26 novembre 2009
Une belle guifette …
… qui me pose un problème d’identification.
Sur le site Oiseaux.net, trois guifettes sont visibles en France : la guifette leucoptère, la guifette moustac et la guifette noire. Compte tenu du plumage arboré par l’oiseau photographié, il est fort probable qu’il s’agisse d’un plumage post-nuptial, ce qui ne va pas me faciliter la tâche, il me semble !
Sarzeau (56) – Marais de Suscinio - 10 août 2009 - 300mm F8 au 1/250ème - 200 iso – Recadrée
La Guifette noire (Chlidonias niger), en plumage nuptial, est un oiseau dont le manteau et les couvertures gris noirâtre contrastent avec la tête et le dessous plus sombres, semblant presque noirs. Le dessous de l'aile est gris pâle, le bas-ventre blanc frappant. Le bec est noir, les pattes rougeâtres. Comparée à la guifette leucoptère, cette dernière a une tête et un corps bien plus noirs, un arrière de corps plus blanc et des couvertures sous-alaires d'un noir pur. L'individu internuptial subit quelques transformations : le dessous est blanc contrastant particulièrement avec le dessus gris sombre, y compris la queue et le croupion Une tache sombre typique marque les côtés de la poitrine. Cette tache n’étant pas visible dans mon cas, je peux donc éliminer la guifette noire.
La Guifette leucoptère
(Chlidonias leucopterus) est plus rare et plus orientale que la
guifette noire, elle en diffère légèrement par les proportions : bec plus
court, pattes plus longues, ailes plus larges et queue à peine échancrée.
Chez l'adulte nuptial, le bord antérieur de l'aile et le croupion blancs
contrastent avec le reste du corps (tête, couvertures sus-alaires, poitrine et
ventre) noir d'encre. Les pattes et le bec sont rouge vif. Les adultes en mue
ont la tête et le dessous tachetés de blanc comme la guifette noire mais ils
s'en distinguent nettement par leurs couvertures sous-alaires noires.
La mue intervient vers le mois de septembre.
L'adulte internuptial a une apparence générale pâle. La calotte noire disparaît presque totalement, ne laissant qu'une tache sombre en arrière de l'œil, ce qui rappelle ainsi la sterne hansel. Elle diffère alors de la guifette noire par une tête plus claire, l'absence de tache foncée sur le côté de la poitrine, le croupion et les côtés de la queue blanc grisâtre. Le bord postérieur sombre est plus étroit à la main (seulement 1 à 4 primaires externes sont plus foncées que les autres), du moins en ce qui concerne les guifettes leucoptères passant par l'Europe. La plupart des individus conservent des traces des couvertures sous-alaires noires sous la forme de taches ou de lignes résiduelles. Ne retrouvant pas vraiment ces traces, j’élimine aussi la guifette leucoptère, compte tenu aussi de sa rareté et de son orientalité.
En plumage d'été, la Guifette moustac (Chlidonias
hybridus) a la tête noire, les joues blanches et le dessous gris
profond que le blanc des joues fait nettement ressortir. Le bec est rouge
foncé, les joues et les côtés du cou sont blancs, contrastant avec la calotte
noire et les parties inférieures gris foncé.
En plumage d'hiver, la calotte est plutôt blanche, avec une ligne horizontale
foncée descendante venant de l'œil. Le bec est plus gros que chez ses
congénères. Les parties supérieures sont plus claires, la poitrine est moins
foncée, et la calotte moins noire. Le bec est noirâtre. La guifette moustac a
une encoche profonde à la queue. Bon, je ne suis pas vraiment convaicu que la
guifette photographiée est une guifette moustac, mais comme je n’ai pas d’autre
choix …
… je choisis la Guifette moustac, mais vos remarques et avis sont les bienvenus !
25 novembre 2009
Ibis sacrés au marais de Suscinio
Je savais, par un membre breton du groupe de discussion sur les libellules « Photodonates », que les marais de Suscinio, à Sarzeau, était riche en diversité d’oiseaux.
