12 février 2009
La technique du « filé d’eau »

Brignais (69-Rhône) - 25 octobre 2008 - 180 mm, F32 à 2 secondes - 200 iso - Non recadrée
Pour obtenir une photo avec une eau bien vaporeuse à souhait, il vous faut :
- un appareil photo (indispensable :D !)
- un trépied costaud et bien stable (indispensable aussi)
- un système de déclenchement à distance (indispensable aussi)
- un filtre neutre ND8 (c’est mieux, mais pas obligatoire)
Cet effet vaporeux et flouté donné à l’eau est obtenu grâce à une pose longue.

Brignais (69-Rhône) - 25 octobre 2008 - 70 mm, F32 à 6 secondes - 200 iso - Non recadrée
Le trépied est indispensable évidemment, à cause de la pose longue . Il faut utiliser un pied lourd et bien stable . A défaut , lestez le avec un sac , par exemple.
Plus la pose sera longue , plus l'effet donnant un aspect vaporeux et laiteux à l'eau apparaîtra . En plein jour , il faut donc utiliser un filtre gris neutre qui va laisser entrer moins de lumière , et donc rallonger le temps de pose (exemple : Hoya ND8) . Il va générer une perte de 1,2 ou 3 vitesses ou diaphragmes (ND2, ND4, ND8). Ce filtre n'est pas indispensable au début si on prend soin de prendre la photo par temps couvert (c’est même recommandé pour éviter les contrastes de lumière trop importants).

Brignais (69-Rhône) - 25 octobre 2008 - 160 mm, F32 à 2 secondes - 200 iso - Non recadrée
Choix de l'ouverture et réglage ISO : on sera tenté de fermer à fond , puisque plus le diaphragme est petit , plus la pose est longue . C'est possible , mais ne perdons pas de vue qu'un objectif a le meilleur rendu en milieu de plage de diaphragme , donc entre f: 8 et f: 18 . Il faut régler l’appareil en mode Priorité ouverture, prendre la plus faible valeur ISO possible (200, 100 ou 50) , les poses longues générant du grain ou du bruit .
Un filé d'eau sera bien réussi lorsque , par opposition , l'environnement autour de la masse d'eau floue est bien net . Pour cela, il faut absolument bannir les vibrations au déclenchement. Plusieurs possibilités s’offrent à nous :
- relevage du miroir (sur un reflex),
- utilisation d’un déclencheur souple ou d’une télécommande,
- à défaut utilisation du retardateur sur 2 secondes.

