier sur les tegmina). Elle est quasi inapte au vol malgré ses ailes atteignant le bout de l'abdomen et se déplace au sol par bonds lourds rappelant plus une petite grenouille qu'un orthoptère.
Stridulation : Emis de jour, par temps chaud. Parfaitement audible, métallique, comparable au son émis lorsque l'on frotte les faces de deux pièces de monnaie l'une contre l'autre alternativement ou aux cliquetis d'une roue libre de vélo. Ressemble vaguement à celle de la Grande Sauterelle verte mais plus lente et aux syllabes mieux détachées.
Habitat / écologie : Prairies hautes et plutôt sèches, les pelouses calcaires et les landes dans le nord de la France. Sur les pelouses rases en montagne. Colonise les bords de route herbeux dans le Morvan.
Statut : Commun en montagne et encore assez répandu dans les zones d'agriculture extensive, en très foret régression dans les plaines du nord de la France. Remarque : espèce à surveiller. Très farouche et difficile à approcher.
Description
Decticus verrucivorus est un gros orthoptère prédateur de la famille des tettigonoides qui, à l’instar de l’éphippigère, est qualifiée de sauterelle « vraie ». Elle se nourrit de petits invertébrés. L’insecte fréquente principalement les prés, les pâturages et les landes. Sa teinte verte ou brune lui permet de se camoufler dans les herbes, ou au sol sur la terre et les feuilles mortes. C’est une espèce protégée en France.
Biologie
Le dectique possède une tête allongée munie d’antennes minces beaucoup plus longues que le corps. Les femelles arborent un oviscapte impressionnant et légèrement incurvé, qui leur a donné le nom de « portes-sabres ». La base des ailes supérieures des mâles intègre un organe de stridulation, tandis que leurs cerques courts et parfois dentelés servent de pinces lors des accouplements. Les pattes postérieures sont puissantes et configurées pour le saut.
Insolite
Comme son nom l’indique, dectitus verrucivorus aurait été utilisé autrefois pour « manger » les verrues (ou les dissoudre grâce à ses sucs digestifs).

Chamonix-Mont-Blanc (74) - 25 août 2007 - 300mm, F5,6 à 1/250ème, 400 iso - Recadrée
Source : http://www.futura-sciences.com/galerie_photos/showphoto.php/photo/1719
16 mars 2009
Orthoptère cherche identification désespérément [2]
Faut dire que celui qui l’a photographié ne s’est pas trop « cassé la tête » pour chercher !!! (bis repetita)

Chamonix-Mont-Blanc (74) - 25 août 2007 - 300mm, F5,6 à 1/750ème, 200 iso
![[Dans mon jardin] - In my garden](http://storage.canalblog.com/34/04/349287/18597223_q.jpg)















