23 juin 2008
Enfin !!!!
Au printemps, c'était ma troisième saison de recherches, et je l'ai enfin trouver, cette ...
... Orchis à fleurs lâches (Anacamptis laxiflora)
Je ne pensais trouver que quelques pieds de cette orchidée dans cette réserve naturelle des landes et prairies de Montagny.
Finalement, ce fut des prés entiers couvert de cette plante qui affectionne les zones humides.
Nom vernaculaire : L'Orchis à fleurs lâches
Observation : Se raréfie suite à la disparition des milieux humides, mais peut former des colonies importantes (balcons du Rhône en Ardèche, Loire et Rhône).
Présence : Tous les départements de Rhône-Alpes, sauf 74.
Etymologie : Laxus et flos, à fleurs lâches.
Description : Plante élancée, 30 à 60 cm ; feuilles linéaires-lancéolées, non maculées, réparties sur la tige ; 20 à 40 fleurs grandes, rouge violacé, centre du labelle blanc ; lobe médian plus court que les latéraux.
Ecologie : Pleine lumière, substrat humide, basique à acide, jusqu'à 800 m.
Protection : Régionale, sous le nom d'Orchis laxiflora subsp. laxiflora.
Floraison : Mai à juin - 1ère quinzaine de mai dans la R.N. de Montagny
Hybride : Anacamptis morio (Loire, Rhône).
Anacamptis palustris (Isère, Rhône).
Serapias lingua (Ardèche).
Source : http://sfo.rhonealpes.free.fr/
05 juin 2008
Crème brûlée vanille-fraise
Non, pas de recette culinaire aujourd'hui, juste quelques photographies d'une très belle orchidée (c'est de saison !) :
l' Orchis brûlé (Neotinea ustulata subsp ustulata).
Il faut croire que mon épouse à un don ! Dans un immense pré de graminées avec de ci de là quelques centaurées (à priori, il n'y a pas de raison pour trouver des orchidées), elle va tomber pile sur deux pieds d'orchidées, en l'occurrence ici des orchis brûlés. Taluyers (Rhône) - Mai 2008.
Cette espèce est peu variable, reconnaissable par les couleurs de l'inflorescence et la petite taille des fleurs. L'aspect bicolore de l'épi rappelle le rougeoiement d'un tison allumé. Ustulata signifie brûlé, allusion à la couleur foncée du haut de l'inflorescence.
Plante assez robuste, 10 à 30 cm ; feuilles vert-bleu non tachetées, étalées à dressées, engainantes ; bractées courtes, rougeâtre et membraneuses. Inflorescence conique à cylindrique dont l'extrémité supérieure est rouge très foncé ; nombreuses petites fleurs. Périanthe en casque acuminé à face externe rougeâtre ; labelle trilobé ponctué de rouge pourpré, lobe médian échancré. Eperon très court.
Habitat : en pleine lumière sur terrains calcaires, jusqu'à 2100 m, plus fréquent en altitude ; pelouses, alpages, plus rarement garrigues et bois clairs.
La floraison a lieu de mai à juin. Les plantes d'altitude en fleurs en juillet appartiennent peut-être à la subsp. aestivalis. Sur la photo ci-dessous, vous pouvez remarquer qu'elle débute par le bas de la plante.
En recadrant l'une des photos, gros plans sur les fleurs :
Source : http://sfo.rhonealpes.free.fr/liste/fiche.php?id=68&p=4
02 juin 2008
Une belle station
Cela fait environ une quinzaine d'années que je connais cette station d'orchidées sise à Meyzieu, dans cet est lyonnais très urbanisé. Elle est située dans un petit parc urbain dont la mairie à conserver, volontairement je suppose, un aspect assez sauvage (rien à voir avec le parc de la Tête d' Or, pour ceux qui connaissent !)
Donc, après environ quinze ans d'absence, en ce 1er mai, au lieu de défiler (honte à moi !), je me décide d'aller voir si les orchidées sont toujours là.
Par chance, elles sont bien encore présentes !
Deux espèces se partagent le terrain, assez boisé avec de petites clairières.
Tout d'abord il y a l' Orchis militaire (Orchis militaris) :
Nom vernaculaire : L'Orchis militaire, l'Orchis guerrier, l'Orchis casque
Observation : Espèce commune, peu variable, facilement reconnaissable lorsqu'elle est en population pure.
Présence : Tous les départements de Rhône-Alpes
Etymologie : Allusion à la forme de la fleur rappelant un soldat casqué
Description : Plante
robuste de 20 à 45 cm ; feuilles vert brillant non tachetées étalées à
dressées, embrassant la tige ; bractées membraneuses courtes.
