Photographie Nature

Photographies de la faune et de la flore sauvage

19 juin 2008

Gorge bleue

Non, je ne vais pas vous parler ni vous montrer une photo du Gorgebleue à mirroir (pas eu cette chance !) !

Il s'agit d'une autre rencontre avec un Lézard vert (Lacerta binileata), après celle du 1er mai (deux observations dans le mois, ça s'améliore !), mais cette fois-ci, il me semble bien que c'est un mâle, reconnaissable à sa gorge bleue (bien qu'une partie des femelles peuvent elles aussi avoir la gorge bleue, dixit Wikipédia).

Après les bois de l'est lyonnais, nous nous trouvons là dans les landes et prairies de Montagny (Sud-Ouest de Lyon), où les lézards adorent se réchauffer sur les murets en granit !

Il a sorti sa tête, alors que son cousin des murailles, plus calme, ne bougeait pas. Juste le temps de faire une photo, et hop, disparition !

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En gros plan :

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10 juin 2008

Cache-cache dans les murailles

Lézard des murailles (Podarcis muralis)

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04 juin 2008

En vert et contre tous ...

... je m'obstine à vouloir photographier le Lézard vert (Lacerta binileata) au cours des mes promenades, mieux en tout cas que l'unique photo faite l'année dernière (voir http://leblogdugeai.canalblog.com/archives/2008/04/08/8549931.html )

Toujours à Meyzieu, après avoir photographié le lapin nain (voir l'article d'hier), je tombe par chance sur ce lézard vert dans le bois, en pleine phase de réchauffement corporel (donc pas trop mobile, donc pas trop difficile à photographier !).

Apparemment, il s'agit d'une femelle, car la gorge n'est pas très bleue.

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Camouflé par les herbes, les brindilles et les branches, il n'est pas très aisé de le prendre en photo !

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Surtout que sa tête reste désespérément à l'ombre !

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Description

Les mâles ont la tête plus forte, une coloration verte uniforme avec de petites ponctuations plus foncées sur le dos. La gorge est bleutée chez les mâles adultes et chez une partie des femelles. La femelle plus fine est d'un vert plus uniforme et porte souvent 2 ou 4 bandes claires bordées de taches noires. Il est très vorace et se nourrit essentiellement d'invertébrés, d'insectes, rarement de petits poissons mais des jeunes rongeurs peuvent faire son affaire.

C'est une espèce élancée, la queue peut être deux fois plus longue que le corps, qui fréquente les milieux ouverts et ensoleillés où les rocailles alternent avec les buissons et les pelouses.

Répartition

Son aire de répartition comprend le nord de la péninsule Ibérique, les deux tiers sud de la France où il est appelé "limbert", une partie de l'Allemagne et, vers l'est, se rencontre jusqu'en Ukraine. On le rencontre au sud jusqu'en Grèce ou il côtoie une autre espèce : le lézard vert des Balkans (Lacerta trilineata). Plusieurs sous-espèces ont pu être décrites et les populations du nord de la France appartiennent à la sous-espèce Lacerta viridis bilineata, qui est maintenant considérée comme une espèce à part entière (Lacerta bilineata).

Carte_r_parttion_l_zard_vert

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9zard_vert

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08 avril 2008

Couleur de l'espoir ?

Lézard vert (Lacerta bilineata)

Photographié en juin 2007 dans la réserve naturelle des landes de Montagny (Rhône).

Lezard_vert_2007_06_01_V1

Pourquoi ce titre en forme d'interrogation?

Certes, ce lézard est vert, et le vert, c'est bien connu, est la couleur de l'espoir. Oui, mais ...

Son habitat est à ce jour gravement menacé !!! En effet, il a le mauvais goût d'habiter sur le trajet de la future autoroute A45 !

Contrairement aux engagements du Grenelle de l'environnement, le premier ministre donnait, le 5 décembre 2008, son accord à la construction d'une seconde autoroute entre Lyon et St Etienne.

