Photographie Nature

Photographies de la faune et de la flore sauvage

09 mai 2008

Divine surprise

En montant à la chapelle de Notre-Dame de Constance, au-dessus de Bormes les Mimosas, la surprise ne pouvait forcément qu'être "divine", et elle le fût, car ce jour là j'observais et photographiais mon premier ...

Ascalaphe soufré (Libelloides cocajus)

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Je l'avais déjà croisé l'année dernière ... mais sur le forum Benelux. J'avais alors été sidéré par sa beauté. Lorsque je l'ai vu (réellement), j'ai tout de suite su que c'était lui : vous prenez un insecte ressemblant de loin à un papillon, vous le faites voler comme une libellule et vous obtenez un ascalaphe en vol !

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Ni papillon (bien que la ressemblance soit troublante), ni libellule (bien qu'il possède des ailes transparentes), cet insecte fait partie de l'ordre des névroptères, tout comme les chrysopes et les fourmillions. Ne vous fiez pas à son apparente fragilité, qui n'a d'égal que son agressivité et sa voracité.

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Distribution en Europe : l'espèce se trouve au nord de l'Espagne, remonte jusqu'en Allemagne méridionale, ainsi que localisé au nord de la péninsule italienne et en Sicile.

 

Distribution en France : Il est présent des Pyrénées aux Alpes et le Jura en passant par le sud du Massif Central et la Vallée du Rhône. Ce grand Ascalaphe remonte moins que L. longicornis dans le Nord-Ouest de la France, mais semble plus fréquente dans l’Est. Il faudrait préciser et actualiser la connaissance de la répartition, notamment dans l’Ouest où il devrait être présente jusqu'aux rivages de l’Atlantique. Ain, Alpes Maritimes, Ardèche, Ariège (Puissegur, 1967), Aude (Puissegur, 1967 ; Mazel, 2001), Alpes de Haute Provence, Hautes Alpes, Bouches du Rhône (Puissegur, 1967), Côte d'Or, Doub (Bitsch, 1963), Drôme, Gard, Haute Garonne, Lozère (Puissegur, 1967), Pyrénées orientales (Puissegur, 1967 ; Mazel, 2001), Haut Rhin (Bitsch, 1963), Saône et Loire, Var (Puissegur, 1967). Serait aussi vers Paris (Bitsch, 1963).


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Habitats

Pas de milieu très particulier, autant dans les forêts claires que dans les zones ouvertes, dans la végétation épaisse ou sur les éboulis (Haupt 1993).

Il fréquente les milieux herbacés en pays calcaire ou sur sols acides, de très secs à franchement humides entre 300 et 1500 m d'altitude (Mazel 2001). Il peut être très abondant localement, dans des secteurs riches en orchidées et papillons. Les versants bien exposés et rocheux sont abondamment fréquentés sur calcaire, basalte ou granite. Puisségur (1967) signale que L. longicornis fréquente également des près salés des basses plaines languedociennes, localités où il n’a pas rencontré L. coccajus. La présence de rochers est probablement plus importante pour cette dernière.


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Période de vol

Vole à partir de mai, mais surtout en juin et jusqu'à juillet plus haut en altitude.

Description et variabilité : Les grandes taches jaunes et les larges ailes de cette espèce sont bien caractéristiques. Elles lui donnent sa beauté qui ne manque pas d’attirer l’attention des naturalistes et du public en général. Si les individus plus précoces sont jaunes, certains individus de couleur blanc-laiteux apparaissent en cours de saison (forme blanche : leucelius Costa). En de rares localités, ils peuvent devenir majoritaires. Ce même phénomène a été observé en Italie, sans qu’il soit possible de déterminer un gradient géographique ou altitudinal. L'espèce est stable dans les Pyrénées orientales et dans l'Aude où on ne rencontre pas de forme blanche leucelius Costa. Notons que les femelles sont moins marquées que les mâles.

Source : http://cyrille.deliry.free.fr/asc/libcoc.htm



Mardi, je vous invite à la fête du citron ! Bonne fin de semaine et profitez bien de ce long week-end !

Posté par jma69 à 08:00 - Insectes - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 octobre 2007

Prière de ne pas déranger !

Elle paraît pieuse, concentrée dans une fervente prière ...

Elle semble invoquée les dieux de la chasse pour que celle-ci soit fructueuse ...

Elle porte bien son nom ... la mante religieuse (Mantis religiosa).

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On l'appelle « religieuse » à cause de ses pattes antérieures qu’elle replie (quand elle est à l’affût d’une proie) comme pour prier. Elle est de nature très agressive et il n'est pas rare que la femelle s’adonne au cannibalisme sur le mâle ou toute autre mante qui passerait par là (le cannibalisme lors de l'accouplement, contrairement à une idée reçue, n'est cependant pas essentiel pour que la femelle dispose des ressources protéïques nécessaires pour porter les œufs). Même après avoir eu la tête coupée, le mâle continue à envoyer des spermatozoïdes. Ses pièces buccales sont de type broyeur, ce qui lui permet de manger très facilement des proies parfois aussi grosses qu’elle.

Le régime alimentaire de la mante religieuse est principalement composé d'insectes et petits animaux qu’elle attrape à l’aide de ses pattes ravisseuses. Environ quinze jours après la fécondation, la femelle dépose une substance spumeuse molle qui, en contact avec l’air, durcit rapidement : il s'agit de l'oothèque. Au début du printemps, une centaine de petites larves semblables à l'adulte sortiront de leur loge rangée dans l'oothèque. Elles subiront plusieurs métamorphoses avant de devenir adulte.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mante_religieuse

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On voit très bien sur les deux photos l'attitude du prédateur et sa proie. Pour la petite histoire, la proie s'en est sortie saine et sauve (pour cette fois) car elle s'est esquivée avant l'attaque fatale.

Mante photographiée ce dimanche 7 octobre à Condrieu (Rhône) dans le Parc Naturel Régional du Pilat.

Exifs : 180 mm en position macro, F13 au 1/125ème et 1/180ème, 800 iso

Posté par jma69 à 16:09 - Insectes - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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