Inflorescence conique, périanthe réuni en casque gris rose à
l'extérieur et veiné de pourpre sur la face interne. Labelle trilobé
portant sur la zone centrale plus claire des taches poilues pourpre,
lobes médian divisé avec un appendice entre les deux lobules ; éperon
descendant atteignant la moitié de l'ovaire.
Ecologie : De pleine lumière à mi-ombre, terrains calcaires secs à frais, jusqu'à 2200 m, pelouses, prairies, bois clairs.
Protection : Aucune en Rhône-Alpes.
Floraison : Avril à juillet en altitude
Hybride : Très
fréquents avec Orchis simia et Orchis purpurea (probablement tous les
départements), plus rare avec Orchis anthropophora (26, 38, 69…).
Source : http://sfo.rhonealpes.free.fr/liste/fiche.php?id=94&p=4
La seconde espèce est l' Orchis singe (Orchis simia) :
Nom vernaculaire : L'Orchis singe
Observation : Espèce
commune, facilement reconnaissable. A l'inverse d'Orchis militaris, la
floraison débute par les fleurs situés en haut de l'inflorescence.
Présence : Tous les départements.
Etymologie : Allusion à la forme simiesque du labelle
Description : Plante
élancée de 20 à 45 cm ; feuilles vert clair ovales à lancéolées non
tachetées. Inflorescence très dense, ovoïde, comportant de 10 à 40
fleurs moyennes. Périanthe en casque, rose pâle, veiné de pourpre sur
la face interne. Labelle à extrémités pourpres, profondément trilobé ;
lobes latéraux écartés et lobe médian divisé en deux lobules de taille
identique aux lobes latéraux. Un appendice est situé entre les deux
lobules. Éperon blanchâtre pouvant atteindre une bonne moitié de
l'ovaire.
Ecologie : De pleine lumière à mi-ombre sur terrains secs, calcaires ; pelouses, garrigues, bois clairs jusqu'à 1300 m.
Protection : Aucune en Rhône-Alpes.
Floraison : Avril à juin
Hybride : Courants
avec Orchis militaris (probablement tous les départements), Orchis
purpurea (01, 26, 38, 69, 73) et O. anthropophora (01, 07, 26, 38, 69,
73).
Source : http://sfo.rhonealpes.free.fr/liste/fiche.php?id=98&p=4
29 mai 2008
Le mâle
27 avril 2008. Une randonnée dans les Monts du Lyonnais, à Saint-Didier-sous-Riverie, nous a permis de découvrir, dans un bois de feuillus, une espèce d'orchidée que nous n'avions pas encore observée :
l'Orchis mâle (Orchis mascula)

Son nom fait allusion à l'allure testiculaire des tubercules. Cette espèce est relativement variable, par ses feuilles tachées ou non et
par ses fleurs plus ou moins nombreuses, de couleur et de parfum variés.
Elle peut former des populations importantes et, en région montagneuse, la
confusion est possible avec Orchis ovalis.
Une vingtaine de mètres plus loin, mon épouse m'interpelle pour me signaler un autre groupe d'orchis, plus à la lumière cette fois. Je fais quelques images de l'ensemble du groupe.
L'une d'elle, plus imposante, fait l'objet de mon attention photographique. Mais ce n'est qu'après coup, lors du tri sur l'ordinateur, que je m'aperçois qu'elle est un peu différente de la première surtout au niveau du lobe, plus imposant.
Sur une même image, comparons les deux fleurs. A gauche, la première orchis mascula :
Toutefois, il s'avère, après recherches, qu'il s'agit bien là aussi d'une orchis mâle. Une même espèce, mais deux présentations !
21 mai 2008
J'suis pas un bouffon (quoi que ...)
26 avril 2008 - Alors que je me ballade dans la réserve naturelle des landes de Montagny (69), à la recherche, pour la 3ème année consécutive, du joyau botanique de la réserve, à savoir l'Orchis à fleur lâche (Anacamptis laxiflora), je croyais finalement avoir trouver mon bonheur en photographiant, enfin, cette orchidée.
Mais il a vite fallu, en vérifiant sur mon guide des orchidées de France, Belgique et Luxembourg (édité chez Parthénope : pub gratuite !), que j'avais plutôt à faire à ...
l'Orchis bouffon (Anacamptis morio)
Ce n'est pas encore pour cette fois ...
25 janvier 2008
Dans la prairie aux orchidées ... [3]
En attendant le printemps, continuons notre promenade à la recherche d'orchidées indigènes dans le parc urbain de la Feyssine (Villeurbanne - Rhône).