En contradiction totale avec les déclarations, les intentions et les conclusions du Grenelle de l'Environnement qui impliquaient :

- la limitation des nouvelles infrastructures routières et autoroutières,
- la prise en compte des risques liés au changement climatique,
- l'engagement d'une gouvernance concertée,

Cette annonce caractérise le manque de cohérence de l'Etat en matière d'aménagement du territoire.

La réalisation du projet de l'A45 aura comme conséquence la déstructuration définitive d'un territoire exceptionnel, riche de sa biodiversité, de ses paysages et de son agriculture de qualité (exemplaires et remarquables sur le plateau Mornantais). Destruction et morcellement des milieux naturels, atteintes à des espèces protégées, pollutions assurées et fragilisation de l'agriculture périurbaine seront les résultats certains de la mise en oeuvre d'un projet, construit selon des conceptions que les débats du Grenelle ont rendu anachroniques et inadaptées aux nécessités du développement durable. Cette autoroute détruira de manière irréversible la principale aire de reproduction du busard cendré dans le Rhône.

Source : FRAPNA (Fédération Rhône-Alpes de Protection de la NAture) : http://www.frapna.org/content/view/76/80/

 

Le plateau mornantais

Situé sur le territoire des communes de Taluyers, Saint-Laurent-d'Agny, Chassagny, Mornant, Montagny et Saint-Andéol-le-Château, il s'agit du premier site de reproduction de l’avifaune rhodanienne avec plus de 127 espèces nicheuses connues. C'est sur ce secteur à biodiversité remarquable, par ses zones de prairies, cultures et landes, bien étudiées, que nichent le Courlis cendré, le Vanneau huppé, l'Oedicnème criard, mais aussi le Busard cendré, la Chevêche d'Athéna et le Petit-duc scops. En 2005, un couple d'Elanions blancs y a élevé 4 jeunes jusqu'à l'envol. La Fauvette mélanocéphale y est revenue récemment. De petits étangs ont permis la nidification du Blongios nain et du Bihoreau gris. Le premier y a sans doute disparu, suite à une mauvaise gestion de petits étangs privés et à la disparition de petites roselières. A ce cortège d’oiseaux peuvent se joindre reptiles, amphibiens et insectes.

Un projet d'autoroute menace malheureusement gravement le secteur, et, malgré le classement en ZNIEFF et l’APPB qui y est en vigueur, les magnifiques landes de Montagny, chères au cœur des naturalistes, risquent de perdre beaucoup de leur biodiversité si ce projet se réalise.

Source : L' Effraie n°22 (janvier 2008) - Revue du Centre Ornithologique Rhône-Alpes - Section Rhône - Téléchargeable gratuitement sur : http://coraregion.free.fr/images/rhone/effraie_22.pdf

 

Alors, du vent le Grennelle de l'environnement ?

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31 mars 2008

Natrix reloaded

2 Mars 2008 - Parc ornithologique de Villars les Dombes (Ain) : première observation et premières photographies de la ...

Couleuvre à collier (Natrix natrix)

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Cette Couleuvre a tiré son nom du collier blanc, crème ou orangé, souligné de noir, qu'elle porte généralement sur la nuque. Certains spécimens sont totalement dépourvus de ces taches nuccales. De teinte grise, gris-bleu, olivâtre ou brune, le dos porte des tâches paires alternantes ou des bandes étroites. Sur le flanc, de petites barres verticales plus ou moins nettes. Ventre clair, vers l'avant, presque noir à l'arrière, les plages claires et foncées alternent en damier irrégulier. Ecailles labiales crème à sutures noires. La coloration des jeunes est semblable à celle des adultes.

On la rencontre partout en France et en Corse. C'est le plus commun de tous les Serpents français. Des 9 sous-espèces, une seule est présente en France continentale (N. n. helvetica Lacepède) et une est endémique de la Corse (N. n. corsa Hecht). Dans le Sud, elle monte jusqu'à 2300 m d'altitude dans les Alpes et 1200 m dans le Massif Central.

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Les mâles mesurent jusqu'à 1,10 m, les femelles, plus grandes, 1,75 m et exceptionnellement 2 m. Les plus grands spécimens que nous avons capturés mesuraient 72 cm pour les mâles et 1,08 m pour les femelles.