Je décidais donc d’effectuer un premier repérage et, pourquoi pas, de réaliser quelques photos. Tout d’abord, il convient de vous dire que ce lieu est superbe : imaginez un marais à quelques mètres de la plage et de l’océan, et dominé par un imposant château du moyen-âge, ancienne résidence de chasse du duc de Bretagne …
Avec bien sûr, dès l’arrivée sur les lieux, les incontournables Ibis sacrés (Threskiornis aethiopicus). A ce propos, la polémique sur cette espèce fait toujours rage, la LPO étant pour l’éradication de cette espèce exotique (par des moyens doux, bien sûr). Je ne rentrerai pas dans ce débat, mes connaissances sur le sujet étant plutôt faibles … mais quel plaisir de photographier ces oiseaux à la drôle d’allure !
Sarzeau (56) – Marais de Suscinio - 10 août 2009 - 300mm F8 au 1/750ème - 200 iso – Non recadrée
Sarzeau (56) – Marais de Suscinio - 10 août 2009 - 300mm F8 au 1/750ème - 200 iso – Non recadrée
Sarzeau (56) – Marais de Suscinio - 10 août 2009 - 300mm F8 au 1/750ème - 200 iso – Non recadrée
Sarzeau (56) – Marais de Suscinio -10 août 2009 - 300mm F8 au 1/750ème - 200 iso – Non recadrée
Des agrandissements pour mieux voir :
24 novembre 2009
Independance day !
Ce (très) jeune pinson des arbres commençait à prendre son indépendance et voletait quelques mètres avant de se reposer, dans l’attente du ravitaillement de ses parents. Malgré son homochromie le mettant à l’abri des prédateurs et des résidants du village-vacances où je logeais, au risque de se faire marcher dessus, j’ai pu le photographié tout en le mettant à l’abri du piétinement des passants. Malgré les inquiétudes de ma fille et pensant, à raison, qu’il se mettrait à l’abri pour la nuit, je le retrouvais le lendemain avec, déjà, un vol plus sûr et plus puissant.
Sarzeau (56) – 8 août 2009 - 300mm F5,6 au 1/250ème - 400 iso – Non recadrée
Sarzeau (56) – 8 août 2009 - 300mm F5,6 au 1/180ème - 800 iso – Non recadrée
Sarzeau (56) – 8 août 2009 - 300mm F5,6 au 1/90ème - 800 iso – Non recadrée
18 novembre 2009
Sur un arbre perché …
… se tenait ce Pigeon ramier (Columba palumbus)
Les deux sexes sont semblables. Les oiseaux adultes ont un plumage bleu-gris, rosâtre sur la poitrine et une tache blanche sur le côté du cou. En vol, on voit les croissants blancs de ses ailes et une bande terminale noire sur sa queue.
Sarzeau (56) – 8
août 2009 - 300mm, F8 à 1/60ème, 800 iso – Recadrée
Le pigeon ramier se nourrit dans les terres cultivées dégagées et les prairies. On peut aussi le rencontrer en lisière de forêt, dans les parcs et les jardins. Il est aussi de plus en plus visible en ville. C'est une espèce répandue et commune. Il est très commun dans toutes les régions boisées, mais il est absent des montagnes. Le pigeon ramier est présent sur tout le territoire. Les oiseaux du nord et de l'est migrent vers les pays méditerranéens en septembre ou octobre et ils reviennent vers la mi-mars. La plupart sont toutefois sédentaires.
Sarzeau (56) – 8
août 2009 - 300mm, F8 à 1/60ème, 800 iso – Recadrée
Source : http://www.oiseaux.net/oiseaux/pigeon.ramier.html
17 novembre 2009
Aigrette en chasse …
… ou à la pêche, c’est comme on veut ! Toujours est-il que cette Aigrette garzette (Egretta garzetta) se sert de cet ancien parc à huîtres comme d’un perchoir pour observer le menu fretin passant à portée de son bec … mortel !
Malgré l’éloignement certain, mon crop n’est pas trop mauvais compte
tenu de la qualité de mon 70-300 !
Sarzeau (56) – 8 août 2009 - 300mm, F8 à 1/500ème, 200 iso – Recadrée
16 novembre 2009
La toilette avant le grand départ …
Début août, le moment n'est pas encore venu … Mais ces Hirondelles rustiques
(Hirundo rustica) pensent elles déjà au grand voyage de
retour ?