Une belle surprise nous attend : il s'agit d'un pied d'orchis bouc (Himantoglossum hircinum)
Observation : Espèce peu variable, à l'exclusion de l'odeur des fleurs, parfois relativement agréable dans les formes méridionales.
Présence : Tous les départements Rhône-Alpes.
Etymologie : Du latin Hircinus (de bouc) ; allusion à l'odeur émise par la plupart des plantes de cette espèce.
Description : Plante très robuste haute de 20-90 (120) cm ; feuilles de grande taille (6-15 sur 3-5 cm), ternes, vert-grisâtres, aux nervures longitudinales marquées, souvent flétries ou jaunies au moment de la floraison. Fleurs grandes à odeur souvent désagréable. Labelle orienté vers le bas, trilobé, pileux au centre, enroulé en spirale dans le bouton floral ; lobe médian linéaire très long (30-60 mm) en lanière torsadée à extrémité bifide. Eperon très cours, orienté vers le bas, nectarifère.
Ecologie : En pleine lumière ; substrat : sec et exclusivement calcicole ; zones herbeuses, pelouses, garrigues, ourlets et lisières de bois clairs. Jusqu'à 1200 m en RA.
Protection : Départementale en 42.
Floraison : De mai à juin (juillet), les rosettes des feuilles sont visibles dès septembre-octobre.
Hybride : Aucun.
Source : http://sfo.rhonealpes.free.fr/liste/fiche.php?id=61&p=2&d=6
Voilà, notre promenade dans la prairie aux orchidées s'achève là ! A bientôt pour d'autres découvertes ...
17 janvier 2008
Dans la prairie aux orchidées ... [2]
Bien que mon précédent article (http://leblogdugeai.canalblog.com/archives/2008/01/10/7477668.html) n'ait pas soulevé l'enthousiasme des visiteurs de ce blog (aucun commentaire) , continuons quand même notre promenade dans la prairie aux orchidées du Parc urbain de la Feyssine (Villeurbanne - RHONE).
Après la Céphalentère à longues feuilles (Cephalantera longifolia), mon épouse et moi découvrons plusieurs groupes d'Orchis militaire (Orchis militaris).
Nom vernaculaire : L'Orchis militaire, l'Orchis guerrier, l'Orchis casque
Observation : Espèce commune, peu variable, facilement reconnaissable lorsqu'elle est en population pure.
Présence : Tous les départements Rhône-Alpes.
Etymologie : Allusion à la forme de la fleur rappelant un soldat casqué.
Description : Plante robuste de 20 à 45 cm ; feuilles vert brillant non tachetées étalées à dressées, embrassant la tige ; bractées membraneuses courtes. Inflorescence conique, périanthe réuni en casque gris rose à l'extérieur et veiné de pourpre sur la face interne. Labelle trilobé portant sur la zone centrale plus claire des taches poilues pourpre, lobes médian divisé avec un appendice entre les deux lobules ; éperon descendant atteignant la moitié de l'ovaire.
Ecologie : De pleine lumière à mi-ombre, terrains calcaires secs à frais, jusqu'à 2200 m, pelouses, prairies, bois clairs.
Protection : Aucune en Rhône-Alpes.
Floraison : Avril, Mai, Juin, Juillet (selon l'altitude)
Hybride : Très fréquents avec Orchis simia
et Orchis purpurea
(probablement tous les départements), plus rare avec Orchis
anthropophora (26, 38, 69…)
Source : http://sfo.rhonealpes.free.fr/
10 janvier 2008
Dans la prairie aux orchidées ... [1]
Première découverte lors de mes investigations dans le parc urbain de la Feyssine (Villeurbanne - Rhône, voir mon article du 3 janvier 2008) :
La Céphalentère à longues feuilles (Cephalantera longifolia).
Nom vernaculaire : La Céphalanthère à longues feuilles
Observation : Espèce commune en forêts claires et lisières, un peu indifférente à la nature du sol.
Présence en Rhône-Alpes : Tous les départements, sauf 42.
Etymologie : Longus, long, et folium, feuille.
Description : Plante élancée, 20 à 60 cm ; feuilles étroites, longues et rigides ; 6 à 20 grandes fleurs blanches peu ouvertes ; labelle taché de jaune.
Ecologie : Bois et lisières sur sols basiques, jusqu'à 1800 m.
Protection : Aucune en Rnône-Alpes.
Floraison : Avril, Mai, Juin, Juillet
Hybride : Avec Cephalanthera damasonium (26).