Elle fréquente les endroits humides, les forêts, les bords de ruisseaux, rivières, mares, étangs et plus rarement les côteaux pierreux et broussailleux où elle hiverne souvent.

L'hivernage a lieu de fin octobre à début  novembre jusqu'à février-mars. Les mâles sortent les premiers d'hivernage et on peut en trouver plusieurs ensemble à des points d'insolation privilégiés (nous en avons observé trois à différentes reprises). La 1ère observation printanière a été faite dans le sud des Deux-Sèvres (Secondigné) : une de 69 cm se déplaçait sur une route le 1er février 1985.

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Elle est surtout active le jour, lorsque sa température corporelle est comprise entre 14 et 33° (en moyenne 25°) (Guillaume 1975), sa température préférentielle variant de 22 à 30° (Bruno et Maugeri 1977). Les températures cloacales que nous avons relevées varient de 16 à 31°, pour des Couleuvres observées hors de leur abri, dans la nature. Elle va fréquemment à l'eau pour se nourrir, nageant et plongeant avec agilité. Lorsqu'elle est perturbée, elle siffle et éjecte un liquide nauséabond par le cloaque ; elle peut aussi élargir sa tête qui paraît plus triangulaire, et s'enrouler comme une Vipère en position de défense, mais elle cherche très rarement à mordre. Si l'on continue à l'inquiéter, ou en présence d'un prédateur, la Couleuvre à collier peut facilement simuler la mort ; elle s'enroule, se met sur le dos, ouvre la bouche, langue pendante, restant immobile pendant plusieurs minutes ; dès que le calme revient, elle reprend son activité et disparaît.

Elle peut exceptionnellement quitter l'eau douce pour l'eau de mer où elle a été signalée à plusieurs reprises: à 7 kms de la côte en Bretagne (Billiard 1914) et jusqu'à environ 40 kms en mer (Bruno et Maugeri 1977).

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Source et informations complémentaires : http://www.herpfrance.com/01SHF/liste%20especes/reptiles/ophidiens/06_natrix_natrix.htm

 

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13 février 2008

Héritier des temps anciens

Si les dinosaures ont depuis longtemps déserté notre planète (imaginons un instant la rencontre fortuite avec un T-rex au détour d'un chemin ...), leurs héritiers, lézards et autres crocodiles, sont toujours là.

Et je ne sais pas pour vous, mais moi, je retrouve dans leur regard et leur attitude comme un témoignage de ces temps préhistoriques ...

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Lézard des murailles (Podarcis muralis), photographié à Yzeron (69) en septembre 2007.


Définitions


Le taxon des Dinosauria a été introduit par le paléontologue anglais Richard Owen en 1842 pour regrouper une « tribu ou sous-ordre distinct des Sauropsidés ». Le terme dérive du grec δεινός (deinos : « formidable, terrible ») et de σαύρα (saura : « lézard » ou « reptile »). Owen a choisi ce nom par référence à la crainte que pouvait inspirer leur taille, leurs dents et leurs griffes souvent impressionnantes[4]. En effet, un grand nombre de dinosaures pouvaient être d'une taille considérable (plus de quinze mètres de long), ce qui leur a valu un succès certain. Toutefois, ces animaux pouvaient aussi avoir une très petite taille (quelques centimètres). L'épithète spécifique de certains dinosaures correspond au nom des personnes qui les ont découverts.

Les représentants actuels des dinosaures

Le premier fossile d'oiseau, l'Archæopteryx, du Jurassique supérieur, a été découvert en Bavière dans les années 1860. Sa grande ressemblance avec certains petits dinosaures carnivores bipèdes, comme les Compsognathus, a immédiatement fait apparaître la théorie selon laquelle les oiseaux descendaient d'une espèce appartenant à ce groupe de dinosaures, les Cœlurosauriens.

Pendant un siècle, la théorie est restée très controversée, voire rejetée. En effet, les oiseaux ont des clavicules, quand les cœlurosauriens n'en avaient pas.

