20 juin 2008
Gymnastique amoureuse ...
... dans les graminées pour ce couple de Mélitées du plantain (Melitaea cinxia)
17 juin 2008
Attention, un argus peut en cacher un autre !
Avec environ 70 représentants, la famille des Lycaenidae est assez vaste. Et quoi de plus ressemblant à un argus bleu ? Un autre argus bleu !
Et c'est là que le casse-tête commence !
Alors, chers amis photographes naturalistes, armez vous d'un solide guide d'identification, consultez les sites Web spécialisés et ... bon courage !
Prenons l'exemple de cet argus, photographié début mai dans une prairie :
A priori, il ressemble bien à celui-ci :

Photo Philippe Mothiron - Lepinet.fr
Même corps entièrement bleu finement ourlé de blanc et de noir, même antennes annelées noires et banches. La ressemblance est frappante, me diriez-vous ...
Sauf qu'il ne s'agit que d'une ressemblance !
Regardons attentivement l'envers du décor, si je puis dire, ou plutôt le dessous des ailes !
Papillons du haut :
Papillon du bas :
Là, il n'y a pas photo (si je puis me re-permettre !). Les dessous des ailes sont différents, donc nous n'avons pas affaire à la même espèce !
Pour le premier, il s'agit d'un Demi-argus, ou Azuré des Anthyllides (Cyaniris semiargus). Pour le second, il s'agit d'un Argus bleu, ou Azuré de la Bugrane (Polyommatus icarus).
Moralité : Ne négligez jamais, pour déterminer un papillon, de photographier le dessous et le dessus des ailes ! Et même s'il vous semble avoir déjà photographié cet argus, faites le quand même, il s'agit peut-être d'une nouvelle espèce photographiée pour vous !
Je vous conseille ces guides :

Et ces deux sites (le 1er en français, pour la France ; le second en anglais, pour l'Europe) :
09 juin 2008
Des ailes dans la prairie ...
Transparence
Vol de nuit
Bel(le) inconnu(e)
Je sollicite votre aide pour l'identification de ce dernier !
22 mai 2008
Aurore au crépuscule
C'est en effet à la tombée du jour que j'ai photographié ce mâle d' Aurore (Anthocharis cardamines), impossible à confondre avec un autre papillon, sauf peut-être avec l'Aurore de Provence (Antocharis belia).
Commune dans toute la zone paléarctique, l' Aurore est plus fréquente dans les plaines, mais, dans les massifs montagneux, elle remonte jusqu'à 2000 m d'altitude.
C'est un des premiers papillons du printemps, qui vole jusqu'en juin dans les prairies, et jusqu'en juillet en montagne. Le dimorphisme sexuel est accusé, le mâle arborant une grande tâche orangée sur toute la moitié externe du dessus de l'aile antérieure, la femelle étant simplement blanche et noir.
Ce papillon ne vole qu'en une seule génération annuelle. La chenille vit de mai à août sur les crucifères, notamment la cardamine, d'où son latin ...
L'agriculture,
en favorisant les graminées les plus productives au détriment des
autres plantes, a, involontairement, fait se raréfier la cardamine des
prés et du même coup, l'aurore (Anthocharis cardamines) qui s'en repaît au stade chenille. L' assèchement des régions humides est une autre cause de cette raréfaction.
13 mai 2008
La fête du Citron
De son nom scientifique Gonepteryx rhamni
Demain : "Dis Jma, c'est encore loin la toundra ?"
31 janvier 2008
En attendant le printemps ...
14 décembre 2007
Zygène dorée
Zygène de la Coronille (Zygena ephialtes icterica)
La zygène est vraiment un drôle de papillon : bien que nocturne, il est visible et vole aussi en plein jour ! Bien que courant et assez commun, la détermination précise de chaque espèce est très délicate,car certaines peuvent avoir plusieurs formes ! On parle alors de polymorphisme. De plus, ces nombreuses formes se croisent entre elles, là où elles cohabitent, et donnent des individus transitionnels : un véritable casse-tête !
Cette dernière, photographiée en août dans le massif du Mont Blanc, m'a posé quelques problèmes ! Je pense avoir déterminé la Zygène de la Coronille (Zygaena ephialtes) dans sa forme icterica, mais sans vraiment en être sûr à 100% !
15 novembre 2007
Vulcain
Le Vulcain - Red Admiral (Vanessa atalanta)
Souvenez-vous, la semaine dernière, je vous parlais des visiteurs de la Toussaint dans ce petit cimetière de la Dombes, dans l'Ain.
Après le Robert-le-diable et le Sympétrum vulgaire, c'est au tour du Vulcain !
- Sans être aussi commun que le Paon du jour, ce papillon est un classique de nos parcs et jardins, et ses appellations empruntent fort joliment à la mythologie ...de surcroît doublement !