Carnac (56) – 7
août 2009 - 300mm, F8 à 1/500ème, 200 iso – Recadrée
Carnac (56) – 7
août 2009 - 300mm, F8 à 1/500ème, 200 iso – Recadrée
11 novembre 2009
Tournepierres à la pointe de Penvins
Modeste pointe rocheuse tournée sur la façade atlantique, la pointe de Penvins est le refuge d’une avifaune variée. Parmi ces habitants ailés, les Tournepierres à collier (Arenaria interpres) ne manquent pas de distraire le photographe naturaliste par leur recherche incessante de nourriture.
Sarzeau (56) –
Pointe de Penvins – 5 août 2009 - 300mm, F8 à 1/250ème, 200 iso - Recadrée
Le tournepierre à collier est un limicole ventru de petite taille. Ce petit échassier d'aspect assez trapu a un plumage bigarré, noir, blanc et marron-roux. La tête et le cou sont noir et blanc, le bec court, noir et un peu retroussé. Le dos noir et marron provoque un contraste harmonieux avec la poitrine noire et le ventre blanc. Les ailes revêtent une coloration noir, blanc et marron, la queue est dans les mêmes teintes.
Sarzeau (56) –
Pointe de Penvins – 5 août 2009 - 300mm, F8 à 1/350ème, 800 iso - Recadrée
Toute l'année, il fréquente le littoral. Il convient toutefois d'introduire une différence. A la fin du printemps et en été, sur son site de nidification, il rejoint la toundra côtière qui présente la végétation et les ressources alimentaires adéquates pour la reproduction. Après la migration, sur son site d'hivernage, il affectionne plutôt les rivages rocheux le long des côtes et des estuaires.
Sarzeau (56) –
Pointe de Penvins – 5 août 2009 - 300mm, F8 à 1/180ème, 400 iso - Recadrée
C'est un grand migrateur. Sa migration peut le porter jusqu'en Afrique Tropicale. La population de tournepierres hivernant en France est estimée à 6 000 oiseaux, la plupart résidant en Bretagne. Les premiers flux sont perceptibles dès la fin du mois de juillet.
Sarzeau (56) –
Pointe de Penvins – 5 août 2009 - 300mm, F8 à 1/180ème, 400 iso - Recadrée
Au cours de ses activités, le tournepierre marche, court, soulève et retourne des pierres et des morceaux d'algues pour atteindre des aliments, ce qui lui valu son nom. C'est un individu très sociable et il peut être observé en grand nombre sur les côtes européennes à la fin de l'été.
Sarzeau (56) –
Pointe de Penvins – 5 août 2009 - 300mm, F8 à 1/180ème, 200 iso - Recadrée
Son régime est adapté à son habitat et peut varier considérablement selon les saisons. De manière générale, il peut être qualifié d'omnivore. Toutefois, la majorité de son alimentation est constituée de mollusques, crustacés et vers marins qu'il capture en effectuant des carottages dans le sol sablonneux. Dans la toundra et à l'intérieur des terres, il peut également se nourrir de graines, d'insectes et de leurs larves.
Sarzeau (56) –
Pointe de Penvins – 5 août 2009 - 300mm, F8 à 1/180ème, 200 iso - Recadrée
Sur ces photos, prises début août, on peut voir qu’il est encore en plumage nuptial.
Source : http://www.oiseaux.net/oiseaux/tournepierre.a.collier.html
10 novembre 2009
Enez ar Gerveur [6] : L’hirondelle des mers
Les sternes, parfois appelées hirondelles de mer, sont des oiseaux aux longues ailes et au vol gracieux. Leur tête est couverte d'une calotte noire tandis que le reste de leur plumage est blanc et cendré, comme les mouettes. La différence entre les espèces de sternes est assez subtile. Il faut regarder le bec, les pattes, la forme de la queue et l'allure.
Belle-Île-en-mer (56) – 4 août 2009 - 300mm F8 au 1/3000ème - 200 iso - Recadrée
La sterne pierregarin a le bec rouge terminé par une pointe noire. Ses pattes sont rouges. On veillera à ne pas confondre la sterne pierregarin avec la sterne arctique, plus rare, dont le bec est complètement rouge sang et la queue plus longue et plus échancrée. Les critères de couleur du bec sont valables seulement lorsque les oiseaux sont en plumage nuptial.