Dans les années 1970, cependant, des Cœlurosauriens dotés de clavicules ont été découverts, et la théorie dinosaurienne sur l'origine des oiseaux est redevenue dominante.

Dans les années 1990, de nombreux fossiles de dinosaures à plumes ont été découverts, en particulier en Chine, et ont achevé d'imposer cette théorie. Il ne s'agit pas de fossiles intermédiaires entre dinosaures et oiseaux, mais bien de dinosaures cœlurosauriens avec des plumes ou des proto-plumes. L'interprétation qui est faite de ces découvertes est qu'une espèce de dinosaure cœlurosaurien (voire l'ancêtre des Cœlurosauriens lui-même) a développé le caractère « plume » et que parmi les descendants de cette espèce se trouve entre autres l'ancêtre commun à tous les oiseaux. Il est à noter qu'en 2005, aucun fossile intermédiaire entre oiseaux et dinosaures non aviens (un proto-oiseau) n'a été découvert.

Certains scientifiques pensent que le développement des plumes pourrait être plus ancien que l'apparition des cœlurosauriens, mais en 2005, aucune découverte irréfutable ne conforte cette thèse.

Les oiseaux ne descendent pas du tout des reptiles volants, les Ptérosaures, qui sont un groupe (ou clade) cousin des Dinosaures, au sein du groupe plus large des Archosauriens (Dinosaures, Crocodiles, Ptérosaures…).

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Dinosaure

Quel est le lien de parenté entre les reptiles actuels et les dinosaures ? Ce sont leurs descendants ?
Ce lien est en fait assez lointain. Les reptiles actuels ne sont que des cousins assez éloignés des dinosaures. Leurs plus proches parents parmi les reptiles actuels sont les crocodiles, les lézards et serpents, et les tortues, sont plus éloignés. En fait, les animaux actuels qui sont les plus proches parents des dinosaures sont les oiseaux, car les oiseaux descendent de certains petits dinosaures carnivores.

Source  : http://www.journaldunet.com/science/biologie/interviews/06/buffetaut/buffetaut.shtml


En parlant du lézard des murailles en tant qu'héritier, j'évoque plus le sens étymologique que l'approche scientifique pure ...



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29 août 2007

Une rencontre dangereuse ?

Au détour du sentier, on ne sait jamais ce qui attend le photographe-naturaliste-randonneur en quête de sensations fortes !

Certes, dans le massif du Mont-Blanc, les risques de croiser un hippopotame grognon, un tigre affamé ou bien un ours mal léché sont bien faibles, voire inexistants.

Et pourtant, au détour du fameux sentier, il existe des créatures innofensives qui donnent des sueurs froides même au plus courageux !

Cette petite couleuvre, la coronelle lisse, rencontrée près du chalet du Chapeau, au pied de la Mer de glace, est toutefois bien innofensive pour l'homme.

Malhereusement, les serpents, dans l'inconscient collectif, sont toujours des êtres nuisibles qu'il faut absolument détruire, éradiquer, exterminer, etc...

Et pourtant, quelle chance de pouvoir observer un tel animal !

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La coronelle lisse (Coronella austriaca, LAURENTI 1768) est le plus petit de nos serpents. Elle est complètement inoffensive et ne dépasse que rarement 70 cm de longueur. Cette espèce se distingue des couleuvres aquatiques et des vipères par ses écailles dorsales lisses, non carénées et elle se différencie de la couleuvre d'Esculape et la couleuvre verte et jaune par le dessin, la coloration et le nombre de rangées d'écailles dorsales.

La couleur de fond peut varier du gris-beige au gris-cendré. En maints endroits, les femelles présentent une robe plutôt grise, tandis que celle des mâles donne sur le brun. Le dessin, qui manque souvent, est constitué de deux rangées de petites taches foncées, parfois reliées en bandes transversales ou longitudinales. La tache sombre, souvent triangulaire, sur le dessus de la tête et la bande foncée barrant l'oeil sont également particulières à cette espèce. La partie ventrale est sans dessin et de couleur brune ou noire, rouge-brique chez les individus jeunes. Un ornement ventral en forme de damier, comme le présente p.ex. la couleuvre à collier, manque chez la coronelle.