- Le rougeoyant de la livrée, associé au battu des ailes, évoque en effet les forges de Vulcain, Dieu du feu et des Enfers. Les tendances frugivores de la bête font par ailleurs référence à Atalante, Vierge chasseresse qu'Hippomène conquit lors d'une course à pieds ....en laissant tomber 3 pommes d'or cueillies dans le jardin des Hespérides ....tout un programme !
Extrait de Wikipédia :
Hippomène :
Fils de Mégarée, roi d'Oncheste en Béotie, le jeune homme défie à la course Atalante : il pourra l'épouser si il remporte l'épreuve, mais devra mourir s'il perd. La jeune fille est la plus rapide, mais Hippomène dispose de trois pommes que lui a données Aphrodite, et qu'il jette derrière lui dès qu'Atalante le dépasse. Celle-ci s'arrête pour ramasser chacune des pommes, permettant à Hippomène de gagner du temps et de remporter la course.
Malheureusement, Hippomène oublie de remercier Aphrodite pour le présent des pommes. Pour se venger, la déesse le frappe d'un désir érotique subit qui le pousse à s'unir à Atalante dans le temple de Cybèle. À son tour, celle-ci transforme les deux sacrilèges en lions qu'elle attèle ensuite à son char. En effet, selon la croyance grecque, les lions ne s'accouplent pas entre eux pour se reproduire, mais avec d'autres espèces
- Au passage vous noterez que le plus banal des fruits est aussi le plus symbolisé, car par-delà les pommes qu'Atalante ramassa, il y a celle qu' Eve croqua, que Guillaume Tell tira, que Newton vit tomber ...et qu'Apple fit sienne !
De taille moyenne, 50 à 60 mm d'envergure, ce papillon relève des Nymphalidae, Famille de rhopalocères ( = "papillons de jours"), majoritairement représentée en France avec quelques 130 espèces. Le Vulcain, ou Atalante, a le plus souvent deux générations (été / automne) plus ou moins chevauchantes, la seconde étant généralement la plus "populeuse".
- Ce papillon est un excellent voilier, aux facultés migratrices avérées. Il s'ensuit que les individus "nordiques", observables en avril, sont issus de populations méditerranéennes....et que l'automne venu leurs descendants font souvent le trajet inverse. Ce papillon peut s'observer jusqu'à une altitude de 2000 m, et contrairement au Paon du jour (Inachis io), son hivernation est très occasionnelle, pour ne pas dire exceptionnelle.
Bien qu'il puisse butiner classiquement, et ne s'en prive pas, ce papillon a la particularité d'être par ailleurs très attiré par les fruits mûrs, et même plus que mûrs...voire pourrissants. De ce fait, et notamment en fin de saison, il s'observe fréquemment sur les poires, pommes, prunes, raisins, et autres fruits tombés, le plus souvent en compagnie de mouches, guêpes, et frelons non moins friands de cette provende. Si vous avez l'occasion d'élever ce papillon, ou si vous souhaitez seulement l'attirer ou l'observer, sachez que les bananes du genre "invendables" font merveille !
- Pour finir, sachez également que le dimorphisme sexuel est quasi inexistant, du moins comparativement à d'autres espèces, et que l' "embonpoint" des femelles est le plus apparent des critères....du moins avant qu'elles ne pondent !
Source : Les pages entomologiques d'André LEQUET
http://pagesperso-orange.fr/insectes.net/atalanta/atalanta2.htm
09 novembre 2007
Scoop : Le diable vu dans un cimetière !
Oh my God ! Vient il chercher des âmes pour les emporter dans les profondeurs infernales ?
Que nenni !
Ce diable là est bien innofensif !
Il s'agit du Robert-le-diable (Comma butterfly, Polygonia c-album)
Photographié au cimetière de Lapeyrouse, dans l'Ain, le 2 novembre 2007.
De la famille des Nymphalidae, son nom scientifique fait allusion à la marque blanche en forme de c au revers des ailes postérieures. Cette espèces produit deux générations par an, une estivale plus pâle que celle que l'on rencontre en automne et au printemps après hivernage. Il peut se confondre avec la vanesse des pariétaires.
La chenille est tricolore : noir, fauve et blanc.
- Taille du mâle : 22 à 24 mm.
- Taille de la femelle : un peu plus grande que le mâle.
- Saison d'apparition des adultes : juin et fin juillet puis une deuxième génération en août.
- Hibernation : sous forme ailée dans des abris.
- Répartition : Europe occidentale, Afrique du Nord, Chine, Japon.
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert-le-Diable
25 octobre 2007
Soleil d'automne
Il faisait froid dimanche dernier dans les Monts du Lyonnais (-2° Celsius à 8h00), et pour tous ceux qui vivent dehors, les temps sont durs ...
Engourdi par le froid, ce Souci (Colias crocea) se rechauffe aux rayons du soleil levant.
...Dernier jour pour participer au jeu de la libellule mystère !....
![[Dans mon jardin] - In my garden](http://storage.canalblog.com/34/04/349287/18597223_q.jpg)




