Source : http://sfo.rhonealpes.free.fr/
Photographiée le 28 avril 2007.
03 janvier 2008
La prairie aux orchidées
Je ne suis pas particulièrement un adepte de la photo de fleurs, sauf ... pour les orchidées. Et plus particulièrement, les orchidées sauvages de France (et des pays limitrophes). En attendant de réaliser un vieux rêve, c'est à dire photographier le fabuleux sabot de venus (mais je guarde espoir...), je me contente d'espèces plus ou moins communes ...
Je commence ma nouvelle catégorie par ces orchis militaire (orchis militaris), photographiés dans un drôle d'endroit : un parc urbain, celui de la Feyssine à Villeurbanne !
En effet, nul besoin de parcourir des milliers de kilomètres et d'affronter moustiques et autres mygales venimeuses dans des jungles hostiles ! Sur le pas de nos portes (enfin, presque) se trouvent des beautés fragiles ...
Histoire
Le terrain actuel de la Feyssine était occupé jusqu'au XIXe siècle par des terres agricoles.
On commença à y pomper de l'eau à partir de 1887. Le site devint rapidement la zone de captage d'eau principale de l'agglomération lyonnaise. La baisse du niveau des eaux a obligé à déplacer la zones de captage à Crépieux-Charmy. Le captage fut définitivement arrêté en 1976. Il reste aujourd'hui encore des puits désaffectés.
Le site est alors devenu une friche dans laquelle se sont construites des habitations vétustes et illégales. La mairie de Villeurbanne a décidé à la fin des années 1990, de réhabiliter ce site. Il fut question d'en faire une zone d'habitation dense, mais les élus Verts du conseil municipal se sont opposés à ce projet, arguant, entre autres, que le site se trouvait en zone inondable. Il a alors été décidé de créer un parc municipal.
Disposition
Les travaux ont débuté en 2000 et le parc a été inauguré en 2002. Il est constitué des deux parties :
- Une peupleraie, traversée dans sa longueur par une piste cyclable, une promenade hectométrique (appelée ainsi car tous les cent mètres, on y trouve une borne éducative) et un chemin de halage. Il est également parcouru par deux fossés, appelés petit diapason et grand diapason. Ce sont d'anciens canaux qui servaient de réserve d'eaux pour la nappe phréatique. Le nom diapason vient de la forme générale de la disposition de ces deux canaux. On y trouve également un étang artificiel qui a une vocation pédagogique. Enfin, il y a un pont en bois d'une longueur de deux cent mètres, qui enjambe le parc dans toute sa largeur et qui permet de relier le boulevard Laurent Bonnevay au Rhône. Il a été conçu de manière à donner l'impression d'être suspendu au dessus des arbres.
- Une zone de prairies, appelée la grande prairie, aménagée sur une ancienne gravière.
Le parc relie, à l'est, le Grand Parc de Miribel-Jonage et à l'ouest, le parc de la Tête d'Or. Il a ainsi permis d'établir une « coulée verte » le long des bords du Rhône. Lorsque l'aménagement des quais du Rhône sera terminé, elle s'étendra jusqu'à Gerland. Elle situe en effet dans le prolongement des aménagements naturels le long du quai Charles de Gaule (cité internationnale de Lyon, Interpol, Musée d'art contemporain de Lyon) et du Parc de la tête d'or. Le parc se trouve face à l'INSA de Lyon et à l'université Claude Bernard - Lyon I.
Faune et flore
Dans le parc, certaines parcelles sont réservées à des expériences botaniques (régénération des boisements, acclimatation d'espèces étrangères, etc). On peut de temps en temps y rencontrer, des chevaux domestiqués, en liberté. Outre de la végétation exotique (Ginkgo biloba), des Buddleia de David ont été largement planté, consituant une espèce invasive qui peut mettre en danger la biodiversité autochtone.
La faune et la flore du parc sont assez riches :
- des oiseaux : pics verts, mésanges, et sur les îlots en bord de Rhône : hérons, faucons hobereau, etc.
- mammifères : lapins, ragondins, etc.
- fleurs : sauge des prés, origan, plus de vingt variétés d'orchidées différentes, etc.
- arbres : peupliers, noyers, aubépine, etc.
Souce : http://fr.wikipedia.org/wiki/Parc_de_la_Feyssine
![[Dans mon jardin] - In my garden](http://storage.canalblog.com/34/04/349287/18597223_q.jpg)














