Brignais (69-Rhône) - 25 octobre 2008 - 75 mm, F22 à 4 secondes - 200 iso - Non recadrée
Pour plus d’informations techniques, je vous conseille cet excellent article de Cédric GIRARD :
http://blog.aube-nature.com/?2007/09/25/173-technique-pose-lente
Si vous avez été bien attentif en lisant l’article, en regardant les exifs des photos, que pouvez vous en déduire ?
A suivre …
10 février 2009
I have a dream …
… photographique, bien sûr !
Cela remonte déjà à plusieurs années (c’est grave docteur ?), lorsque, adolescent, j’ai découvert le travail photographique de Dave Muench .
Je vous parlerai de ce fabuleux photographe américain un jour (cela veut dire en gros quand je n’aurais plus de photo en stock à vous montrer !!!), et j’ai en mémoire une photo d’une cascade dans un paysage automnale de l’est des Etats-Unis à couper le souffle, avec une eau brumeuse et vaporeuse sublime.
N’ayant pas retrouvé cette photo sur le net, je vous présente l’équivalent de jeunes photographes français :
C’est exactement ce que je souhaite faire un jour …
Un grand merci à Vincent FAVRE, Xavier JAMONET et Emmanuel BOITIER pour m'avoir gentiment autorisé à publier leurs photos sur mon blog.
Ces photographes sont très talentueux (je suis sûr que certains d’entre vous les connaissent !), vous pouvez voir leur travail photographique sur ces sites :
Cristal de givre : http://www.cristaldegivre.com/
Ecrins de Lumière : http://www.ecrinsdelumiere.com/accueil.html
Emmanuel Boitier Photographies : http://www.emmari.net/
22 novembre 2008
L’accentuation, qu’est-ce que c’est ?
Il m’arrive parfois d’interpeller amicalement certains bloggeurs en leur disant : « Ta photo est super, bien composée avec une belle lumière, c’est dommage qu’elle soit un peu floue… » (cela doit rappeler des souvenirs à certaines !) et eux de me répondre « Mais non, en grand elle n’est pas floue, cela doit être la compression ! » (j’ai pas l’air bête dans ce cas …).
Pour éviter cet écueil, il y a quelques règles simples à respecter quant on publie ses photos sur le web en réduisant leur taille (généralement en 800 x environ 600 pixels).
Pour ce faire, je me suis basé sur les excellents articles de Cedric GIRARD, sur le blog AUBE-NATURE.com
Par nature, les reflex numériques produisent des images dites douces (pas ou peu accentuées au niveau de la netteté) de manière à laisser à l'utilisateur une grande latitude en matière de post-traitement, De plus, cette netteté, déjà faible, diminue lorsque l’on réduit la taille de l’image.
Mais pas de panique, des logiciels comme Photoshop permettent de pallier ce problème !
Celle que j’utilise est dite « Technique du masque flou en mode Lab ». Classique et bien connue, cette technique s'appuie sur l'utilisation du simple "Masque flou" ("Unsharp mask" dans la version anglophone de Photoshop, "Accentuation" dans la version française) que l'on applique sur la couche luminance de l'image, préalablement passée en mode Lab.
N'appliquer l'accentuation que sur la couche luminance permet de limiter l'amplification du bruit chromatique dans l'image.
Cette technique est très simple et ne nécessite que quelques clics de souris. Je vous laisse découvrir les manipulations sur ces deux sites, aux adresses suivantes :
http://www.aube-nature.com/technique_photoshop_accentuation.php
http://www.vincentlucphoto.com/accentuation-nettete-PS-7.html
Encore merci à Cedric GIRARD et Vincent LUC pour leurs explications … lumineuses !
Cedric GIRARD (encore lui !) nous permet d’approfondir nos connaissances sur cette technique de masque flou à cette adresse :
http://www.aube-nature.com/technique-photoshop-accentuation-masque-flou.php
Prenez le temps de lire ce second article sur les techniques d'accentuation avec Photoshop, qui aborde l'aspect théorique du filtre d'accentuation, de manière à bien comprendre son fonctionnement, pour mieux l'utiliser ensuite.
Et comme une photo vaut mieux qu’un long discours …
Photo sans la technique d’accentuation du masque flou :
Photo avec la technique d’accentuation du masque flou :
22 novembre 2007
Les données Exif, kesako ? [Part 2]
Maintenant que vous savez ce que sont les exifs, ce qu'ils contiennent, voyons comment les récupérer !
L'explorateur de Windows XP, ainsi que des logiciels spécialisés dans la lecture des données EXIF permettent de lire ses données, voire de les modifier.
L'explorateur Windows XP :
Avantage : déjà présent sur votre PC !
Inconvénient : ne récupère pas toutes les données, ne permet pas de les modifier !

Exifer 2.1.5 pour Windows :
Exifer permet d’éditer en quelques clics les informations EXIF et IPTC contenues dans les fichiers issus d’appareils photos numériques. L’application permet également de sauver les informations d’un document. Le logiciel est ensuite en mesure de restaurer ces données si un outil de retouche les supprime à l’enregistrement.
Avantage : Gratuit !
Inconvénient : En anglais !