Belle-Île-en-mer (56) – 4 août 2009 - 180mm F8 au 1/250ème - 400 iso - Recadrée
Quant à la Sterne caugek (Sterna sandvicensis), à qui nous avons à faire ici, elle a un manteau gris cendré. Elle est assez haute sur pattes. Mais surtout son bec est long et noir, avec le bout jaune. Une huppe érectile prolonge sa calotte noire. La queue blanche, très échancrée, est prolongée par deux longs filets. Ses pattes sont noires. La sterne caugek a une silhouette fine et harmonieuse.
Source : http://www.oiseaux.net/oiseaux/sterne.pierregarin.html
http://www.oiseaux.net/oiseaux/sterne.caugek.html
09 novembre 2009
Enez ar Gerveur [5] : L’incontournable goéland argenté
Impossible d’y échapper ! Sitôt assis pour pique-niquer, le Goéland argenté (Larus argentatus) vient quémander sa part du gâteau ! Certain, plus téméraire que d’autres, n’hésite pas à s’approcher de très près, à environ deux-trois mètres. Mais il ne m’a pas pris la nourriture dans ma main : téméraire, mais pas inconscient, tout de même !
La tête, la poitrine, le ventre et la queue sont blancs. Le dos et les ailes sont gris clair contrastant avec les rémiges noires. L'extrémité des ailes noire est marquée de quelques taches blanches. Le bec jaune possède une petite tache rouge sur la mandibule inférieure. Les pattes sont rose grisâtre. Le goéland argenté peut être confondu avec le goéland leucophée, assez semblable mais dont la silhouette parait plus robuste et dont les pattes sont jaunâtres.
Belle-Île-en-mer (56) – 4 août 2009 - 55mm F8 au 1/350ème - 200 iso - Recadrée
Abondant, il est en constante augmentation le long des côtes ouest de la
France qu'il a progressivement colonisé au cours des récentes décennies. Il
niche sur les falaises littorales, les îles, dans les landes humides parfois
même éloignées des côtes, les plages et les dunes et localement sur les
bâtiments. Il est sociable en toutes saisons.
Belle-Île-en-mer (56) – 4 août 2009 - 160mm F6,7 au 1/750ème - 200 iso – Non recadrée
Source : http://www.oiseaux.net/oiseaux/goeland.argente.html
05 novembre 2009
Enez ar Gerveur [3] : Pigeon biset pure souche à Port Coton
Le Pigeon biset (Columba livia) peut être considéré comme l'ancêtre du pigeon domestique particulièrement bien connu et abondant dans les villes et dans les villages, même si ce dernier, en raison de croisements continus, a perdu beaucoup des caractéristiques morphologiques qui définissent son prédécesseur. Il possède une silhouette assez remarquable : corps trapu, ailes étroites et pointues, tête ronde et petite, bec mince et court. En général, son plumage est gris bleuté, plus pâle sur le dos et avec des tons verts et violacés sur les côtés du cou. Le croupion est blanc, les ailes portent deux barres de couleur noire qui se remarquent bien, surtout en vol.
Belle-Île-en-mer (56) – 4 août 2009 - 300mm F8 au 1/250ème - 200 iso -
Recadrée
Dans les endroits rocailleux qui constituent leur habitat préféré, les couples trouvent refuge dans les fissures et sur les corniches. Dans les villes et dans les villages, ils s'abritent et se reproduisent dans les cavités, les trous, les toits et les terrasses des bâtiments, non seulement ceux qui sont habités mais également ceux qui sont en ruines ou abandonnés. L'hybridation qu'on observe chez ces oiseaux est très importante, et il est rare de trouver des spécimens purs en dehors des zones rocheuses ou dans les endroits où les fleuves provoquent une importante coupure.
Les populations vivent dans pratiquement toute l'Europe, en péninsule ibérique , sur les côtes de la Méditerranée ainsi que dans les îles où elles forment des colonies nombreuses sur les falaises et dans les endroits rocheux. Local dans les Alpes, le pigeon biset est abondant dans les îles britanniques, les populations pures prédominant en Ecosse et en Irlande. En France, c'est un habitué des côtes picardes, normandes et bretonnes. Il est également présent dans le Massif Central, les gorges du Tarn et les Alpes du sud.
![[Dans mon jardin] - In my garden](http://storage.canalblog.com/34/04/349287/18597223_q.jpg)






