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Rencontrée à plus de 1500 m d'altitude dans le massif du Mont-Blanc, la coronelle préfère les sols se desséchant et se réchauffant rapidement. Il s'agit en l'occurrence surtout des surfaces rocailleuses et rocheuses et des pentes à sol maigre. La coronelle lisse ne fréquente les zones plus humides que si elle y dispose d'éléments surélevés tels qu'empierrements, murgiers, rochers ou objets semblables lui permettant de bien s'exposer au soleil et d'atteindre le plus rapidement possible la température interne optimale.

Ce serpent habite les alluvions caillouteux le long des rivières, les rives des lacs, les éboulis et les bordures de marais. A partir de là, la coronelle a également colonisé des habitats formés par l'Homme : carrières, gravières, vignobles, jardins naturels, accotements de chemin de fer, prairies sèches, terrains en friche. Dans le Jura et les Alpes, la coronelle se rencontre avant tout sur les pâturages extensifs, les zones d'éboulement et les pierriers.

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La coronelle lisse mène une vie très discrète. Une fois sortie de son gîte, elle se déplace presque toujours à l'abri de la couverture herbacée. Ses mouvements sont lents et tellement souples qu'il est presque impossible de la percevoir, même lorsqu'elle s'active dans les feuilles mortes. S'il est dérangée, ce serpent se fige et ne se remarque que difficilement. Ce n'est que par grande humidité de l'air et par températures clémentes, ou tout au plus en début ou en fin de journée, qu'il va complètement s'exposer. Par températures chaudes, les animaux restent souvent cachés toute la journée dans la couche herbeuse ou sous des pierres. Par temps frais ou par chaleur sèche, ce sont surtout les individus sur le point de muer qui s'aventurent hors de leur abris. Il est alors plus facile de les apercevoir.

La coronelle lisse se nourrit principalement d'autres reptiles, avant tout d'orvets et de lézards, parfois même de vipères, voire de congénères. La part de rongeurs dans le régime alimentaire varie selon l'habitat. La coronelle enroule son corps en plusieurs tours autour de la proie et l'étouffe.

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Au printemps, les coronelles ne sortent généralement pas avant la mi-avril, même lorsque le temps est clément. L'accouplement a lieu fin avril ou début mai. L'espèce est ovovivipare. La femelle portante se déplace très peu et lorsqu'elle prend ses bains de soleil, il est possible de la rencontrer pendant des semaines toujours au même endroit. Les mâles sont moins sédentaires et ne peuvent pas être observés d'une façon aussi régulière. Fin août ou en septembre naissent 3 à 15 jeunes. Ils mesurent de 12 à 17 cm et pèsent environ 2,5 grammes. La coronelle est confrontée à beaucoup de prédateurs, avant tout des rapaces et des fouines et dans les zones d'habitations des chats domestiques. Ce serpent est assez vulnérable face aux attaques directes de prédateurs. Il n'existe pas de comportement défensif tel que glandes cloacales excrétant une matière malodorante ou encore simulation de la mort. Il arrive que certains individus vident leur contenu intestinal ou qu'ils soufflent bruyamment. La coronelle peut mordre lorsque qu'elle est inquiétée, mais la morsure est inoffensive. Pour échapper à ses ennemis, cette espèce fait surtout confiance à son camouflage et à son mode de déplacement discret.

L'aire de répartition de cette espèce s'étend de la péninsule ibérique jusqu'au milieu de la Suède. La limite orientale se situe vers l'Oural et la rive sud de la mer Caspienne. Le site le plus septentrional se trouve en Finlande, le plus méridional en Sicile. La coronelle est absente de l'Irlande et elle ne colonise que la partie la plus méridionale de l'Angleterre. Elle a disparu du Danemark au cours de ce siècle.

Source : http://www.karch.ch/karch/f/rep/ca/caco.html

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