Vous pouvez le télécharger à l'adresse suivante :
http://www.01net.com/telecharger/windows/Multimedia/photo_numerique/fiches/32071.html
21 novembre 2007
Les données Exif, kesako ? [Part 1]
Les Exif sont ce que l'on appelle des métadonnées.
Ces métadonnées correspondent à des informations structurées qui décrivent le contenu des documents en vue de faciliter la gestion des ressources. Les formats RAW, JPEG et TIFF supportent tous l’intégration des métadonnées.
Les standards informatiques sont nombreux mais seuls deux systèmes peuvent être recommandés actuellement : les métadonnées EXIF, informations techniques enregistrées automatiquement lors de la création du fichier image par l’appareil photo numérique et les métadonnées IPTC, informations de catalogage enregistrées volontairement et relatives à l'auteur, au statut administratif et au contenu informatif de l'image.
Les métadonnées EXIF sont un système de codage des données relatives à la prise de vue. Elle sont inscrites dans une zone de fichier particulière appelée en anglais Exchangeable Image File Format (Exif) associée au fichier image de base. Les formats JPEG, RAW et TIFF supportent les données Exif.
Les métadonnées définies dans le format EXIF standard constituent en quelque
sorte la "mémoire" de la photo ; elles couvrent un large éventail de données,
comme la date et l'heure de la prise de vue, le nom du fabricant de l'appareil
et le modèle, les réglages de l'appareil (temps de pose, ouverture du
diaphragme, distance focale, sensibilité ISO, usage éventuel du flash, etc.).
Les données EXIF sont lisibles par la quasi totalité des systèmes de gestion et
de traitement d'images et avec l'explorateur de Windows XP. Il existe également
des logiciels spécialisés dans la lecture des données EXIF et certains d'entre
eux permettent également de les modifier.
Source : http://cerig.efpg.inpg.fr/memoire/2006/Format-Raw-Jpeg.htm
Prenons un exemple :
Voici quelques informations contenues dans les exifs de cette photo :
Make: PENTAX Corporation
Model: PENTAX K100D
Date modified: samedi 18 août 2007 17:57:41
Orientation: Top / left side
X-Resolution: 72/1
Y-Resolution: 72/1
Resolution unit: Inch
Firmware version: K100D Ver 1.00
YCbCr-Positioning: 2
Date taken: samedi 18 août 2007 17:57:41
Date digitized: samedi 18 août 2007 17:57:41
Exposure time [s]: 1/250
Exposure program: Aperture priority
Exposure mode: Auto
Exposure bias [EV]:
0,0
F-Number: F8,0
Focal length [mm]: 180
35mm focal length [mm]: 270
ISO value: 800
Subj. distance range: Close view
Flash: Not fired, compulsory flash mode,
return light not detected
Metering mode: Multi-segment
White balance: Auto
Contrast: Normal
Saturation: Normal
Sharpness: Normal
Colour space: sRGB
Sensing method: One-chip color area sensor
File source: DSC
Custom rendered: Normal
Scene type:
Subject program: Standard
Image width: 3008
Image height: 2000
Demain : comment lire et récupérer ces exifs !
25 septembre 2007
De l'importance du fond en macrophotographie
Si la netteté est primordiale en macrophotographie (les yeux doivent être nets, pour le reste, tout dépend de la profondeur de champ), le fond a toute son importance et va permettre de mettre en valeur l'animal photographié. Et, comme on dit, il n'y a pas photo !
La preuve par l'image : deux papillons (un argus bleu céleste et une zygène), photographiés le même jour et quasiment au même endroit, deux résultats différents :
Dans cet exemple, même si l'argus est net et la composition correcte, le fond "foulli" nuit grandement à la lisiblité de l'image, qui perd de ce fait en "puissance" et en qualité.
Pour cette zygène, le fond uni permet une meilleure lisibilité de l'image : celle-ci, de fait, gagne en qualité.
Les quatre photos ont été prises au téléobjectif en position macro (1:2), à 180 mm. Pour l'argus, j'ai une ouverture de f16. Pour la zygène, respectivement de f5,6 et f6,7.
Cela démontre l'importance de l'ouverture : plus elle est importante (f5,6 - f6,7), plus la profondeur de champ ("zone de netteté") est réduite. Inversement, plus elle est petite (f16), plus la profondeur de champ est importante.
Avec une profondeur de champ réduite, le fond sera plus flou, et donc plus uni. En contre-partie, la zone de netteté est plus réduite : d'où l'importance de la mise au point précise sur les yeux de l'insecte, à défaut de l'avoir complétement net.
Mais une profondeur de champ réduite n'est pas une garantie de photo réussie. En effet, si pour la zygène j'avais eu une centaurée en fleur en arrière-plan, j'aurais eu sur la photo une belle tâche bleue floue !
Moralité : en macro, il faut non seulement se concentrer sur l'insecte, mais aussi être vigilant sur l'arrière-plan !
![[Dans mon jardin] - In my garden](http://storage.canalblog.com/34/04/349287/18597223_q.jpg)





















